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chef (le cette entreprise, et une multitude d'autres seigneurs.
Pour fournir aux frais de ce pèlerinage , Robert, duc de Normandie, et fils aîné de Guillaume le Conquérant, engagea son duché à son frère Guillaume II , qui lui avait déjà enlevé l'Angleterre. Les autres pour la plupart avaient aussi engagé leurs domaines, et plusieurs même les avaient vendus ; abandonnant les états qu'ils avaient en Europe pour en aller fonder d'autres en Asie. On eût dit que ces héros, comme Alexandre, ne se réservaient que l'espérance : ils ne lui ressemblaient qu'en cela. C'était ordinairement le clergé qui achetait les terres qu'on vendait pour entreprendre cette guerre de religion.
Quelques - uns de ces seigneurs , n'ayant rien , profitaient du délire général pour réaliser leurs espérances. Tel était Boémond , à qui les états de Robert Guiscard auraient dû appartenir; mais Roger son frère s'en était rendu maître. Alexis comnè- Alcxis Comuèuc , attaqué tout à la fois en Asie
n<>,empereur(ie l r*i
séCa'trdefri'rè P^'^ ^^^ musulmaus et en Europe par les Tartares, ïés'en^AsieT' avaît dcmaudé an secours au pape; et, ses ambassadeurs s'étant trouvés à Plaisance quand on s'occupait d'une croisade, il paraissait avoir trouvé en Occident les dispositions qu'il souhaitait. Mais ^ il fut alarmé lorsqu'il vit ses états inondés d'une
si grande multitude sans discipline. Il craignait que Boémond, qui lui avait déjà fait la guerre, ne
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portât ses vue» sur le troue de Constant tiioplé : il connaissait d ailleurs Tambition fies papes ^ leur jalousie contre le patriarche grec, et les droits qu'ils s'arrogeaient sur leâ royaumes schismatiques. £n effet les croisés se conduisirent comme en pays enneiQi; ils commirent toutes sortes de désordres. I/évéque du Puy voulait même que Ton commençât par le siège de Constantinople , et Boémond appuya cet avis; mais Alexis fut assez habile pour détocirner lorage dont il était menacé. H engagea même les croisés à lui prêter hommage pour toutes les terres qu'ils conquerraient; et il se hâta de leur fournir les moyens de passer en Asie. L'armée était alors de cent mille hommes de cheval, et de six cent mille hommes de pied, en comptant les femmes pour des hommes. C'était beaucoup plus qu'il ne fallait pour conquérir l'Asie mineure, la Syrie et l'Egypte, si dans cette multitude il y eut eu de la discipline , des soldats et des généraux.
On commença la guerre par le siège de Nicée. si^d^w Cette place fit une si grande résistance, que les j^jjj* assiégeans rebutés parlaient de se retirer. Cepenfdant on fit de nouveaux efforts : la brèche fut ouverte; et on allait donner l'assaut, lorsqu'au officier d'Alexis ayant persuadé aux habitans de se rendre à son maître, enleva cette conquête .•»?• aux croisés.
Rilidge Arslan régnait alors dans l'Asie mineure. k«i»J«« Ani»
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Latiu deux fois, Il avalt perdu une bataille pendant le siège. Il
cesse de s'oppo- ^
des cToisés"^^* ^^ perdit encore une ; et , considérant alors que ces Européens n'avaient pas dessein de s'établir dans ses états , il prit le parti de ne plus s'opposer à leur passage.
La plus grande On s'apcTçut bicutôt quc les croisés se divi-