D^EGLOGUE
THENOT, COLIN.
THJSNOT.
tiN^ce bsau vai sont plaisirs excellens, ^ Un clair ruisseau bruyant près de Pumbrage, ^ L'herbe à souhait, les ventz non violens : a
Puis toy Colin, qui de chanter fais rage. 3^
' Louise de Savoie , fille de Philippe , duc de Savoie , ve'e en 1477, épousa Charles , comte d'Angooléme. Elle eut de ce mariage Marguerite de Valois et François I*'. Son fils , monté sur le trône, lai confia la régence du royaume. Le traité de Cambray , qu^elle termina , ne fut pas avantageux pour la France. Son caractère hautain et vindicatif se montra dans le procès qu'elle intenta au couné^ble de Bourbon, qui, dit-on, n'avait pas répondu â son nnour. Elle mourut , en i53i , et ne mérita pas d*étre regrettée.
^ Cette églogue , lorsqu'elle parut pour la première fois , réunit tous les suffrages. Les poètes la célébrèrent comme le chef-d'œuvre de la poésie française. Le latin même paya son b*ibut d^^^oges à l'heureux imitateur du chantre de Mantoue. Nous ne rapporterons que ces vers recueillis dans plusieurs éditions :
TSTaACTICBOK.
CoK cnm Yenem fiymam pingebat Apelles
Eximiam , nom u^b darus ia orbe fuit > Sic Loine fatum tenni modulatus avenâ
Dignns perpétua laude Marotos erit.
276 COMPLAINTES. m
A Pan ne veulx rabaisser son hommage : ^ Mais quand aux champs tu Vaccompagnerois , ^
Plus tost proufHct en aurôit que dommage : ^j'
Il t'apprendroit , et tu l'enseignerois. ^
Quant à chansons , tu j besongnerois Y
De si grand art , s'on venoit à contendre , ^^
Que quand sur Pan rien tu ne gaignerois, O
Pan dessus toy rien ne pourroit prétendre. X
S'il gaigne en prix un beau fouij|;iage tendre, Si^u gaigneras un pot^e la\ct Cftillti "^-^-"^"^^ ; Ou si le laict il ayme plus cher prendre, A toy sera le fourmage baillé.