XX!X
PAGE 166. Nous nous rotroiivcrùns.
Nouveau regard sur l'aclion. Prédittion qui s'accomplit^
XXX®
PAGE 166. Voua apercevez les plus beaux monuments.
Le pont du Gard, l'amphithéâtre de Nîmes, la maison Carrée et le Capitole de Toulouse, etc.
XXXI®
PAGE 466. Les huttes arrondies des Gaulois, leurs forteresses de solives et de pierres.
« Mûris autem omnibus gallicis haec fere forma est. Trabes directae, perpe- « tuae in longiludinem, paribus iotervallis, distantes inler se binos pedes, in « solo coUocantur. Hae revinciuntur introrsus et multo aggere vesliunlur; ea -ï autem quae diximus, intervaila, grandibus in fronte saxis effarciuntur, etc. » (In Bell. GalL, lib. vu.) Aux pierres près, les paysans de la Normandie bâtissent encore ainsi leurs chaumières; et, comme le remarque César, cela fait un effet assez agréable à la vue.
XXXll®.
PAGE 167, A la porte desquelles sont cloués des pieds de louves.
« Ils pendent au cou de leurs chevaux les tètes des soldats qu'ils ont tués à * la guerre. Leurs serviteurs portent devant eux les dépouilles encore toutes « couvertes du sang des ennemis... Ils attachent les trophées aux portes de « leurs maisons, comme ils le font à Icgard des bêles féroces qu'ils ont prises « à la chasse. » (Diod., liv. v, trad. de Terras.) De là les pieds de loup, de renard, les oiseaux de proie, que l'on cloue encore aujourd'hui à la porte des châteaux.
XXXIII®
PAGE 167. La jeunesse gauloise.
On a déjà parlé des écoles des Gaules. (Voyez la note xlvii* du livre vu.)
XXXIV®
PAGE 167. Un langage grossier, semolable au croassement des corbeaux. C'est Julien qui le dit. (/n Misopog.)
XXXV®
PAGE 167. Où l'eubage, etc.
On parlera plus bas de ces sacrifices.
xxxvr
PAGE 467. Le Gaulois devenu sénateur.
Si l'on en croit Suétone, César reçut dans le sénat des demi-Barbares, qui « se dépouillèrent de leurs brayes pour prendre le lacliclave. » (Suet., in Vita Cœsar.) Ce ne fut pourtant que sous le règne de Claude que les Gaulois furent admis iégalemeut dans le sénat.
xxxv^^
PAGE 167. J'ai vu les vignes de Falerne, etc.
L'empereur Probus fit planter des vignes aux environs d'Autun , et c'est à lui que nous devons le vin de Bourgogne. (Yopisc, in Vita Prob.) Mais il y avait des vignes dans les Gaules bien avant celte époque; car Pline dit que de son lemps on aimait le vin gaulois en Italie : In JtaJia gnUicam placere (uvam) (lib. xiv.) 11 ajoute même qu'on avait trouvé près d'Âlbi , dans la Gaule Narbonnaise, une vigne qui prenait et perdait sa fleur dans un seul jour, et qui par conséquent était presque à l'abri des gelées. On la cultivait avec succès. (Vopisc, in Vita Prob.) Domilien avait fait arracher les vignes dans les provinces, et particulièrement dans les Gaules. L'olivier fut apporté à Marseille par les Phocéens. Ainsi l'olivier croissait dans les Gaules avant qu'il fût répandu en Italie, en Espagne et en Afrique; car, selon Fenostella, cité par Pline, cet arbre était encore inconnu à ces pays sous le règne de Tarquio le Superbe. (Plin., lib. xv.) Marseille fut fondée 600 ans avant Jésus-Christ, et Tarquin régnait à Rome 590 ans avant Jésus-Christ.
xxxviir.
PAGE 167. Ce que l'on admire partout dans les Gaules ce sont les
forêts.
Que les forêts étaient remarquables dans les Gaules, je le tire de plusieurs faits :
1° Les Gaulois avaient une grande vénération pour les arbres. On sait le culte qu'ils rendaient au chènc. Pline cite le bouleau, le frône et l'orme gaulois pour la bonté. (Lib. xvi.)
2» Les Gaulois apprirent des Marseillais à labourer et à cultiver la vigne et l'olivier. (Jlstin., xlhi.) llsnevivaient auparavant que de lait et de chasse, ce qui suppose des forêts.
3° Strabon, parlant des Gaulois, met au nombre de leurs récolles les glands, par lesquels il laut cnloiulre, comme les Grecs et les Latins, tous les fruits des arbres glan'Ulèros. (^Strabon, liv. iv.)
4» l'iiue, en parlant dos foins, cile la faux des Gaulois comme plus grande et propre aux vastes pàUirages de ce pays. (Lib. xvm, i>7, 30.) Or, tout pays abondant en pâturages est presque toujours entrecoupé de forêts.
5" Pomponius Mêla dit expressément que la Gaule était semée de bois immenses consacrés au culte des dieui. (Lib. m, cap. xi.)
6" On voit souvent, dans César et dans Tacite, les armées traverser des bois.
7° On remarque la même chose dans l'expédition d'Annibal, lorsqu'il passa d'Espagne en !!r!>.
8" Parmi les bois connus, je citerai celui de Vincennes, consacré dans toute l'antiquité au dieu Sylvain. {Mémoires de l'Acad. des inscript., tom. xin , pag. 329.)
9" Marseille fut fondée dans une épaisse forêt.
10* Selon saint Jérôme, les bois des Gaules étaient remplis d'une espèce de porcs sauvages très dangereux.
ir La terminaison oel , si fréquente en langue celtique, veut dire bois. Quelques auteurs ont cru que le mot gaulois venait du celle galt, qui signifie forêt : j'ai adopté une autre étymologie de ce nom.
IS" Presque tous les anciens monasières des Gaules furent pris sur des terres du désert {ab eremu), comme le prouve une foile d'actes cités par du Gange, au mot eremus. Ces déserts étaient des bois, comme je lai prouvé dan? le Génie du Christianisme.
13" Strabon fait mention de grandes forêts qui s'étendaient dans les pays des Morins, des Sucssiones, des Caleti, depuis Dunkerque jusqu'à lembouchure de la ?einc, quoique, dit-il, les bois ne soient pas aussi grands ni les arbres aussi élevés qu'on l'a écrit. (Lib. iv.)
14° Enfin, si nous jugeons des Gaules par la France, je n'ai point vu en Amérique de plus belles forêts que celles de Compiègne et de Fontainebleau. Kemours^ qui touche à celle dernière, indique encore dans son nom son origine.
XXXIX^
PAGE 167. Od voit çà et là, dans leur vaste enceinte, quelques camps romains abandonnés.
Il y a une multitude de ces camps, connus par toute la France sous le nom de Camps de César. Le plus célèbre est en Flandre.
XL"
Page 167. Les graines que les soldats, etc.
J'ai vu aussi dans les forêts d'Amérique de grands espaces abandonnés, où des colons avaient semé des graines d'Europe. Ces colons étaient morts loin de leur pairie, et les plantes de leur pays, qui leur avaienl survécu, ne servaient qu'à nouriu l'oiseau du désert.
XLr.
PAGE 167 Je me souviens encore aujourd'hui d'avoir, elc.
J'ai elc lemoia d'une scène à peu près semblable •.c'était au milieu des ruines
de la villa Adriana, près de Tibur ou Tivoli, à quatre lieues de Rome. J ai mis ici la musette, qui est cauloise, et que Diodore semble avoir voiiia indiquer comme instrument de iinisique guerrière. Les moiilaguards écossais s'en servent encore aujourd'hui dans leurs régiments.
XLir
PAGE 167. Porte décumane
On l'appelait encore porte questorienne Les camps romains avaient quatrt portes : extraordinaire ou prétorienne, droite principale, gauche principale. queslorieune ou décumane.
XLIIl*.
PAGE i6S. Lorsqu'il porta la guerre chez les Vénètes.
Hos ego Venetos existimo Veneliarum in Adrialico sinu esse auctores. v (Strab., lib. IV, pag. 195.) D'après cet auleur, les Vénitiens seraient une colonie des Bretons de Vannes. Les Vénèles avaient une forte murine, et César «ni beaucoup de peine à les soumeltie. {De Jkll. Gall.)
On retrouve le nom des Curiosolites dans celui de Corsent, petit village dt Bretagne, où l'on a découvert des anlKiuités romaines. On y voit aussi des fragments d'une voie romaine qui n'est pas tout à lait détruite.
"LIV*
PAGB -168. Celle retraite me fut utile.
Préparation qui annonce à la fois et le retour d'Eudore à la religion, et la chute qui doit l'y ramoner.
XLV*
PAGE 468. Les soldats m'avertirent, etc.
ïci comnTenrc l'épisode de Velléda, qui n'est point oiseux comme celui de Didon, puisqu il est intimement lié à l'action, et qu'il produit la conversion d'Eudore.
XLVl*.
PAGE 169. Je n'ignorais pas que les Gaulois confient aux fenrames, etc.
Sainl-Foix a bien réuni les autorités :
« L'iidniinislr.ition dos affaires civiles el politiques avait été confiée pendant « assez hini;loni|)s à un sénat (\^ femmes clioisios par los difTéienls cantons. « Elles délibéraient de la p;iix, de la guerre, et jugeaient les (linVrends qui « survenaient entre les vergobrets, ou cie ville à \ille. Plularque dit qu'uu
« des articles du traité d'Annibalavec lesGaulois portait : « Si quelque Gaulois « a sujet de se plaindre d'un Carlhapinois, il se pourvoira devant le sénat de « Carthage établi en Espagne; si quelque Carthaginois se trouve lésé par uq « Gaulois, l'afTaire sera jugée par le conseil suprême des femmes gauloises. » (Saint-Foix, Essais sur Paris.)
XLVIl®.
PAGE 169. Braves, comme tous les Gaulois, etc. Cela ressemble bien aux Bretons d'aujourd'hui.
XLVIll®.
PA6B 169. Clair, pasteur de l'Église des Rhédons.
Toujours la peinture des progrès de l'Eglise. Clair fut le second évoque de Nantes.
XLTX®.
PAGE 170. Je la voyais jeter tour à tour en sacrifice dans le lac, des pièces de toile, etc.
Il y a deux autorités principales pour ce passage : celle de Posidonius, cité par Strabon, et celle de Grégoire de Tours. Le savant Pelloutier s'en est servi; on peut les voir, tome ii, pages 101 et 107 de son ouvrage. On a voulu plaisanter sur les sacrifices de Velléda, et prouver qu'ils étaient hors de propos : cette critique est bien peu solide. Ce n'est pas un voyage particulier que fait Velléda : elle va à une assemblée publique; sa barque est chargée des dons des peuples, qu'elle offre pour ces peuples au lac ou à la divinité du lac.
PAGE 170. Sa taille était haute, etc. ; jusqu'à l'alinéa.
Les détails du vêtement de Velléda seront éclaircis dans les notes suivantes. Elle porte une robe noire, parce qu'elle va dévouer les Romains. On a vu, note Lxxi® du livre vi, les femmes des Cimbrcs cl des Bretons vêtues de robes noires. Ammien Marcellin a fait un portrait des Gauloises qui peut, au milieu de la grossièreté des traits, justifier le caractère de force et les passions décidées que je donne à Velléda : « La femme gauloise surpasse son mari en « force; elle a les yeux encore plus sauvages : quand elle est en colère, sa « gorge s'enfle, elle grince les dents, clic agite ses bras aussi blancs que la « neige, et porte des coups aussi vigoureux que s'ils partaient dune machine « de guerre. » il faut supposer que ces Gauloises étaient des femmes du peuple : il n'est guère probable que celle Kpi/uiiie, si célèbre, si tendre, si dévouée, ressemblât pour la grossièreté aux Gauloises d'Arnmien Marcellin. Si nous en coyons les vers des soldats romains, César, qui avait aimé les plus belles fcuimes de l'Italie, ne dédaigna pas les femmes des Gaules. Sabiuus
longtemps après, se vantait d elie descendu de César. Enfin, nous avons un témoignage authentique, c'est celui de Diodore ; il dit en toutes lettres que les Gauloises étaient d'une grande beaulé : Feminas licet élégantes habeant.
Ll^
PAGE l'O. Une de ces roches isolées.
J'ai vu quelques-unes de ces pierres auprès d'Autun, deux autres en Bretagne, dans l'évêché de Dol, et plusieurs autres en Angleterre. On peut consulter Kesler, Ant, sélect, sept.