CHAPITRE XX
Philippe et Alexandre.
Tnndis que Denys tombait à Syr.Tcnsc, qu'Athènes était en proie aux fa clions, un lyian s'était élevé en Macédoine. Le caractère de Philippe est trop connu et n tnlre pas assez dans le plan de cet Essai pour que je m'y arrête. Il me suffi a de remarquer que Philippe est le père de cette polili(jne moderne, qui consiste à troubler pour recueil lir, à corroni|)re pour régner. En vain Dcinosihènes le foudroya de son éloquence, le roi de M:icéd« inr, avançant dans^ l'ombre tant qu'il se sentit faible, b va le masque aussitôt qu'il se trouva fort. Les Grecs alors se réveillèrent , mais trop i;'.rd , et Icui- bel édifice à la liberté, élevé avec taut de périls au milieu de mille lempéles, s'écroula dans les plaines deChéronée, devant le génie de deux hommes qui vinrent encore changer la face de l'univers.