XIV • NOTICE
remarquable de Lyon, à renseigne d%if Rocher^ contenant plusieurs pièces qui manquaient à la première, celle de 1 538 , publiée par Marot lui-même et imprimée par Etienne Dolet. La troisième, plus complète encore que la précédente, est celle de 1596, du médecin Mizière. Les nombreuses éditions publiées depuis ont presque tontes suivi le classement par dates des premières. Il n'était pas inutile, dans notre nouvelle édition des œuvres complètes, de conserver ces dates, de marquer dans des notes ces jalons des recueils primitifs, de désigner ainsi les pièces tirées de ces recueils, celles qui restent sans désignation appartenant à des éditions diverses. Clément Marot est un de ces hommes supérieurs ( non pas de génie) qui méritent que rien ne soit négligé dans la reproduction de leurs écrits. Bans ce commencement du xvi® siècle, où la mode était encore aux romans de chevalerie, à la poésie langoureuse et afifadie du moyen âge, l'apparition de Clément Marot fut saluée comme la venue d'un genre nouveau dans les lettres. Ses premières poésies révélèrent tout d'abord un esprit vif, alerte, souple, une malice enjouée, une intelligence ouverte. Il était doué de qualités rares qui eurent le bonheur de pouvoir se développer à une époque favorable. Écrivain du moyen âge, pour ainsi parler, plutôt que de la Renaissance, il se présentait avec un langage précis, une finesse d'expression, un style gracieux qui frappèrent les esprits dans ce milieu élégant et déjà raf-