AUX DAMES |)£ FRANGE
Et Partisan en sa boatiqne, Avecques un psalme ou cantique En son labeur se soulager :
Heureux qui orra le berger Et la bergère au bojs estans , Faire que rochers et estangs , Apres eulx chantent la haulteur Du sainct nom de leur Créateur.
Souffrirez vous qu'à joye telle, Plus tost que vous. Dieu les appelle?
Commencez, dames, commencez, Le siècle dore avancez , . En chantant d'un cueur débonnaire • Dedans ce sainct cancionnaire :
A fin que du monde s'envole Ce Dieu inconstant d'amour folle , Place faisant à l'amyable Yray Dieu d'amour non variable.
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TRADUICTZ EN RITnMS FRANÇOYSS , SELON LA VERITE HEBRAÏQUE*
ARGUME19T.
Ce psalme chante , que cetilz sont bien henrenx qai rejectans les mœurs, et le constôl des manlvais , s^addonnent à congnoistre , et mettre à effect la ioj de Dien : et malheureux ceulz qui font au contraire. Chose propre pour consoler les bons Chresticns.
Beatm yir qui non abiit....
Qui an conseil des malings n^a este , Qui n^est au trac des pechears arrestë. Qui des mocqnenrs au banc place n^a prise : ^ Mais nuict et jour, la loy contemple et prise De rStemel , et en est désireux , Certainement cestuy là est heureux.
Et si $era semblable à Parbrisseau ' , Planté au long d^un clair courant ruisseau, Et qui son fruict en sa saison apporte : Duquel aussi la (ueille ne chet morte :
' Variante^
£t Mmblera nn arbre grand et bean .. .
igS PSAUMES
Si qu'un tel homme , et tout ce qv il fera , Tous] ours heureux «t prospère sera.
Car les pervers n'auront telles vertus :
Âinçoys seront semblables aux festus ,
£t à la pouldre au gré du vent chassée. ,
Parquoy sera leur causé renversée
En jugement et tous ce^ ^réprouvez
Au reng des bons ne seront point trouvez ;
Car l'Eternel les justes congnoist bien ,
Et est soingneux , et d'eulx et de leur bien :
Pourtant auront félicité qui dure.
Et pour autant qu^il n^a ne soîng ne ciAte
Des mal vivans', le dieminqu'ilz. tiendront,
Eulx , et leurs faietz en ruyne viendront.
Icy voit on comment David et son torysLVuhe sont vraye figure, et ind ubitable prophétie ^ Jefm Chmft et ide eonne^v* Psalme propre contre les Juifs.
Qnare fremnerant gentcs..
PoURQUOT font bruict et s'assemblent les g^s , Quelle folie à murmurer les meine?
Variante :
Qaant aux meschans qai n'ont ne soiag ne dur* De s*amenderf le chemin qv^ilz tiendront...*
DE bÂYID. 199
Pourquoy sont tant les peuples diligens A mettre sus une entreprise vaine ?
Bendez se sont les grans roys de la terre , Et les primats ont bien tant ps'esumë De conspirer et vouloir fcire guerre Tous contre Dieu et son roy bien aymé.
Disans entre eulx : Desrompons et brisons Tous les liens dont lier nous prétendent : Au loing de nous )^tons et mesprisons Le jougy lequel mettre sur nous s^àttendent.
Mais cestuy là, qui les baultz cieulx habite , Ne s^en fera que rire de là bault.
Le Tout puissant de leur façon despite Se mocquera , car d^eulx il ne luy chault.
Lors s'il luy plaist , parler à eulx viendra En son courroux , plus qu'autre espoventable : Et tous ensemble estonnez les rendra , En sa fureur terrible et redoubtable.
Roys, dira ît, d'où vient ceste éntï'eprise? De mon vray roy j'ay faict élection , Je l'ay sacré , sa couronne il a prise Sur mon tressainct, et baùlt mont de Sion
Et je , qui suis'le roy qui luy ay pieu ,
Racompteray sa sentence donnée :
C^est qu'il m'a dict : Tu es mon filz esleu , .
Engendré t'aj ceste heureuse journée* .
Demande moy , et pour ton héritage Subjeetz à toy tous peuples je rendray : Et ton empire aura cest advantage, Que jusqu'aux bordz du monde Testendray*
Verge de fer en ta main porteras , Pour les dompter, et les tenir en serre : Et s'il te plaist menu les briseras , Aussi aise comme un vaisseau de terre.
Maintenant donc, o vous et roys et princes, Plus entenduz et sages devenez.
Juges aussi des terres et provinces , Instruction à ceste heure prenez.
Du Seigneur Dieu serviteurs rendez vous, Craignez son ire , et luy vueillez complaire : Et d'estre à luy vous resjouyssez tous , Ayans tousjours craincte de luy desplaire.
Faictes hommage aux filz, qu'il vous envoyé, Que courrouce ne soit amèrement , A fin aussi que de vie et de voyc Ne périssiez trop malheureusement.
Car tout à coup son courroux rigoureux , S^embrasera , qu'on ne s'en donra garde. 0 combien lors ceulx là seront beureux , Qui se seront mis en sa sauvegarde.