SUR LE TREIZIEME LIVRE
PREMIERE REMARQUE
PAGE 2fî8. Le temple do .limon Laciniennc, etc.
C'est Plutarque qui raconte cotte fal>lc dans ses Uorcles. Qe iea>p)e était d'ailleurs très célèbre, et bâti sur le promontoire appelé Lacinius, au fond du golfe de Tareule eu Italie. Tile Live et Cicerou oui parle de ce («oipie^
ir
PAGE 228. Le mont Chélydorée.
Montagne d'Arcadie, particulièrement consacrée à Mercure Ce dieu trouva sur celte montagne la lorlue dont ré4:aille lui servit à faire une lyre. (Pausan., in Arcad.. cap. xvii.)
III®
PAGE 228. Eudora, comme un de ces songes brillants, etc.
Sont geminse Somni ports, quarum altéra fertur Cornea, qua vêtis facilis d;itur exitusumbris; Altéra candenti perfecta uilens elephanto.
(jEtuii., n.)
Iv^
PAGE 230. Eudora, pressé par l'ange des saintes amours.
J'ai retranché ici une comparaison qui m'a paru commune et superflue.
PAGE 230. Et comme épouse de leur frère. Encore une phrase inutile retranchée.
PAGE 231. Un temple qu'Oreste avait consacré aux Grâces et aux Furies.
Oreste, revenu de sa frénésie, sacrifia aux Furies blanches. Les Arcadiens élevèrent un temple à l'endroit où s'elait accompli le sacrifice, et ils le dédièrent aux Furies et aux Grâces. Pausaiiias place ce temple près de Mégalopolis, sur le chemin de la Messenie. Je n'ai pas suivi son texte. (Pausan., in Arcad., cap. xxxiv.)
Vil*.
page 231. Par un des descendants d'Ictinus. IctiDus avait bâti le Panthéon à Athènes.
VIII*
PAGE 232. Les Zéphirs agitent doucement la lumière du flambeau.
Après celte phrase, il y avait une comparaison; je l'ai retranchée j elle surchargeait le tableau.
lx^
PAGE 233. Dansent avec des chaînes de fleurs autour du démon de la volupté.
Ce tableau est justifié par une grande autorité, celle du Tasse. Ces effets de magie se retrouvent dans le palais d'Armide, où l'on voit des démons nager dans les fontaines sous la forme de nymphes ; des oiseaux chanter dans un langage humain, la puissance de la volupté, etc. Un rossignol, qui ne fait que soupirer, est bien loin de l'oiseau des jardins d Armide. J'ai donc suivi aussi les traditions poétiques : si j'ai tort, j'ai tort avec le Tasse, et même avec Voltaire qui, dans un sujet tout à fait chrétien, n'a pas laissé que de décrire une Idalie et UQ temple de l'Amour.
PAGE 234. Et quand ta mère te donna le jour au milieu des lauriers et des bandelettes.
On couvrait le lit des femmes nouvellement accouchées de fleurs, de lauriers, de bandelettes, et de divers présen.
xr.
PAGE 234. Ne pourrait-elle devenir Ion épouse sans embrasser la foi, etc.
Idée lort naturelle dans Démodo(tis. La réponse d'Eudore est d'un vrai chrétien : il s'est montré faible pour la vie de Cymodocée, l'héroïsme chrétien reparaît, ici ; car Eudore qui n'a pas la force d'exposer les jours d'une femme aimée, a la force beaucoup plus grande de renoncer à l'amour de cette femme. Ce morceau suffisait seul pour mettre hors de doute l'effet religieux de l'ouvrage et les principes qui l'ont dicté.
XII®
PAGE 235. Il jure, par le lit de fer des Euménides, que ta fille passera dans sa couche.
Voilà tout le nœud des Martijrs, et ce que les critiques éclairés auraient autrefois cherché pour applaudir à l'ouvrage ou pour le blâmer, sans se perdre dans des lieux-communs sur l'épopée en prose, sur le merveilleux chrétien.
Ce passage et l'exposition du premier livre détruiront absolument la critique de ceux qui s'atlondrissont sur le compic île Domodoous et de Cymodocée, pour jeter de l'odioux sur leschrotions.Ce ne sont point les chrétiens qui ont fait le malheur de celte f.iniille pa'icnne; le pnMre d'Homère et sa fille auraient otfc beauroup plus malheureux par Ilierot les qu'ils ne le sont par Eudore; et observez bien que leur malheur était commencé avant qu'ils eusseut
connu le fils de Lasthénès. Qu'on se ligure Cymodocée enlevée par le préfet d'Achaïe, Démodocu? repoussé, jeté dans les cachots, ou tué même par les ordres d'un hnmme puissant et pervers; Cymodocée forcée à se donner la mort, ou à traîner des jours dans l'opprobre et dans les larmes : voilà quel eût été le sort de ces infortunés s'ils n'avaient pas rencontré les chrétiens. 11 faut remarquer que je raisonne humainement; car, après tout, dans mon sujet et dans mon opinion, Cymodocée et Démodocus ne pouvaient jamais acheter trop cher le bonheur d'embrasser la vraie religion.
xnr.
PAGE 236. Que vous me confiez.
Il y avait dans les éditions précédentes : « Que vous confiez à Jésus-Christ, » ce qui était très naturel : car les chrétiens devaient parler de Jesus-Christ aux païens, comme les pa'iens leur parlaient de Jupiter. Mais enfln, puisqu'on s'est plu à obscurcir une chose aussi claire, j'ai effacé le nom de Jésus-Christ; ensuite j'ai retranche les deux lignes où il était question de la montagne de Nebo, bien que dans ce moment Enclore s'adressât à Lasthénès ; ce qae ne disait pas la critique, d'ailleurs pleine de bonne foi et de candeur.
PAGE 236. Où jadis les bergers d'Evandre.
On sait qu'Évandre régna sur lArcadie. (Voyez le commencement du iv* livre.
XV®
PAGE 237. Mais bientôt il craint la faveur dont* le fils de Lasthénès, etc.
Il n'était donc pas inutile de voir Eudore dans son triomphe; le récit était donc obligé. Sans tous ces honneurs, sans ee crédit acquis par de glorieux services, l'ouvrage n'existait plus; car Eudore eût alors été trop facile à opprimer, et sa lutte contre Hiéroclès devenait aussi folle qu'invraisemblable.
XVI®
PAG-E 239. On l'eîlt pris pour Tirésias, ou pour le devin Amphiaraûs,
prêta descendre vivant aux enfers avec ses armes blanches, etc.
Ipse li;ibitu niveus : nivei diml colla juRules ; Cuncolore6t albis et cassis et hiiulu crislis.
(Stàt., Tkth. TI.)
Ecce aile praeceps humus Ole profiiiuio
Dissilit, iiiquc viceiu liiiiuerunl sidera el uuibrx. llliim iiiifcns hauril specus, el truu:>ire paiiuites Meigitequos.
(td,, Tkeb.. ni.^