L. DUFRESNOT
Mauldigtë soît la mondaine richesse , Qui m'a ostë m'amye, et ma maistresse. ' Las, par vertu j'ay son ailijtië quise , Mais par richesse un autre Ta conquise : . Vertu n'a pas en amour grand'proiiesse.
Dieu gard de mal la nymphe, et la déesse.
Mauldict soit Tor ou elle a sa liesse,
Mauldicte soit la fine soye exquise,
Le dyamant, et la perle requise,
Puis que par eulx il fault qu'elle me laisse.
iSaS.
J'ay contenté
Ma voulunté Suffisamment :
Car j'ay esté D'amours traicté
' Marot s^magiaait que les presens où les richesses lui Avaient enlevé cette aimable personne. Mais Diane ëtait jeune, et un seul amour ne la contentait pas : elle vouloit goûter de tout, et en peu de tems acquérir beaucoup d'expérience. Je n'ose la blâmer, puisque dans la suite elle a su en. tirer tant d'avantages.