CHAPITRE LVI
Tableau de la Perse au moment de l'abolilion de la monarchie enGrèce. — Gouvernement. Finances. — Années. — Religion.
Principem dat Deus *>, maxime qui conduisit Charles I" à l'échafaud, formail tout le droit poiilique de la Perse ^^ De là nous pouvons concevoir le gouvernement.
Cei)en(larii l'autorité du grand roi n'était pas aussi absolue que celle des sultans de Consianiinople (ie nos jours j il la partageait avec un conseil qui coinposaii une partie du i=ouve;ain ^^.
» DiOD., lib. XI.
« liYOK, Bel. Pers., cap. m.
3 Strab., lib. XV, 1». 82:i. Aussi s;)'iTinosophistes.
* Vinc., ^rt.,lil). îV, V. 480; lib. l, V. 745.
5 LoïiM , Fab., Epein. Edil.
6 Genèse.
7 Justin., lib. i, cap. ii
8 Ce que nous savons ic Biiddas est très-incerfain. Les pailisans de l'ancionnc relii^ion, au jomenl de l'eiablisst'menl du cl.nslianisme. opposai.-ul Buddas à Jésus-CiinsL, disant que le premier avait aussi éle lire du sein d'une vierj^e. (Vid. Saint Jeuô.uk, Contra Jovin.)
a Me voila mêlant irès-philosophiqucmem les Juifs aux aulres peuples, le^ lévites aux brahmanes, Moïse à Buddas ! (N, Éd.)
9 Vid. loc. cit.
«o Zoioasli- ■ l'ancien, ou leCIialdécn. Je parlerai de ceux du second Zoroaslre >' Hiul cents lieues en iaUUidc, el trois ceiils en longiUide, i-slimanl les degrés de longitude à environ dix-liuil lieues les nus dans les autres sous ces parallèles. "2 HiiKOo., lib. i,cap. xcv.
>3 Xknoph., Cyrop., lib. I, p, 2; lib. vil, p. 180, etc. >4 Hkiiou ,|ib. m, cap. VII.
»5 Id., lib. IV, cap. xi.iv-cxxvir.
** Le principe du droit divin pour les princes, et celui de la souveraineté du peuple pour les nations, ne doivent jamais être controversés par des esprits sages. 11 laut jouir du pouvoir et de la libcrié sapsen rechercher la source; c est de leur mélange que se compose la sociéié, el leur origine est à la fois mystérieuse et sacrée.
'6 Plct , in Themist , p. Vh. ' ^^* '
»7 ilKROU , lib. m, cap. LXXXVllI.
Au civil , les lois élaient pures , et la justice scrupuleusement administrée par des juges liiés de la classe des vieillards K Dans les cas graves, la cau^e était portée devant le roi ^.
Au criminel , la procédure se faisait publiquement. On confrontait l'accusateur à l'accusé, et celui-ci obtenait tous les moyens ue di fcnse qu'il pouv;iit croire favoiables à son innocence, ou à l'excuse de son crime ^. Cette aduiirable coutume, que nou- relroiiV«tns en Angleterre, éiaii lemplacée en Fiance par l'exécrable loi des interrogations secrètes *.
Au moment de l'abolition de la monar< hie en Grèce, la société avait peutêtre fait plus de progrès en Perse vers la civilisation qu en aucune autre pariie du globe. Un couis régulier d'administration mouvait en harm(»nic tous les ressorts de l'empire. Les provinces se gouvernaient par des satrapes ou commandants délègue s de la couronne*. Les armées et les finances étal» ut réduites en système*; et ce qui n'existait alors cbez aucun peuple, des postes, établies par Cyius sur le pnncipe de celles des natio.is modernes, liaient les membres épars de ce vaste corps ^. Cet institut, après la découverte de l'imprimerie , tient le second rang parmi les inventions qui ont changé pour ainsi dire la race humaine; et il n'entre pas pour peu dans les causes de l'influence rapide (|ue la révolution pecque eut sur la Perse. Il ne faudrait que l'us^age des courriel s employés aux relatioi»s communes de la vie, pour renverser tous les trônes d'Orient d'aujourd but *>. Ciiez les Mèdes , ils étaient réservés aux affaires dEtat.
Les Perses différaient en religion du reste de la t< rre alors connue Ils adoraient lastre dont la flamme productive semble l'âme de l'univers ^. Us n'avaient ni les solennités de la Grèce, ni des nionuments élevés à leurs dieux *. Le désert était leur temple ; une montagne ^, leur autel ; et la pompe de leurs sacrifices, le soled levant suspendu aux pones de Test, et jetant un pretoier regard sur les forêts, les cataractes et les vallées *° ^,