‹ Œuvres complètes de ChateaubriandChapitre 113 sur 239 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Guerre des émigrés. — Fin de la révolution républicaine en Grèce.

Cepondant les bnnni>^ sollicifaiont au dehors les puissances voisine'; de les réiablir d ns leurs propi iclés. Ils d enl pai 1er rinléi êi de I;» religion * ei celui d'un peuple qu'ils re|)iésenlaieni opprimé par des lyians. Les Lacédémoniens prirent enfin les armes en leur faveur ^ D'abord repou ses par les Alliéniens, un hasard leur donna ensuite la victoire, les enfaiits d Hippias élaul touibés entre leurs niains, celui-ci, père avant que d'être roi, consentit pour les racheter à abdiquer sa puissanc»- et à quitter en cinq j-urs l'Attiqne. Cette chute-là tire des lai mes : on esi fâché de voir un tyrar» linir par un trait dont bien peu d'hotmêtes gens seraient capabb s.

On peut fixer à la retraite d'Hippias l'époque des beaux jours de la Grèce, et la fin de la révolution républicaine ; car, quoiqu'il s'clevât encore quelques factieux à Athènes', de même qu'après une lon|j;ue len)pêie il se forme encore des écumes sur la mer, ilss'évanouiient bientôt dans le calme. N'oublions pas cependant que les Lacédémoniens, qui, en s'armant pour les émigiés, n'avaient eu d'autre vue que de s'emparer de l'Attiqne, voyant leurs espérances déçues, voulurent rétablir sur le trône celui qu'ils en avaient chassé* : tant ces grands mots (le justice génémle et de philanthropie veulent dire peu de chose ! I.a soif de la hbt rté et celle de la tyrannie ont été mêlées ensemble dans le cœur de l'homme par la main de la nature : indépend.mee pour soi seul, esclavage pour tous les autres, est la devise du genre humain ».

La réinslallalion du tyran d'Alliènes. proposée par les Spartiates au conseil amphictyoni(iue, en fut rejetée avec indign;ition. Le ma. heureux Hippias se relira alors à la cour du satrape Ariaphernc, où bieniôt, en attirant les armes du grand roi contre sa pairie, il ne fit que consolider la république qu'il prétendait renverser.

C*e>l un des premiers princes qui, descendu du rang des monarques à l'humble condition de particulier, traîna de conirée en contrée ses malheurs, à chargea la terre, ayant partout à dévorer l'insolence ou la pitié des hommes ^. ' Ici finit, comme je l'ai remarqué plus haut, la révolution populaire en Grèce. Mais, avant de passer aux caiactèies génémux et à linfluence de cette révolution sur les autres nations, il est nécessaire de revenir à Sparte.

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