COLIN
Berger Thenot, je suis esmerveillé ' hu%X De tes chansons : et plus fort Je m'y baigne te , 5 1 Q^'^ escouter le linot esveillé i'!i")vx Ou l'eau qui bruyt tombant d'une montaigne.
Si au mâtin Calliope te gaigne , Contre elle au soir obtiendras le butin : Ou s'il advient que tant noble compaigne Te gaigne au soir, tu vaincras, au matin.
1 Qnse tibi quae tàli reddam pro carminé dona ?
Nam neqne me tantum venientis Ailns aostri , Nec percnssa juvaot flucta tam li^ra , nec quo: SaxoMS in ter decnrrunt flamina valles.
VxaoïLE. Églogue V.
Or je te pry, tandis q«e mon mastin 1
Fera bon guet, et que je feray paistre Noz deux trouppeaulx, chai^te un peu de Catîn, En deschifïrant son bel habit champestre.
THENOT. *
Le rossignol de chanter est le maistre, • Taire convient devant luy les pivers :
Aussi estant là ou tu pourras estre, Taire feray mes chalumeaux divers.
Mais si tu veulx chanter dix foys dix vers , En déplorant la bergère Loyse :
Des coings auras six jaunes et six vertz , ' Des mieulx sentans qu^on veit depuis Moyse.
Et si tes vers sont d^aussi bonne mise , Que les derniers que tu feis d'Ysabeau , ' Tu n^auras pas la chose qu'ay promise , Âins beaucoup plus, et meilleur, et plus beau.
De moy auras un double chalumeau , Faict de la main de Raffy Lyonnois :
Lequel à peine ay eu pour un chevreau , Du bon pasteur Michau, que tu congnois. '
Jamais encor n^en sonnay qu^une foys , Et«l.g.rd.a.^her,u.lavie:
^ 11 rappelle la Ballade ix.
. Si Tauras tu de bon cueur toutesfoys , Faisant cela à quoy )e te convie.