AU ROY, POUR LA BAZOCHE
Pour implorer vostre digne puissance, Devers vous, Syre, en toute obeyssance, Bazochiens à ce coup sont venuz Vous supplier d'ouyr par les menuz Les poinctz et traictz de nostre comédie. Et s'il y a rien qui picque ou mesdie, A vostre gré l'aigreur adoulcirons.
Mais à quel juge est ce que nous irons, Si n'est à vous, qui de toute science Avez certaine et vraye expérience, Et qui tout seul d'authorité povez Nous dire : Enfans, je veulx que vous jouez.
O Syre, donc, plaise vous nous permettre Sur le théâtre à ce coup cy nous mettre. En conservant nos libertez et droicts, Comme jadis f cirent les aultres Roys.
Si vous tiendra pour père la Bazoche, Qui ose bien vous dire, sans reproche, Que de tant plus son règne fleurira, Vostre Paris tant plus resplendira.