NOTICE XI
Coquillart, Alain Chartier, Villon. Mais ce qu'il préférait surtout, c'était :
a SiiT le printemps de sa jeunesse folle, » vivre de la vie « de l'arondelle qui vole
Puis çà, puis là; l'âge me conduisoit,
Sans paour ne soin g, où le cucur me disoit^. »
Il aimait les forêts et les montagnes ; il semble avoir surtout mis en pratrqïïé l'^édûcàtion tant prônée par Rabelais dans son Gargantua (I, 23 et 24). C'est la nâ?ture qûîlut sa première inspiratrice et c'est à l'ombre des ormeaux que « quasi enfant », nous dit-il, il s'essaya d'abord à la poésie.
« Ce que voyant le bon Janot, mon père, Voulut gaiger à Jacquet, son compère...
Que quelcque jour je feroys des chansons A ta louange (ô Pan, dieu tressacré)... Il me souloit une leçon donner Pour doulcement la musette entonner^... »
Le maître qui, après la nature, le guida et dont il suivit attentivement les leçons fut donc son père, Jehan Marot, que l'on nous peint à la physionomie grave et douce, quoiqu'un peu rustique, à l'air ferme et digne, à l'œil clair et pensifs Puis viennent s'adjoindre les conseils de Jacques Colin, ce secrétaire de François P^ qui aimait et favorisait particulièrement les lettres. Plus tard, Le Maire de Belges vint,