SCENE IL
NADÂB, MOÏSE.
NÀDAB, «ans Toir Mo'ise, qui reste apimyé sur le tombeau de Joseph.
Ces lieux sont solitaires.
Elle est rentrée au camp... Oui, j'aurai trop tardé. Le retour de Moïse est un bruit hasardé,
322 moïse,
D'un Arabe menteur la nouvelle incertaine.
(11 avance au bord de la scène, et demeure quelqae temps ea silraee.)
Que mon sein oppressé se soulève avec peine! Que cet air est brûlant ! Pour achever son tour, La nuit semble emprunter le char ardent du jour. Image de mon cœur, celte arène embrasée Reçoit en vain du ciel la bénigne rosée.
(Antre silence.)
Ici de la beauté j'entendis les accents.
Sur sa trace de feu qu'on répande l'encens !
Qu'on l'adore !... Où m'emporle une imprudente ivresse !
On n'a point jusqu'ici couronné ma tendresse:
Si j'étais le jouet de quelque illusion !
Connaissons notre sort.
(Il va pour rentrer an camp : en passant devant le bocage de palmiers il a^ierjoit Xoûe.)
0 sainte vision !
N'est-ce pas de Joseph l'ombre majestueuse? Viens-tu me consoler? Quêta voix vertueuse Des chagrins de mon c<Eur adoucisse le fiel. Et donne-moi la paix que tu goûtes au ciel !
moïse, sans quitter le torabcaa.
Le ciel des passions n'entend point la prière.
NADAB
Moïse !
moïse, descendant du tombeaa.
C'est lui-même.
NADAB
En touchant la poussière, Prophète du Seigneur, je m'incline à vos pieds, El baisse devant vous mes yeux humiliés. <
moïse.
De quelque noir chagrin votre âme est agitée.
NADAB
Le camp, qui déplorait voire mort racontée, Voulait mettre en mes mains un dangereux pouvoir.
moïse.
Eh bien! qu'avez-vous lait?
NADAB
J'espérais vous revoir.
El n'avez-vous, Niuliib^ rien de plus à nr;ii'iMr,i(lre?