DU DISCIPLE SOUSTENANT SON MAISTRE
JDu premier coup entendez ma responce , Folz détracteurs, mon maistre vous annonce Par moy, quî suis Pun de ses clers nouveaulx, Que pour rythmer ne tous crains deux naveaux : £t eussiez vous de sens encor une once.
Si Pespargnez , tous deux je vous renonce : Picquez le donc , mieux que d'espine , ou ronce , Luy envoyant des meilleurs et plus beaulx Du premier coup.
£t tenez bon , en suyvant ma semonce : Car si un coup ses deux sourcilz il fronce , Et eussiez vous de rythmes, et rondeaux, Plein trois barilz, voyre quatre tonneaulx, Je veulx mourir s'il ne les vous defifonce Du premier coup.
lenr ligue par des secours puissans, il fesait dans son royaume des lois cruelles contre les protestons et couvrait toute la France de potences et de bûchers.
» C'est eu i536, que Sagon et La Huëterie commencèrent leurs attoques contre Marot , exile a Ferrare. Le poète , dans ce rondeau , sous le nom d'un de ses disciples , adresse un défi à ses obscurs détracteurs.