I.; L*:LAittCiSitiiiiMS. iC
NOTE 7, page 83.
« La chronologie n'est qu'un amas de vessies remplies de vent : tous ceux qni cm cru y marcher sur un lerr;iin solide sont tombés. Nous avons aujotirà'l)ui (|uatre-vmgls sysièmcs dont il n y a pas un de vrai.
« Lfs iiabylonieiis disaient: Nousconipluiis quaiiecenl soisanle-irei/e rniUt anni'cs d'observaiions célfSles. Vient un parisien ipii leur dit : Votre compte est juste; vos années étaient d'un jour solaire; elles reviennent à ntille dcuv cent quatre vingi-dix sept des nôtres, -icpuis Atlas, roi d'Afrique, grand a^mienoBie, jusqu'à l'arrivée d'Alexandre à Babylone
« Il fallait seulement que ce nouveau venu de Paris dîi aux Clialih'-ens : Vo«? êtes des exagéraleurs,et nos amèues de> ignorants; les nations sont suj^'lles à tntp de ré\olutious pour conserver des quatre mille sept cent trente-six siècles de cal< uls astionomiques, et quant au roi des Maures, Atlas, porsoiine «r s*il en quel temps il a vécu. Pyiha;^ore avait autiinl de raison de prétendraavoir été coq que vous de vous vanter de l'art d'ob-ervatioiis. » ( Voltaibk. Questions encyclopéd., lom. m, page 59, article Chronolog, )
NOTE 8, page 89.
U est clair d'abord, cl pour mille raisons , qu'on ne peut atlribner aux Saii^ vages actuels de l'Aujérique les ouvrages de» rives du Se olo. En outre luuits les pi-iiplades racontent unirorméiiK'ni que, quand leur.', aïeux ai rivèrcHl dan^ l'Ouest pour s'ét.iblir dans la holitude , ils y trouvèroiii les imnes telles qne nous les voyons aujourd'hui.
Seraieiil-ce aes inonumeiits mexiaiins ? Mais on n'a rien trouvé de semblable au Mexique, ni même au Pérou; mais ces iiioiiuinenis paraissent avuire&i^;^ fer, et des arts plus avancés qu ils ne rétaieiil dans les deux empires d<â îiwi>veau-Monde ; enlin la domination de Monlézume ne s'éleuilait pas si b*r- a l^nent, puisque, quand les Natchez et les .icissas quillèrcnl le Kuuveau- Mexiqu>>, vers le comiitencement du Seizième siècle, ils ne reitcontrèreia mit les bords du Meschacebé^ que des bordes vagabondes et libres.
On a voulu donner ces « spèees de loi lilications à Ferdinand de Solo. Quelle apparence que cet Espagnol, suivi d'une poignée d'aventuriers, et qui a 2 passé que trois ans dans le> Florides, at jamais eu asseide bras et de loi- ir pour élever ces énorm^-s ouvrages? D ailleurs, la lonne des tombeaux, el même de plusieurs pat ties des mines, c»»ntredit les mœurs et les arts européens. Ensuite c'est un laittertnn que le conquérant de la Floride n'a p.is \K'ft%i~ tré pins avant que Clialtafallai , village d s (hicassis, sur l'uiie de.» biuiickes de la Maubile. Enhn ces niunumeuts prennent leur» raeiiieft dans des yiH:T*i
' PkRB BARSD DB9 FLBUVRS, Vrai pom du Mississipi ou Méchasslpl.On peut »<^» sur ce que nous disons ici, Dupral, Cliarlevoix, etc., et les derniers vojageui.' »i Amérique, tels que Rertrain, linley, etc.
Kuus Itérions ausbi d'apicsce que nous avoofi appris nous-mème sui les lieux. T. I. M
beaucoup plus reculés que ceux où l'on a découvert rAnn'riqne, Nous avons vu sur ces ruines un cliéne déct'pii oui avait poussé sur les ciéljiis d'un aulre cticiie tombé à ses pieds, et dni.i il ne reliait plus qae i'écorce ; celui-ci, à son tour, s'était élevé sur un iroisiènie, et i e troisième sur un quainènie. L'emplacement des drux derniers se marquait encoie par l'niterseetion de deux cercles d'un aubier rouge et péliific, qu'on découvrait à fleur de terre, en écarl;mt un épais liumub composé de ft^uilles et de mousse. A' cordez seuleiueni trois sièdes de vie à ces quatre cliènes s ccessifs, et voilà une époque de douze cents années que la nature a gravée sur ces ruines.
Si nous poursuivons cette dissertation historique (qui toutefois ne conriut Tien en faveur de l'antiquité des hommes), nous verrons qu'on ne peut former aucun système rais'innalile sur le peuple qui a élevé ces anciens monuments. Les chroniques des Welches parlent d'un certain i\ladoc , Ois dun prince de Galles, qui, mécontent de son pays, s'embarqua en 1170, fit voile à l'ouest en laissant rirlande au nord, découviii une contrée fertile, revint en Angleterre , d'où il repanit avec douze vaisseaux p >ur la terre qu'il avait trouvée. On prétend qu'il existe encore , vers les sources du Missouri, des S.mvages blancs qui parlent le celte, et qui sont chrétiens. Que Madoc et sa colonie, supposa qu'ils aient abordé au Nouveau-Monde, n'aient pu construire les immenses ouvrages de l'Ohio, c'est, je pense, ce qui n'a pas besoin de discussion.
Vers le milieu du neuvième siècle, les Danois, alors grands navigateurs, découvrirent l'Islande, d'où ils passèrent à une terre à l'ouest, flu'ds nonmièrent Vinland^, à cause de I s quantité de vignes dont les bois étafeut remplis. On ne peut guère douloi que ce continent ne fût l'Amérique, et que les Esijuiniaux du Labr.idor ne soient les descendants des aventurieis danois. On veut aussi que les Gaulois aient ab'irdé au Nouveau-.Mitnde; mais ni lesScindinavcs , ni les Celles de l'Amioi ique ou de I;i Neusirie , n'ont laissé de monuments semblables à ceux dont nous recherchons maintenant les fondateurs.
Si des peuples moilcrnes on passe aux peuples ancieiis, on dira peut-être que les Phén cieus ou les Cartii.ig>iiiois. dans leur commerce à la Béiiqne. aux îles Britanniques ou Cassilérides. et le h ng de la côte occidentale d Alriipie^, ont été jetés par Us venls au Nou\eau-I\londe : il y a même des auieuis qui prétendent que les Carthaginois y avaient des colonies régulière'*, lesquelles furent abandonnées dans la suite, par un effet de la politique du sénat.
Si les choses ont été ainsi, pofiiqnoi donc n'a-t-on retrouvé aucune trace des ni'J'urs phénicietines chez les Ca;ubos, les Sauv;iges de la Gu'aie . du Paraguav, ou même des Fiorides? Pouiquoi les ruines d(uu il est ici quest on sontelles dans l'iniérieur de l'Amérique du nird, plutôt que daus l'Amérique méridionale, sur la côte opposée à la côte d'Ali i(jue ?
D'autres auteurs réclament la prélerence pour les Juifs , et veulent que l'Oiphir des Ecritures ail été place dans le> Inilis occid( ntales. Colomb disait même avoir vu les restes des fourneaux de Salonion dans les mines de « Jbao. On pourrait ajouter à cel.i que plusieurs couiumes des Saitva'jes semblent éire d'origine judaïque, telles que celles de ne point briser les os de la viciime dans les repas sacrés, de manger toulc l'hostie, d'avoir des retraiies ou di s huiles de purificatton pour les femmes. iMaiheui eusement ces inductions sont peu de chose; car on pourrait demander alois comment il se lait que la langi;e et les divinités linroiiue soient i;recqnes plutôt que juives. N'est-il pas étrange ■qn'' Ares- K(mi ait été le dieu de la gueric dans la citadelle d'.Athones ei dans le
^ MÏLt., lu'r. à ni st. du Dan.
- Vovez Strab., Ptoi... nA>?(. Pcripl.; d'Anville, etc., etc.
l.T i-:r.L MRCISSEMENTS. 41 1
fort d'un Iroquois? Enfin los criliiiucs le- plus juilic fiix ne Iais!=oiU oiicn;; ; ^ur à faire piissor les Isiaeliios à la l.miisiaiic; car ils clénioulreiil assez claii.iiicnt qu Oipliir élail sur la coie (i'Arri(iiic ^
Les Éijypli'ns sont di-iic le derii or peuple dont il nous rosle à examiner les droits^, lis ouviiienl, iLinieienl oi reprirenl lour-à-lour le coinineice de la Tapnibane,' par le golfe rer.«iqno. Onl-ds eonnu le tpialr èuie conlinenl , et peui-on leur allribuer les inuuunienls dn Nonveau-.Moiiile?
iNoiis répondons que les ruines de lOliio ne sonl point d'archileclure égvplieniie ; que les osscmenls qu'on Imuve dans ces ruines ne sonl point «nibaumés ; que les squeltUes y .-oui coueliés, et non debmil ou as^is. Ensuite, pai' quel incompréhensible ha-^ard ne reneoniri -t-on aucun de ces anciens ouvrages, depuis le rivage de la nier jusqu'aux Allé:.anys? et pourquoi son'-ilj tous carhés derrière cette chaîne de nioulagnes ? De qijelque peuple que vous supposiez la colonie établie en AniéiiqiiC, avant d'avoir pénétré, dans un espace de plus de quatre cents lieues, jusipiaiix lleuves où se voient ces nionnnitnts, il faut que cette colonie ait dabord hibilé la plaine qui s'' tend de la base des uioni- aux grèves de l'Atlaiinque. Toutefois on pounait dire avec quelque vraisemblance que 1 ancien rivage de I Océan daii au jiied nièiue de> Apala( lies et des Allégauys, et que la Pensylvame, le Maiyland, la Virginie, la Caroline, la Géorgie et les Florides , sont des plages nouvellenient abandonnées par les
eaux.
NOTE 9, page 96.
Fréret a fait la même chose pour les Chinois ; et M. Baiily a rétluit pareillement la chion /iogie de ces» derniers, a;nsi que celle des Egyptiens et des Clialdéens, au calcul des Septante. Ces auteurs ne peuvi ni èire soupçonnés de partialité en faveur de notre opinion. (Voyez Baiily, toin. 1.)
NOTE 10, page 99.
BulTon, qui voulut accorder son système avec la Genèse, avait reculé lorigme du monde , considérant chacun des six jours de Moïse comme un long écoulemcnlde siècles ; mais il faut convenii que ces raisonnements ne donnent pas un grand poids à ses conjeciurcs. Il est inutile de revenir sur ce système , que les premières notions de pliysi(]ue et de chimie ruinent de fond en comble; et sur la formaiion delà terre détachée delà misse du S(ded par le choc oblique d'une comète et soumise tont-à-coup aux lois de gravitation des corps célestes; le refioidisseiiniit graduel de la terre, qui suppo-e dans le globe la même homogénité que dans le boulet de canon qui avait servi à l'expérience ; la formation des montagnes du premier ordre, qui suppose encore la transmutation de la terre argileuse en terre siliceuse, via
• Voyez Sacr., d'Auvil.
' Si nous ne parlons point des Grcc> (et surtout des habitants de l'Ile de Riiodes) quoiqu'ils soient devenus d'assez habiles navigateurs, c'est qu'ils sortirent rarenienl de la Méditerranée.
On pourrait grossir celle liste de sysièines. qui , après tout, ne sont que des systèmes, lisse sont dilrnils entre eux ; et, poiirnn esprit dioii, ils n'oni jamais rien prouvé conlre l'Ecriiurc. ( Vi.yez i'aduiiruble Cuujnieuiaire de la Gcuèse par M. de Luc, et ks Leiires du savant Eul< r. )
NOTE 11, page 102.
Je donnerai ici ces preuves méiapliysiques de l'existence de Dieu et derim- Bttortaliié de lànie, pour conipiétor ce que j'ai dit sur ce grand sujet.
Toutes les preuves abstraites de l'cxisience de Dieu se tirent de ces trois sources : la matière, le mouvement, la pensée.
La Matière.