‹ Œuvres complètes de ChateaubriandChapitre 201 sur 239 · CHAPITRE XVIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIIL

Triple parallèle : Agis, Charles et Louis.

Ainsi les Grecs virent tomber Agis, roi de Sparie; ainsi nos aïeux furent témoins de la catastrophe de Charles Sluart, roi d'Angleterre ; ainsi a péri sous nos yeux Louis de Bourbon, roi de France. Je n'ai rapporté en détail l'exécu-

la tôte de mon roi, qui a fait tomber cette tête sacrée et l'a présentée au peuple épouvanté.

La lettre de Sanson a été donnée par celui qui en était propriétaire à M. Tastu, imprimeur, qui a très-noblement refusé de la vendre a des étrangers, quelque prix qu'ils en aient offert. C'est uu monument de remords, de douleur, de gloire et de vertu, qui appartient a la France : c'est un papier de famille qui doit rester au trésor des ch.'irtes dans les archives de la maison de Bourbon. Peu de lOurs avant la clôture de la dernière session, M. Aimé Martin, secrétaire-rédacteur de la Chambre des députés, homme aussi connu par ses talents comme écrivain que par ses sentiments comme royaliste, parla de la lettre de M- Sanson à M. le baron Hyde de Neuville. Celui-ci fut d'abord saisi d'horreur; mais bientôt, en lisant la lettre, il n'y vit plus que le dernier rayon mis à la couronne du roi martyr.

M. Hyde de Neuville avait plus qu'un autre des droits h devenir l'un des instruments de la Providence pour la plus grande manifestation de cette lettre. On sait a quels dangers il fut exposé pendant le procès du roi. Ce fut appuyé sur le bras de ce fidèle sujet que M. de Malesherbes quitta la barre de la Convention, après être venu pour la dernière fois implorer les bourreaux de Louis XVI. Vingt années de péril ont succédé a cet acte de courage. Et où étaient ceux qui frappent aujourd'hui mon honorable ami ?

Aucun doute ne peut s'élever sur l'authenticité de la lettre de Sanson : récriture et la signature de cet homme sont trop connues ; il a certifié conforme la plupart de nos crimes et de nos malheurs. D'ailleurs cette lettre a été imprimée dans un journal révolutionnaire du temps, appelé le Thermomètre du jour ; et, autant qu'il m'en souvient, elle fut répétée dans le journal de Pellier a Londres.

Voici l'article du Thermomètre; il est du 13 février 1793, n° 410, page 356. Celte dernière partie de l'historique de la lettre de Sanson a été fournie par M. Aimé Martin.

L'article du Thermomètre a pour titre î anecdote très-exacte sur Vexécudon de Louis Capet, et on lit ce qui suit :

« Au moment où le condamné monta sur l'écbafaud » (c'est Sanson l'exécuteur des hautes œuvres criminelles qui a raconté cette circonstance, et qui s'est servi du mot condamné) , a je fus surpris de son assurance et de sa fermeté ; mais au roule- « ment des tambours qui interrompit sa harangue, et au mouvement simultané que « firent mes garçons pour saisir le condamné, sur-le-champ sa figure se décom- « posa ; il s'écria trois fois de suite très-précipitamment : Je suis perdu. Cette cii- « constance, réunie a une autre que Sanson a également racontée, savoir, que le con- « damné avait copieusement soupe la veille et fortement déjeuné le matin , nous « apprend que Louis Capet avait été dans l'illusion jusqu'à l'instant précis de sa « mort, et qu'il avait compté sur sa grâce. Ceux qui l'avaient maintenu dans cette « illusion avaienteu sans doute pourobjetde lui donner unecontenance assurée qui « pourrait en imposer aux spectateurs et "a la p siérité; mais le roulement des tam- « bours a dissipé le charme de celte fausse fermeté, et les contemporains, ainsi que « la postérité, sauront actuellement a quoi s'en tenir sur les derniers moments du « tyran condamné. »

« Le bourreau, ayant lu celte note (c'est M. Aimé Martin qui parle) , crut devoir réclamer contre tous les faits qu'elle renferme; et leluudi, 18 février 1793, le Thermometre du jour contenait un article ainsi conçu :

« Le citoyen Sanson, exécuteur des jugements criminels, m'a écrit (disait le ré- « dacteurdu Thermomètre) pour réclamer contre un article inséré dans le n*'4IO du <t Thermomètre, dans lequel on lui fait raconter les dernières paroles de Louis Ca- « pet. Il déclare que ce récit est de toute fausseté. »

« Je ne suis pas l'auteur de cet article (continue le rédacteur); il a été tiré des « annales patriotiques par Carra, qui en annonce le contenu comme certain. Je l'in- « vite a se rétracter. J'invite aussi le citoyen Sanson à me faire parvenir, comme il « me le promet, le récit exact de ce qu'il sait sur un événement qui doit occuper uae

tion du second que pour ninnirer jusqu'à quel point îos Jacobins ont porté l'imitation dans l'assassinat du dernier. J'ose dire plus : bi Cliarlcs n'avait pas

« grande place dans l'histoire. Il est intéressant pour le philosophe d'apprendre « comment les rois savent mourir. »

« Cette leçon terrible (c'est encore M. Aimé Martin qui parle), que des assassins « osaient demander au nom de la philosophie, ne leur tut point refusée. Au milieu « de la multitude frappée d'épouvante, un seul témoignage était possible, un seul « était irrécusable ! La Providence permit que celui qui avait versé le sang devînt « l'historien de la victime; et la m;iiu du bourreau, puisqu'il faut le nommi-r, traça « cette page sanglante, qui pénètre à la fois d'borreUr et de respect *. » Le jeudi 21 « février 1793. un mois juste après la mort de la victime, le Thermomètre publia la lettre suivante. On la donne avec toutes ses fautes d'orthographe : Q'GS>i\xn original auquel il n'est pas permis de toucher.

« f'iTOYBN,

« Un voyage d'un instant a été la cause que \e n'ais pas eu l'honneur de répondre « à l'invilatron que vous nie faite dans votre Journal au sujet de Louis Capei. Voici « suivant ma promesse l'exacte véritée de ce qui c'est passé. Descendant de la voi- « turtî pour l'exécution, on lui a dit qu'il faloit ôter son habit. Il fit quelques dilB- « cultes en disant qu'on pouvoit l'exécuter comme il étoit. Sur la représentation que « la chose étoit impossible, il a lui-même aidé a ôter son habit. Il fit encore la « même difiicultée lorsqu'il cest agit de lui lier les mains, qu'il donna lui uiême « lorsque la personne qui lacompagnoit lui eût dit que c'étoit un dernier sacrifice. « Alors? il s'informa sy les temboiirs balteroit toujour. Il lui fut répondu que l'on « n'en savoit rien, et c'étoit la véritée. Il monta a l'echaffaud et voulut foncer sur le « devant comme voulant parler. Mais^* on lui représenta que la chose étoit impos- « sible encore, il se laissa alors conduire a l'endroit où on l'attachât et oii 11 s'est « écrié très-haut : Peuple je meurs innocent. Ensuitte se retournant vers nous, il « nous dit : Messieurs, je suis innocent de tout ce dont on m'inculpe. Je souhaite « que mon sang puisse cimenter le bonheur des François. Voilà citoyen sesdemiè» « res et ses véritables paroles.

« L'espèce de petit débat qui se fit au pied de l'echafFaud roulloit sur ce qu'il ne « croyoït pas nécessaire qu'il otat son habit et qu'on lui liât les mains. Il fit aussi la « p'.oposition de se couper lui même les cheveux.

« Et pour rendre hoinage à la véritée , il a soutenu tout cela avec un sang froid « et une fermeté qui nous a tous étonnés. Je reste très-convaincu qu'il avoit puisé « celte fermetée dans les principes de la religion dont personne plus que lui ne pa- « roissoit pénétrée uy persuadé.

« Vous pouvez être assuré, citoyen, que voila la véritée dans son plus grand « jour.

« J'ay Ihonneur destre, citoyen,

« Votre concitoyen ,

« Signet Sanson.

« Paris, ce 20 février 1793, l'an 2* de la république françoise. »

On est presque généralement étonné, en lisant cette lettre, de l'angélique doti« ceur de la victime et de la naïveté de cet homme de sang, qui parle de ce qui s'est passé comme un ouvrier parlerait de son ouvrage.

Louis XVI déclare qiCon pouvait l'exéxuter comme il était. Sur la représentation que la chose était impossible, il aide lui-même à èter son habit. Même difficulté quand il s'agit de lier les mains à cet autre Christ, qui donne ensuite lui-même ses mains rovales, lorsque la personne (le confesseur que le bourreau n'ose nommer) qui l'ac" coiiipagnait lui eut dit que c'était un dernier sacrifice. Louis XVI déclare qu'il meurt innocent, et souhaite que so7i sang puisse cimenier le bonheur des i'rançais. C'est le bourreau ciui a entendu ces paroles testamentaires, et qui les redit à la France! f^oHà, citoyen, dit-il, ses dernières et ses véritables paroles !

Le bourreau rend compte du petit débat qui se fit au pied de l'échafaiid entre lui et la victime : il ne s'agissait que d'ôler i'habit au roi , de lui lier les mains et lai couper les cheveux î Tel était le petit débat entre. Sanson elle fils de saint Louis!

Mais que dire des dernières paroles du bourreau lui-même, paroles qui diffèrent

* Ici finit le récit de M. Aimé Marlit^,

été décapiié à Londres , Louis n'eût vraisemblablement pas été guilloUné à Paris *.

Si nous comparons ces trois princes, la balance, quant à l'innocence, penche évidemment en faveur d'Agis et de Louis. L'un et l'autre furent pleins d'amour pour leurs peuples; l'un et l'autre succombèrent en voulant ramener leurs sujets à la liberté et à la vertu; tous les deux méconnurent les mœurs de leur siècle. Le premier dit aux Spartiates corrompus: Redevenez les citoyens de Lycurgiie ; et les Spartiates le sacrifièrent. Le second donna aux Français à goûter le fruit défendu : « Tout ou rien , » fut le cri.

Charles , dans une monarchie limitée, avait envahi les droits d'une nation libre: Louis , dans une monarchie absolue, s'était coniinuellemeni dépouillé des siens en faveur de son peuple.

Les trois monarques, bons, compatissants, moraux, religieux, eurf^nt toutes les vertus sociales. Le premier éiaiiplus philosophe; le second, plus roi ; le troisième, plus homme privé : la destinée se servit de défauts diamétralement opposés dans leurs caractères, pour leur faire commetire les mêmes erreurs et les conduire à la même catastrophe : l'esprit de système dans Agis, l'obstination dans Charles, et le manque de vouloir dans Louis. Tous les trois, modérés et sincères, se firent accuser tous les trois de despotisme et de duplicité ; le roi de Lacédémone en s'attachant avec trop d'ardeur à ses notions exaltées, le roi d'Angleterre en n'écoulant que sa volonté, le roi de France en ne suivant que celle des autres *>.

Qu^uit aux souffrances, Louis, au premier coup d'œil, semble avoir laissé loin derrière lui Agis et Charles *. Mais qui nous transportera à Lacédémone ? Qui nous fera voir le digne imitateur de Lycurgue obligé de se tenir caché dans un temple pour prix de sa vertu, et, en attendant la mort, méditant au pied des autels sur l'ingratitude des hommes? Qui nous introduira auprès du malheureux Charles, abandonné de l'univers entier? Qui nous le moutiera à Carisbrook avec sa barbe négligée, sa tête vénénble blanchie par les chagrins, aidant le matin au pauvre vieillard, sa seule compagnie, à allumer son leu ; le

tellement du reste de la lettre, qu'on hésiterait à croire qu'elles sont de l'auteur de cette lettre, s'il ne s'y trouvait la faute de langue la plus grossière, et si ce ciocument n'était tout entier de la main de Sanson. Je reste tr es-convaincu qu'il avait puisé cette fermeté ( Louis XVI) dans les principes de la religion, dont personne plus que lui ne paraissait pénétré ni persuadé.

Ne croit-on pas entendre le centenier chargé de garder Jésus glorifier Dieu malgré lui au moment où le Juste expire, en disant : Ccrte hic homo juuus est ! Cet aveu de Sanson est peut-être un des plus grands triomphes que jamais la religion ait obtenus. . . • r

S'il était permis de mêler des réflexions étrangères a un sujet aussi sacre, je ferais remarquer qu'à l'époque de la mort de Louis XVI la presse était libre : on massacrait, il est vrai, les écrivains royalisies, mais cela ne les dégoûtait pas; et ils auraient enfin ramené le roi légitime, si Robespierre el ensuite le Directoire n'avaient eu recours à la censure des geôliers et des bourreaux. C'est donc a la liberté de la presse , le 21 janvier 1793, que nous devons le Testament de Louis XVI et la lettre de Sanson. Il y a pourtant aujourd'hui des prétendus hommes d'Etat qui pensent, comme le pensait Robespierre, qu'on ne peut gouverner sans la censure.

(N- ÉD

' Je le crois encore aujourd'hui. ^ (N* ^^.)

b Cela me semble écrit avec impartialité. (N. Ed.

» Il ne faut pas oublier qu'Agis, Charles et Louis furent tous les trois condamnés, au mépris des lois de la plus commune justice, et d'après une manifeste violation de toutes b's ormes le- «ales*. En sorte que s'il elail possible d'admettre le principe que le peuple a le droit déjuger ses

lut pas même écoulée. Ces observations sont de la plus haute importance, el prouvent beaucoup dans l'histoire des peuples et des hommes. ! Très-juste. (N* *'^')

reste du jour livré à «ne vaste solitude, et veillant dans les longues nuits sur sa triste couche, pour entendre reieniir les pts des assassins dans les corridors de la prison * ? Enfin qui nous ouvrira les portes du Temple ? Qui nous introduira auprès du roi de France, à peine vêtu, livré à des barbares qui l'obsédaient sans cesse, et le cœur fendu de douleur au spectacle des misères de son épouse et de ses enfants incessamment sous ses yeux ? Voyons Agis trahi par ses amis , traîné a travers les rues de Sparte au tribunal du crime ; le tendre Charles dans Whiiehall , tenant son fils sur ses genoux , et donnant à l'enfant attentif un dernier conseil et un dernier baiser ; Louis, dans le Temple, disant le fatal adieu à sa famille : le loi de Lacédémone étranglé ignominieusement dans le cachot des scélérats , et bientôt suivi au tombeau par sa mère et son aïeule auguste ; le roi d Angleterre sur l'échafaud , se dépouillant à la vue de son peuple, et se préparant à la mort; le roi de France au pied de la guillotine, les cheveux coupés, la chemise ouverte, et les mains liées derrière le dos. Terminons ce parallèle affligeant pour l'humanité. Monarque ou esclave, guerrier ou philosophe, riche ou pauvre, souffrir et mourir, c'est toute la vie» Entre les malheurs du roi et ceux du sujet, il n'y a, pour la postérité, que celte différence qui se trouve entre deux tombeaux , dont l'un, chargé d'un marbre douloureux , se fait voir durant quelques années, tandis que l'autre, couvert d'un peu d'herbe, ne forme qu'un potit sillon que les enfants du voisinage, en se jouant , ont bientôt efl'acé sous leurs pas * ^.

» Charles s'attendait à être secrètement assassiné.

a Voici de la philosophie fort mal à propos. Certainement pourniomme qui meurt, qu'il soit roi ou sujet, la mort est absolument la même chose; mais pour les hommes qui vivent, la moct d'un roi puissant est d'une tout autre importance que la mort d'un sujet obscur. La tête de Louis XVI en tombant a fait tomber la tète de plusieurs millions d'hommes. Et qu'importe à la France que la lête de mon frère ait roulé sur lécliafaud, ou que celle de mon cousin, Armand de Chateaubriand, ait été percée d'une balle a la plaine de Grenelle? (N. Éd.)

2 Je n'aime point à écrite riiistoire de mon temps. On a beau tâclier de faire justice, on doit toujours crauidre (lue quelque passion cachée ne conduise \otre plume. Lorsque je me trouve doue obiisé de parier d'un iionime de mon siècle, je me fais ces questions : L'ai-je connu ? M'at-il lail du birn? M'a-t d fait du mai? iNem'a t-on point prévenu pour ou contre lui? Ai-je entend.i discuter les deux côfés de la question? Quelle est ma passion favorite? Ne suis-je point suiet à l'entiiousiasme, à la trop grande pilie, à la haine, etc.? Et, malgré tout cela, j'écris eucure en tremblant J'avouerai donc que j'ai approché de Louis XVI , qu'il avait accordé des grâces à ma famille et à moi-même, quoique leur objet n'ait jamais été rempli. Ce[>endant mon caractère était si antipatlii(jueavec la cour; j'avais un tel mépris pour certaines gens, et je le cachais si peu; je me souciais si peu encore de ce qu'on a|>pelniL parvenir, que j'étais comme les coiifîdents dans les tiagédies, qui entrent , sortent , regardent et se taisent *. Aussi S. M. ne m'a-t-elle jamais parlé que deux fois dans ma vie, la |)remière, lorsque j'eus l'honneur de lui être présenlé; la seconde, à la chasse. Il me semble donc que je n'ai eu aucun motif d'intérêt secret dans ce que j'ai dit plus haut du roi de France , et je crois que c'est avec candeur elimpartialiié que j'ai rendu juiiice à ses vertus. Quant à son innocence, elle est même avouée des Jacobins.

Louis était d'une taille avantageuse; il avait les épaules larges, le ventre prédominant; it maicliail en roulant d'une jambe sur l'autre. Sa vue était courte; se> jeux, à demi fermés; sa bouche, grande; sa voix, creuse et vulgaire. Il riait volontiers aux éclats; son air annonçait la gaieté, non peut-être cette gaieté qui vient d'un esprit su.iérieur, mais cette joie cordiale de l'honnête homme qui nail d'ime conscience sans reproche. U n'était pas sanscon— uaissances, surtout en géographie; au reste, il avait ses faibles comme les antres hommes. Il aimait, parexem[de,à jouer des tours à ses pages; à guetter, à cinq heures du malin, au travers des lenélres du palais, les seigneurs de sa cour qui sortaient des appartements. Si, à la chasse, vous passiez entre le cerf et lui, il était sujet à des emportements, comme je l'ai éprouvé moimême. Un jour qu'il faisait une chaleur étouff.inte, un vieux gentillionime de ses écuries qui l'avait suivi à la chasse, se trouvant fatigué , descendit de cheval , et , se couchant sur le dos r s'endormit à l'ombre. I-ouis vint à passer par là. et. apercevant le bonhomme, trouva plaisant de le reveiller. Il descend donc lui-même de cheval, et, sans avoir intention de blesser cet ancien serviteur, lui laisse tomber une pierre ass."2 lourde sur sa poitrine. Celui-ci se révelle, et, dans le premier mouvement de la douleur et de la colère, s'écrie: «i Ah ! je v«)u» reconnais bien là ! voilà comme vous étiez dans votre enfance ; vous êtes un tyran, un Jiomme cruel, une bête féroce.» Et il se met à accabler le roi d'injures. S. M. regagne vite son

* Je me peignais il y a trente ans comme je me suis peint dans la préface générale, de celle édition. On trouvera peut-être qu^ii y a de l'ingénuité dans ces aveux.

(N. ÉD

534 DÉVOLUTIONS ANCIENNES.

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