‹ Œuvres complètes de Condillac (volume 2)Chapitre 47 sur 58 · XI. 3t · texte numérisé non relu

XI. 3t

4^5k HISTOIRE

le suivirent, assura la tranquillité en France, sans porter le trouble parmi les musulmans : ils ne firent rien de mémorable.

Grégoire offre Louis , par sa sagesse et par sa fermeté, avait

l'empire aufrère 1 O -

Hp louis. £^^|. rentrer tous les vassaux dans le devoir, et faisait régner la paix , lorsque les démêlés de Grégoire IX et de Frédéric II troublaient l'Italie et l'Allemagne. Il ne tint pas au pape que la France n'armât pour lui ; il le souhaitait , et il y aurait réussi, si le roi eût été moins juste ou moins éclairé. Nous avons déposé Frédéric, écrivit-il à Louis, et nous avons donné l'empire à Robert, comte d'Artois, votre frère.

Refus «lo Louis. Lc roi fit cu son nom, et au nom des seigneurs, qu'il avait consultés, une réponse don^J|^ sub-r* stance était : « Nous sommes surpris que Te pape « ait eu la témérité de déposer l'empereur. Quand u ce prince aurait mérité d'être déposé, il ne pou- « vait l'être que par un concile général. Nous « n'ignorons pas que le pape est son plus grand « ennemi, et nous sommes bien éloignés de voir en « lui le même zèle pour la religion; car, pendant « que Frédéric s'exposait au péril de la mer et « de la guerre pour le service de Jésus-Christ, le a pape profitait de son absence pour le dépouiller « de ses états. 11 lui importe peu de faire couler le a sang , pourvu qu'il satisfasse sa vengeance. Il ne « veut soumettre l'empereur que pour subjuguer « ensuite tous les princes; et ses offres sont moins

M TeiTet (le son afTection |>oiir nous, qta* ilc sa u liai ne contre Frédéric. Nous nous informerons « cependant des sentiniens de Tenipereur sur la « foi : s'il est orthodoxe, pourquoi lui ferionsu nous la guerre? Mais s'il ne Test pas, nous la « lui ferons à outrance, comme nous la ferions au « pape même. «

Vous voyez qu'on regardait alors comme des pf^tn** vérités constantes qu'on doit employer les armes contre les hérétiques, et qu'un concile général peut défK>ser les souverains. Il fallait que ces préjugés fussent bien enracinés pour entraîner saint Louis même.

Le roi cependant ne négligeait rien pour récon- , *^ cilier l'empereur et le pape ; mais tous ses efforts iv'ijJïlSr*' furent inutiles. Une ligue qui se forma sur ces entrefaites fournit à son activité et à son courage des succès plus heureux et plus assurés.

Cette ligue était l'ouvrage d'Isabeau , reine ^•■Mi^îC d'Angleterre, qui, depuis la mort du roi Jean, son i^^^^ mari , avait épousé le comte de la Marche. Souffrant avec peine l'hommage que son nouveau mari rendait au comte de Poitiers, frère du roi de France, cette princesse lui persuada de se révolter. Henri III , toujours inconsidéré ^ entra dans les vues de sa mère, et se flatta de faire des conquêtes en France, quoiqu'il ménageât trop peu les Anglais pour en tirer assez de secours. Enûn les comtes de Toulouse et de Provence armèrent

encore sous différens prétextes, et se préparèrent à réunir leurs forces à celles du roi d'Angleterre 'a4a. et du comte de la Marche; mais cette guerre finit par deux victoires que Louis remporta, je dis qu'il remporta lui-même , l'une au pont de Taillebourg , et l'autre sous les murs de Saintes. Henri repassa en Angleterre, et les rebelles se soumirent aux conditions que le roi leur imposa.

Il oblige ses Louis fut alors plus puissant qu'aucun de ses

ssaux à n'a- I, . , , ., ,

irpasa'autres prédeccsseurs ne lavait ete, et il le montra en

Eerainqiielui. 1 '

abolissant un usage qui pouvait souvent être la source des troubles. Plusieurs seigneurs avaient tout à la fois des fiefs en France et en Angleterre, et lorsque la guerre s'élevait entre ces deux royaumes, la coutume était de se déclarer pour celui où l'on avait des domaines plus considérables. C'était déjà là un sujet à contestation, et quelquefois par conséquent un prétexte pour se révolter, sans ])ouvoir être accusé de félonie. Il est vrai cependant qu'on remettait au prince dont on abandonnait le parti tous les fiefs qui en relevaient, et il les gardait tout le temps de la guerre; mais c'était des places dont il n'était jamais bien sûr, et qui occupaient des troupes qu'on aurait pu employer ailleurs. Un autre inconvénient encore plus grand , c'est que de pareils vassaux avaient souvent d'autres intérêts que ceux du roi, entretenaient des intelligences avec son ennemi, et en pouvaient favoriser les entreprises;

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le roi les assembla donc, et leur ordonnant de renoncer aux fiek qu'ils avaient en France, ou à ceux qu'ils avaient en Angleterre, il leur déclara qu'il ne voulait pas que ses vassaux eussent il'autres seignetu*s que lui : tous se soumirent à celte loi.

C'était alors qu'Innocent IV tentait de dépouiller Frédéric par d§s excommunications , et ^^^/^ que, contraint lui-même de s'enfuir, il avait bien de la peine à trouver un asile quelque part. Les papes étaient des hôtes incommodes, et ils commençaient même à être à charge au clergé de toute la chrétienté , parce que s'étant peu à peu accoutumés à regarder comme un tribut les secours qu'ils en avaient retirés , ils chargeaient à toute occasion les bénéfices d'impositions arbitraires. Les droits qu'ils s'arrogeaient sur les biens de toutes les églises, ne pouvaient manquer de produire tôt ou tard une révolution. D'un côté , il .était naturel qu'ils abusassent de plus en plus delà facilité qu'ils avaient à se faire tous les jours de plus grands revenus; et de l'autre, il était naturel encore que l'avarice éclairât sur l'injustice de leurs prétentions et sur la témérité de leurs entreprises. On commençait même à parler des excommunications avec un ton moins sérieux. « Vous savez, mes frères ,^ dit un curé de Paris « en publiant celle qui avait été prononcée contre « Frédéric ; vous savez que j'ai reçu ordre de pu-

« blier rexcommunication fulminée par le pape « contre Frédéric , empereur , et de le faire au son « des cloches, et tous les cierges de mon église « étant allumés : j'en ignore la cause, et je sais « seulement qu'il y a entre ces deux puissances « de grands différens et une haine irréconci- / « liable. Je sais aussi qu'un des deux a tort , mais a je ne sais qui l'a des deux. C'est pourquoi de « toute ma puissance, j'excommunie et je déclare K excommunié celui qui fait injure à l'autre , et « j'absous celui qui souffre l'injustice, d'où nais- « sent tant de maux dans la chrétienté. » L'empereur fit des présens à ce curé, et le pape le mit en pénitence. Je conjecture que la fermeté avec laquelle Louis s'opposait à l'abus des censures avait préparé les esprits à voir, sans se scandaliser, le peu de respect du curé pour les ordres d'Innocent IV.

Louis refuse Lc chapitrc général de l'ordre de Citeaux de-

l'asile à Inno- ...

cent IV. vait se tenir au mois de septembre; et le roi , qui considérait beaucoup ces religieux , avait promis ,244. de s'y trouver. Le pape, qui en fut averti, écrivit aux abbés une lettre étudiée dans laquelle il les priait instamment de conjurer le roi , à genoux et à mains jointes, d'accorder sa protection au pape contre Frédéric, qu'il nommait fils de Satan. Faites , disait-il , que le roi me reçoive dans son royaume, comme Alexandre III y fut reçu contre la persécution de Frédéric P^ , et saint Thomas

(le Cantorberi contre celle de Henri 11, roi «rAiigleterre.

Le roi vint en effet à Cîteaux , entra dans le chapitre, s'assit, et aussitôt cinq cents moines tombèrent à ses pieds, gémissant avec larmes, pendant que Tabbé portait la parole. Louis les voyant à genoux, se mit aussi à genoux lui-même, et leur dit qu'il défendrait Téglise de Rome autant que son honneur le permettrait, et qu'il recevrait volontiers le pape pendant son exil, si les barons le lui conseillaient ; ajoutant qu'un roi de France ne pouvait se dispenser de suivre leurs avis. L'avis des barons fut de ne le pas recevoir.

Le pape, ayant essuyé un pareil refxis du roi k, roi dA.

. . . raf on ri In A*.

d Aragon, imagma de se faire presser par Henri fjjj*„,'' 'y JJ" d'honorer l'Angleterre de sa présence. Pour cet ""'• effet quelques cardinaux écrivirent à ce prince, p comme de leur propre mouvement : « Nous vous <r donnons, en amis, un conseil utile et hono- « rable. C'est d'envoyer au pape une ambassade , « pour le prier de vouloir bien honorer de sa préce sence le royaiune d'Angleterre , auquel il a un « droit particulier; et nous ferons notre possible a pour le. faire condescendre à votre prière. Ce « vous serait une gloire immortelle que le souve- «c rain pontife vînt en personne en Angleterre, ce m qui n'est jamais arrivé que nous sachions; et « nous nous souvenons avec plaisir de lui avoir « ouï dire qu'il serait empressé de voir les délices

ce de Westminster, et les richesses de Londres w. Le roi d'Angleterre reçut agréablement cette proposition, et aurait facilement donné dans le piège , si des personnes sages ne l'en avaient détourné, en disant : « C'est déjà trop que nous soyons in- « fectés des usures et des simonies des Romains, (( sans que le pape vienne ici lui-même piller les « biens de l'Eglise et du royaume ».

Je rapporte ces circonstances d'après l'abbé Fleuri. Elles font voir dans les esprits une dispo- ^ sition qui préparait la décadence d'une autorité portée au delà de ses bornes légitimes. En effet plus les papes n'avaient pour toute politique qu'une ambition sans règle, plus les peuples devaient faire d'efforts pour secouer un joug qui devenait tous les jours plus pesant ; et les armes spirituelles , si mal à propos employées, devaient insensiblement s'émousser.

ivioidupape On prétend que le pape, apprenant le refus

sur ces refus. i • n i • i t i i >

que lui ht le roi de France, dit dans sa colère : 11 faut venir à bout de l'empereur ou nous accommoder avec lui; et quand nous aurons écrasé ou adouci ce dragon, nous foulerons aux pieds sans crainte tous ces petits serpens.

Il se relire à Innocciit, rcfusé de toutes parts choisit Lyon pour sa résidence. Cette ville n'appartenait alors ni au roi ni à l'empereur. Elle avait été un fief de l'empire; mais les archevêques, pendant les guerres, s'en étaient approprié la souveraineté.

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Cependant le roi fut attaqué d*une maladie qui fil craindre pour ses jours. I/alarme fut gé- Ll.,!*' nérale, et faisait voir combien il était aimé, lors- '"" qu'il sortit enfin dune léthargie profonde, et demanda la croix à Tévéque de Paris. La reinemère, eflrayée du vœu qu'il formait, fit tout ce qu'elle put alors et dans la suite, pour le détourner de ce dessein ; mais Louis crut avoir contracté un engagement dont rien ne le pouvait dispenser.

La piété de. saint Louis ne consistait pas dans nMé,tmmt des pratiques qu on suit par routine et par désoeuvrement; souvent après s être fait une habitude d aller toas les jours à certaines heures aux pieds des autels, les princes ne continuent d'y aller que parce que ces heures deviendraient des momeiis vides, pendant lesquels ils ne sauraient plus à quoi s'occuper ; et les exercices de religiou semblaient n'être pour eux qu'une suite de cette étiquette qui les importune, et qui leur est cependant nécessaire.

La vie de saint Louis était une occupation et une prière continuelle, parce qu'il connaissait ses devoirs, qu'il y sacrifiait tous ses momens, et qu'il les savait remplir. Il priait, lorsque s'humiliant souvent devant le roi des rois, il demandait au Ciel les talens et les vertus, dontil ignorait seul que le Ciel lavait déjà comblé; mais il priait encore, lorsqu'à la tète d'une armée, il donnait à ses soldats

l'exemple du courage; lorsqu'assis au pied d'un arbre, dans le bois de Vincennes, il rendait la justice à ses sujets ; lorsque dans son conseil , occupé des affaires qui s'y traitaient , il ouvrait les avis les plus sages; lorsqu'en respectant le caractère des ecclésiastiques, il mettait de justes bornes à leur puissance ; lorsqu'après s'être exercé dans les plus grandes austérités, il paraissait au milieu de sa cour avec cette gaieté qui est le caractère d'une belle âme; en un mot, toujours roi, toujours chrétien , toujours saint , il était le modèle de cette piété, dont la lecture du père Massillon vous donne des leçons tous les carêmes.

Il est trisie II n'y avait partout que des abus, lorsqu'il monta

qu'il n'ait pas 1 a 1 • • i i • 1

«fléchi sur lin- sur Ic trouc. Il en détruisit un grand nombre; il

justice des croi- o '

"'^" en corrigea même sur lesquels il semble qu'un

prince pieux devait naturellement s'aveugler. Ce fut un grand malheur pour la France, qu'étant aussi supérieur à son siècle par ses lumières et par ses vertus, il ne réfléchit pas sur les inconvéniens et sur l'injustice des croisades.

Il se préparait Pcudaut qu'il s'occupait du voyage de la Terre-

»a«* Txpedu Saiutc, lunoccnt déposait Frédéric dans le concile

lion', lorsque /

«rtTrédéîir' ^^ ï-'J^^? ^^ allumait de nouveau la guerre en Europe. En vain ce prince offrait , par ses ambassadeurs , de restituer tout ce qu'il avait enlevé au saint-siége, de réparer tous les dommages qu'il avait causés , de faire tous ses efforts pour réunir l'église grecque à l'église romaine , et de marcher

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contre les infidèles pour rétablir le royaume <U* Jérusalem. I^ pape répondit qu'il ne comptait point sur ses promesses ; et comme on lui offrait pour garans le roi de France et le roi d* Angleterre, il les refusa , de peur que TÉglise n eût trois enne** mis au lieu d'un. Cest ainsi que tout à la fois, juge et partie , il rejetait tout moyen de conciliation. Louis, qui tenta sans succès de ramener ce pontife à des sentimens plus apostoliques, eut la sagesse de ne se mêler de ce grand différeilPque comme médiateur. Si vous voulez connaître plus à fond tout ce qui concerne cette guerre entre le sacerdoce et l'empire, l'excellent et judicieux abbé Fleuri ne vous laissera rien à désirer.

Le roi, ayant assuré la tranquillité dans son iji<».r.^a

mil »rfU*orta»

royaume , et confié la régence à la reine sa mère , *i^".;,V,iJj,*7 partit pour la Terre -Sainte avec Marguerite sa if'«7".»ir'J^f femme, ses frères Robert, Alphonse, Charles, et quantité de seigneurs. Pour fournir aux frais de cette guerre, on taxa le clergé à payer le dixième de son revenu. Cet impôt, qui déplut beaucoup aux ecclésiastiques, ne diminua pas peu le zèle qu'ils avaient montré jusqu'alors pour les croisades, et qui s'était surtout entretenu, parce qu'elles leur procuraient souvent l'occasion d'acheter des terres à bon marché. Il faut donc espérer qu'ils cesseront «le prêcher une guerre dont ils commencent à faire les frais sans en tirer aucun avantage, et que la varice fera ce que la rai-

son ne pouvait faire. Le pape, qui faisait lever cet impôt , voulut , par la même occasion en faire lever un autre pour lui-même. Le roi ne le souffrit pas. Mais voyons quel était alors l'état de la Palestine.

conquêiesdes II v avait cu dc grandes révolutions en Asie.

Carismins, '' ^

Au nord-est de la Perse est Rorassan, qui en est séparé par un vaste désert. Ce pays avait passé successivement sous la domination des rois de Perst^ des Arabes et des Turcs Seljoucides, lorsqu'à la fin du onzième siècle, un esclave turc, nommé Cothbeddin Mohammed , y fonda la dynastie des Rarismiens que nous nommons Carismins. Dans le cours du douzième , ses descendans conquirent tout le pays des Turcs Seljoucides, c'està-dire des sultans de Perse , du Rerman , d'Iconium , ou de l'Asie mineure , d'Alep , et de Damas; ils portèrent leurs armes bien avant dans la Tartarie, et ils paraissaient devoir soumettre jusqu'aux contrées orientales les plus éloignées, lorsque Alaeddin Mohammed, sixième sultan de Carisme , succomba sous un nouveau conquérant, et laissa un fils, dont la mort mit fin, quelque temps après, en i23i , à la dynastie des Carismins.

Ces vastes pays, d'où sont sortis les Huns et les Turcs , reproduisent sans cesse des générations d'hommes robustes qui , comme des torreiis, se répandent par intervalles sur le reste

MOnFRTVR. 4ç>3

(le la terre. Endurcis ;i la fatigiic, accotituinéA aux nourritures les plus grossières, les déserts , qui les st^parent des nations policées ne sont pas des digues capables de les arrêter; ce sont seulement des barrières que les arts ne sauraient franchir. Otte source ne tarit point; si elle safTaihlit par ses irruptions , elle se renouvelle tcVt ou tard , pour se précipiter encore avec violence. C'est alors qu'une horde grossie de plusieurs autres, fond tout à coup sur les terres cultivées, et dévaste tous les pays qu'elle inonde.

Sur la fin du douzième siècle et au commencément du treizième, Temougin, chef d'une de ^'^m'^**"ces hordes, qu'on nomme Moguls ou Mogols, vainquit les hordes qui erraient autour de lui, et les ayant rassemblées , prit le titre de Ganghiz- Ran , que nous prononçons Gengiscan. Il soumit la Tartarie, une partie de la Chine, pénétra dans rinde, dans la Perse, et poussa ses conquêtes jusque sur TEuphrate. Maître de ce vaste empire , tous ses succès se bornaient à se rendre redoutable au nord de ces montagnes et de ces déserts qui partagent l'Asie du couchant au levant, et à régner au midi sur des nations qu'il avait ruinées.

Il mourut en laaô, laissant quatre fils qui ir.^Miit avaient eu part à ses conquêtes , et qui les par- |;j7i7'***'^ tagèrent. Un de ses petits-fils, nommé Ratoucan, porta ses armes jusque dans la Hongrie, lin autre,

nommé Hoiilagou, passa l'Euphrate, soumit une

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