CHAPITRE LVII
Tableau de l'Allemagne au moment Ue la révolution française. A l'époque de la chute de la royauté en France, l'Ailemagne, de même que
» Xknoph., Cyrop. •
a Hkrou., lib. I, cap. cxxxvii; lib. VII, cap. Dcxciv.
3 DIOD , lib. XV.
* Toujours la linine rie l'arbitraire et de Toppression. Qui me l'inspirait alors, moi pauvre émigré, moi fidèle serviieur du roi, sorti de la France avec lui pour la cause de la légitimilé et de l'ancienne monarchie? Avais-je attendu la violence ou la corruption des sj sternes administratifs sons la restauration, pour m'élever contre l'injustice? en un mot, uion o «position a tout ce qui comi)rime les sentiments généreux est-elle née de mon ambition politiciue, où la por!ai-je en noi dès les premiers jours de ma jeunesse, sans (lu'eile se soit démentie uu seul moment? (N. Eu.)
4 Xknop;!., Cyrop., lih. vni.
5 HkROD., lib. III, (an. i XXXIV XCI XCV; lib. I, cap. CXCII ; Strab., lib. II-XV; Xenoph.,
Cyrop., lib. IX ; DioD , Ub. il, p. -24.
L»' revenu cji iirs<nlsc uioiilail à «icu près à 9') millions de notre monnnie, en lereconnaiss.int en I.TiiMits cuhoïqiK'S. '..es provinces fournissaient I « maison du roi el les armées en nature. Ouaiilany armées, elles fiaient composées, conune les noires, de troupes régulières, en garuibou <ians les piovinces, el de milices ohlij^ees de marcher nu in-emier ordre.
6 Xi:woi'H., Cyrop., lib. viii ; llFcion., hb. vni, cap. xcvni.
*> Cela est hasardé, mais il y a quehiue véiité dans la remarque. (N. Éd.)
7 XlC.NOPH., Cyrop , hb. I, cap. cxxxi ; SiR.^B., hb. XV.
8 Hl.ROD., ibi I.
Ceci ii'esl vrai (jue de la reliîïion primitive des Perses. Far la suite ils eurent des temples.
9 Hkuom., hb. i,cap. cxxxJL
«o Id., ihid.
Il est piohable que le nom de Mithra, sous leqtiel les Perses adoraient le soleil, était dans l'oi-ii^inc celui de (pielque liéros. Un le trouve n présente sur <rancieus rnonuuirnis , moule sur uu taii:-eau, arme d'une cpee, la tiare vu téie. (Juelques-uus de ces atlribuLs conviennent à rApoliondcsCi'ics.
' Mettez les fleuves au lieu des cataractes, et le tableau sera plus vrai. (N. Éd.)
la Perse d'autrefois, présentait iin corps composé de diverses parties réunies sous un (hof commun. Bien que Léopold n'eùl pas, de droit, le même pouvoir su: les cercles que Darius sur les satrapies, il l'avait néanmoins de fait. Le même abus prévalait à l'égard de la dignité suprême; l'empire germanique , quoique électif, pouvant être regardé comme héréditaire '.
Le système militaire de Joseph II jouissait parmi nous de la même réputation que celui de Cyrus chez les anciens. Ces deux princes firent consister leurs principales forces en cavalerie *, m;iis le second mi'ttait la sûreté de ses Etats dans les places fortifiées ^ ; le premier crut devoir les détruire.
Les anabaptistes, les hernutes, les protestants, les catholiques, se partageniciii les opinions religieuses du moderne empire d'Occident, de même que les adorateurs de Miihra ', de Jéhovah *, de Jupiter ®, de Brahma % d'Apis % occupaient l'antique puissance orientale.
Le régime féodal écrasait le laboureur germanique, à peu près de la même manière que l'esclavage persan abattait le sujet du grand roi. Cependant une différence considérable se fait sentir entre ces hommes malheureux. Elle consiste dans les mœurs. Celles du premier sont justes et pures, par la grande raison de son indigence. Il ne faut pas en conclure que l'Allemagne manque de lumières. J'ai trouvé plus d'instruction, de bon sens chez les paysans de cette contrée * que chez toute autre nation européenne , sans en excepter l'Angleterre, où le peuple est plein de préjugés. Une des principales causes qui sert à maintenir la morale parmi les Allemands vient de la vertu de leur clergé. J'en parlerai ailleurs •>.