‹ Œuvres complètes de ChateaubriandChapitre 16 sur 239 · MOEURS DES BARBARES · texte numérisé non relu

MOEURS DES BARBARES

Tout ce qui se peut rencontrer de plus varié , de plus extraordinaire , de plus féroce dans les coutumes des Sauvages , s'offrit aux yeux de Rome : elle vit, d'abord successivement, et ensuite tout à la fois, dans le cœur et dans les provinces de son empire, de petits hommes maigres etbasanés ou des espèces de géants aux yeux verts S à la chevelure blonde lavée dans l'eau de chaux, frottée de beurre digre ou de cendres de frêne ^ -, les uns nus, ornés de colliers, d'anneaux de fer, de bracelets d'or^ les autres couverts de peaux, de sayons, de larges braies, de tuniques étroites et bigarrées ^^ d'autres encore la tête chargée de casques faits en guise de mufles de bêtes

» Tum lumine glauco

Âlbcl aquosa acies

( Apollin., in Paneg. Major.)

2 Calcis enim lixivia fréquenter capillos lavant. (Diod., lib. v.)

Infundcns acitlo cômam biii.vro

(APOLLIN., carm. XII.)

^ Slricliiis assuelcE voslos proccra cocrcent. (Frdnci.)

Mernbra vitum, palel his alialo termine poples. ( Ibid.)

Coloratis sagulis pube tenus amictu.

/Amai.. lib. XIV, eau. iv.j

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