‹ Œuvres complètes de Clément MarotChapitre 24 sur 258 · Navarre. — Voir plus loin (p. 395, t · texte numérisé non relu

Navarre. — Voir plus loin (p. 395, t

2. Saubonnc. — Marot salua aussi le dipart de cette dame en lui adressant une épître (Voir plus loin, p. 22 i, t. I.)

3. Dauphin. — « M. de Limoges (Jean de Langeac), qui cstoit à Ferrare ambassadeur pour le roi, voyant que ledit duc, sans l'advertir de son entreprise, s'estoit retiré vers l'Empereur, vsi retourné en l'rance. Il y a danger que "M^*^ Renée en souffre fascherie : ledit duc luy a osté M*"» de Soubise, sa gouvernante, et la fait servir par des Italiennes, qui n'est pas bon signe. » {Lettres de Rabelais cscriptes Pendant son voyage en Italie^ p. 11.)

XXVUI NOTICE

Dans ces vers où se retrouve un peu du ton charmant des épîtres royales-, il demande humblement un petit sauf -conduit.

« De deiny au, que la bride nie lasche Ou de six moys, si demy an luy fasohe ! Non pour albr visiter mes chasteaulx.

Mais bien pour revoir mes petits Maroteaulx, »

{Epitrc au Dauphin, voir plus loin page 223,

et surtout ce fils de six mois que sa Marion allaitait quand il a été obligé de fuir. Bientôt sentant le danger venir, il quitta lui-même Ferrare pour se réfugier à Venise. Il avait des loisirs dans cette ville, c'est de là qu'il écrivit deux Epistres du coq à l'asne à Lyon Jamet (voir plus haut). Il fallait beaucoup d'argent et de gros revenus pour pouvoir faire figure et être admis dans la haute société de la ville des doges : Marot n'avait pas l'escarcelle bien garnie. Un pareil isolement ne pouvait qu'accroître l'ennui de l'exil; aussi attendait-il avec une vive impatience le résultat de la supplique qu'il avait confiée à M"ie (je Soubise : il est devenu si sage au milieu de ces Lombards ! Il n'a plus rien de l'écervelé Marot : il parle sobrement, ne dit une seule parole sur Dieu; il a appris à poltroniser; enfin il a promis de rendre immortels le roi et toute sa race.

Cette promesse, ces paroles humbles et soumises arrivaient à propos. Depuis quelque temps déjà, le pape Paul III avait prié le roi de mitiger l'horrible justice qu'il faisait des hérétiques et de cesser de brûler ainsi des hommes que Dieu avait traités avec plus de miséricordj que de rigueur. François I^^ se modérant, manda au Parlement de traiter moins sévèrement les luthériens et permit aux soixante-treize qui s'étaient enfuis de rentrer en France, à condition qu'ils abjureraient. Marot ne se fit pas prier ; il profita avec empressement de la permission, brava brise, verglas, neige et froidure pour rentrer au plus tôt dans sa patrie, et à la fin de l'année 1536 il arriva à Lyon, précédé d'une épître au cardinal de Tournon, lieutenant gêné-

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