CHAPITRE XLIII
Influence de la révolution d'Athènes sur la Grande-Grèce.
L'influrnce de la révolution de h Grèce sur ses colonies d'Italie fut considérable et dans un sens excelien". Croton.: etSybaiis, au momewi du renveisement di^. la mon irchie d Aihèm-s, étaient, de mèuje que les colonies actuelles de la France, plongées dans les horreurs des guerres civiles ', et ravagées par des brig;mds'. C'est une chose rem;irqu:ibl(' , qm; les rameaux d'un Etat surpassent bieiilôl le lionc paternel en luxe el en beauté vicieuse. Des hommes laissés sur une c(jle (iésirie se croit^n'. tout à coup délivrés du frein des lois . et, loin de l'œil du magistral, s'abandonnent aux désordres de la société, sans avoir les vertus iUi la naiure. La ferti'ité d'un sol nouveau les élève bientôt à I» prospérité : et de ces deux causes combinées résulte ce mélange de richesses et de mauvaises niœtirs qu'on trouve dans les colonies.
Quoifju'il eu soit, ia révolution républicaiiuï de France a précipiléladeslruc tion des îles de l'Amérique, tandis que rétablissement du gouvernement populaire à Athènes reJa;da au contraire celle des villes grecquiS d'Italie. Athènes, pl.'iignant le soi t de ces mallieureuses cités, fil partir une nouvelle associatiot de ses ciloyt ns qui rétablit le calme et bâtit une ville ^ à hniuelle Charond:iS donna des lois ^. Mais ces réformes ne furent que passag-Ves. La corruption avait jeté des racines trop profondes pour être désormais extirpée, et la m<iladie du corps politique ne pouvait finir que par sa mort.
« Paul et Virginie-
« Il y a ici un schisme entre les chronologistes. Plusieurs rejettent Charondas à deux siècle avant l'opoque où je le place, cl je crois même avec raison. Cepoiidaul les diiliciilles élanl lre>gr.Tudes, et des hisloriens célèbres ayant ailople l'ère que j'assigne, je me suis cru autorisé u i suivre.
•5 STB AB., lib. XIV ; Charond. ap. Stob., Serm 42.
4 Stob., Serm. 42.
5 Dion., lil) xn.
6 Si MAB-, lll). XIV ; DIOD , lib. XII.
7 C'osl ce qui se prouve par la moti de Charondas. On sait qu'il se perça de son épée, pouvélr« entré en armes, contre ses propres lois, dans l'assemblée du peuple, eu revenant de poursuive* des brigands.
i^ Tiiiiiim.
9 Strab., lib. XIV.