Le roi fut réduit à s'humilier devant ses sujets
lieetprind 7ps H tiut , à Chiersi-sur-l'Oisc , une assemblée où il
sujets pitur ju-
6** ne vint que des évéques , des abbés, et quelques
seigneurs du nombre de ceux qui étaient opprimés : tout le fruit des délibérations fut d'inviter la nation à conférer sur les changemens à faire dans le gouvernement. Le roi s'engageait à par-
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donner à ceux qui avaient manqué à leur devoir, pourvu qu'ils eussent la bonne foi de reconnaître leur faut^ : que si quelqu'un s'était révolté pour n'avoir pas été récompensé , il s'offrait de le satisfaire. Il promettait de réparer les injures qu'il pouvait avoir faites, et qui avaient engagé des seigneurs à se retirer de la cour et du service : que s'il y en avait qui voulussent passer sous une autre domination, il le leur permettrait, pourvu qu'en se retirant ils ne causassent aucun trouble. Il donnait en son nom , et au nom des évéques, toute sorte de sûreté à ceux qui conservaient encore quelque méfiance. En un mot, il exhortait tout le monde à porter des plaintes contre lui , et il assignait Verberie pour le lieu où les conférences devaient se tenir.
L'assemblée de Verberie fut plus nombreuse que la précédente; et ceux qui s'y trouvèrent parurent se réconcilier avec le roi. Mais on ne doit pas s'attendre à une réconciliation véritable entre un souverain qui s'avilit de la sorte , et des sujets puissans qui ne songent qu'à se rendre tout-à-fait indépendans.
Vers ce temps, Lothaire , frappé d'une maladie loih.ire n.e,rt mortelle et de la terreur des jugemens de Dieu , i«i«^7rorrfiu. voulut mourir sous un froc, croyant ce vêtement propre à couvrir ses crimes. Il fut moine six jours , et laissa trois fils, Louis, Lothaire et Charles. Le premier fut empereur et roi de Lombar-