‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 112 sur 165 · LES VIEILLARDS · texte numérisé non relu

LES VIEILLARDS

Ciel!

AA.RON

Arrachons Nadab à son indigne flamme.

Je l'ai fait appeler pour attendrir son àme ; Sans doute il va venir, il m'obéit encor.

(A Moïse.)

Prêtez-moi de vos vœux le fraternel accord; Brisez de Jéhovah la flèche dévorante ; Éteignez le courroux dans sa droite fumante. Vous avez comme moi de chers et doux liens : Pensez à vos enfants, vous prierez pour les miens.

MOÏSE

Il reste au Tout-Puissant une tribu fidèle ;

Je vais m'y réunir; je marche où Dieu m'appelle.

AARON

Prophète, que Nadab ne soit pas condamné! . Si mon fils est coupable, il est infortuné.

moïse.

Vous allez voir Nadab; eh bien! qu'il se repente, Que du chemin du crime il remonte la pente ! Ce qu'il dénie au ciel, tâchez de l'obtenir; J'attendrai vos succès pour régler l'avenir : Adieu. Lévites saints, je vous porte ces Tables, Que souilleraient ici des hommes détestables.

(Il prend les Tables de la loi aa lonibcau de Joseph et l'tioigne snivi do W'ile.) DATHAN, aux ïlcillards,

El nous, sans redouter sa menace et ses cris, De l'union d'Arzane acceptons le haut prix.

(Il sort irec les chcri et les rieillardl.}

SCEISE m.

AARON, seul.

Tout fuit! Moment affreux! la céleste colère Me laisse seul chargé du destin de la terre.

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