‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 67 sur 293 · L. DUFRESNOT · texte numérisé non relu

L. DUFRESNOT

Mauldigtë soît la mondaine richesse , Qui m'a ostë m'amye, et ma maistresse. ' Las, par vertu j'ay son ailijtië quise , Mais par richesse un autre Ta conquise : . Vertu n'a pas en amour grand'proiiesse.

Dieu gard de mal la nymphe, et la déesse.

Mauldict soit Tor ou elle a sa liesse,

Mauldicte soit la fine soye exquise,

Le dyamant, et la perle requise,

Puis que par eulx il fault qu'elle me laisse.

iSaS.

J'ay contenté

Ma voulunté Suffisamment :

Car j'ay esté D'amours traicté

' Marot s^magiaait que les presens où les richesses lui Avaient enlevé cette aimable personne. Mais Diane ëtait jeune, et un seul amour ne la contentait pas : elle vouloit goûter de tout, et en peu de tems acquérir beaucoup d'expérience. Je n'ose la blâmer, puisque dans la suite elle a su en. tirer tant d'avantages.

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