‹ Œuvres complètes de Clément MarotChapitre 184 sur 258 · RESPONCE PAR VICTOR BRODEAU AU PRECEDENT · texte numérisé non relu

RESPONCE PAR VICTOR BRODEAU AU PRECEDENT

Au bon vieulx temps, que Vaynour par hoiiquetz

Se demenoit, et par joyeux caqiietz,

La femme estait trop sotte ou trop peu fine ;

Le temps, depuis, qui tout fine et affine,

Lui a monstre à faire ces acquestz.

Lors les seigneurs estaient petits nacquet':, D'aulx et oignons se faisaient les banquctz, Et n'estait bruict de ruer en cuisine, Au bon vieulx temps.

Dames aux huys n'avaient clefs ne loquetz; Leur garderobe estait petits pacquetz De canevas ou de grosse estamine; Or, dy amans, on laissait en leur mine. Et les couleurs porter aux perraquetz, Au bon vieulx temps.

d'une dame A UN IMPORTUN

Tant seulement ton repos je désire.

T'advertissant (puis qu'il fault le te dire)

Que je ne suis disposée à t'aymer;

Si pour cueillir tu veulx donques semer,

Trouve autre champ, et du mien te retire.

Bref, si ton cueur plus à ce chemin tire, 11 ne fera que augmenter son martyre, Car je ne veulx serviteur te nommer Tant seulement.

Tu peulx donc bien autre maistressc eslire; Que pleust à Dieu qu'en mon cueur peusses lire. Là où Amour ne t'a sceu imprimer; Et m'esbahy (sans rien desestimer) Comment j'ay pris la peine de t'escrire Tant seulement.

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