partie de la Natolie, autrement l'Asie mineure
et détruisit l'empire des khalifes.
Tes carismins Lcs Garismins vaincus , fuyant devant les Mo-
Mcgou r^At gols , se répandirent dans la Syrie et dans la Pa-
laient rendus o ' 1 J
PafesTine.*'' '' lestiue vcrs l'an 1 244» Us égorgèrent indistinctement tout ce qu'ils trouvèrent dans Jérusalem, Turcs, chrétiens, Juifs, femmes, enfans. Les chrétiens, ayant réuni leurs forces à celles du sultan de Damas, furent entièrement défaits. Il ne leur resta plus qu'Antioche , Tyr„ Tripoli , Sidon, Ptolémaïs; et ils s'affaiblissaient encore par leur divisions. C'étaient donc proprement les Carasmins qui régnaient en Palestine , lorsque saint Louis crut devoir faire de nouveaux efforts pour recouvrer Jérusalem.
Prise de ua- Cependant les croisés convinrent de porter la guerre en Egypte. Ils arrivèrent à la vue de Damiette : la côte était défendue par une flotte et par une armée de terre; mais tout cède au courage de Louis, qui s'élance dans la mer; l'épou- .a'f8. vante se répand jusque dans la ville; les habitans l'abandonnent; le roi en est le maître. Malheurs et ^^ voudrais pouvoir m'arréter là, car si le héros
capt.v.te esain ^^^^ couduisait ccttc eutrcprisc intéresse à toutes les circonstances, il est triste de nous trouver déjà à la fin des succès. Passons rapidement sur les désastres. Louis vit son armée de soixante mille hommes diminuer par les combats et se dé-
miette.
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iruire par les maladies. Il vil riiii île ses frère», Kt»l)erl, t'onUe d'Artois, tomber sons les coups de Tennemi, eiitiii il se vit lui même prisonnier avec ses deux autres frères. Mais ses malheurs, bien loin de labattre, firent éclater davantage son coiu:age et sa piété; grand dans sa captivité, il se fit admirer des chrétiens et respecter des musulmans.
Damiette fut le prix de la rançon du roi. On ApMtMp. donna huit cent mille besans d or pour les autres J^^SSmZ prisonniers; il fut pourvu à la sûreté des malades **^**"''*^ et des effets que les chrétiens avaient en Egypte; eu un mot , après avoir fait un traité aussi avantageux que les circonstances le permettaient, Ix>uis conduisit les débris de son armée à Ptoléraaïs. H donna tous ses soins à mettre en état de défense les places que les chrétiens conservaient encore en Palestine : il s'y arrêta près de quatre ans, et ne revint en France qu'en i254, un peu plus d'un an après la mort de la reine Blanche , arrivée en i aSa.
La puissance de saint Louis était si bien afTer- r*i«MaM ** mie, que pendant seize ans qu'il régna encore, til^tSJZ elle fut toujours respectée , non-seulement par ses «i vassaux, mais encore par les nations étrangères; puissance-d'autan t plus glorieuse qu'elle était l'ouvrage de ses vertus : elle devait donc s'accroître encore, et elle s'accrut, nms pour le bonheur de la France. Il est curieux de voir ce prince s'agrandir
tous les jours, en alliant la politique et la justice, autant du moins que ces deux choses peuvent s'allier. Ce phénomène, peut-être unique dans l'histoire , mérite bien d'être observé.
Comment les Lcs barous avaieut auernenté leurs prérogatives
barons avaient *-' lu
d'e"uurs"'vas- P^^ ^^^ mcmcs moyens que Philippe- Auguste et Louis YIII , c'est-à-dire en établissant dans leurs terres la jurisprudence des appels et des assuremens. Ayant ruiné par-là les justices de leurs vassaux , ils devinrent les seuls juges; et, mettant leur volonté à la place des lois, ils s'arrogèrent les droits les plus étendus. Un nouvel usage concourut encore à l'accroissement de leur puissance.
Comment leurs Unc barouic passait tout entière au fils aîné,
vassaux s'ctaienl . , .
*"rlî'e''d"f" t^ïi^Jis que les terres qui en relevaient, se parta-
"" '* geaient pour faire des apanages à tous les enfans.
Le baron conservait donc toujours toutes ses forces, et au contraire, ses vassaux devenaient faibles en se multipliant. Cependant, lorsque les frères restaient unis , les cadets ne refusaient pas de rendre hommage à leur aîné pour les démembremens qu'ils possédaient; la seigneurie continuait en quelque sorte d'être encore une , et s'affaiblissait peu par les partages : c'est l'usage qui s'observait originairement. Mais la jalousie ayant divisé les frères, les cadets ne voulurent pas releveiy de leur aîné , et préférèrent de dépendre immédiatement du suzerain qui ne manqua pas de leur être favorable. Cette coutume
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devint contagieuse; et bientôt tHablic partotit , quoiqu'avec quelque variété, elle dinlinua insensiblement la puissance des vassaux, et augmenta par conséquent celle des barons.
Il vint donc un temps où un baron put tout ce ^J/;^^^^ qu*il voulait. Sous le règne de saint Louis, il se îS?.rr**^ saisissait du cbâteau de son vassal, en suppK)sant qu'il en avait besoin pour la guerre ou pour la défense du pays. Il se faisait céder un domaine qui était à sa bienséance, pour un autre qu'il donnait en échange. Il ne permettait point d'aliéner un fief en tout ou en partie ; ou plutôt il en faisait payer la permission, imaginant de nouveaux droits qu'on nomma droits de rachat de lods et ventes. S'il armait son fils chevalier, s'il mariait sa fille, s'il bâtissait un château, il mettait une imposition sur les habitans des fiefs qui relevaient de lui. Sous prétexte d'accorder sa protection aux mineurs, il s'appropriait la jouissance de leurs terres.
Mais ces usurpations hâtaient une révolution coi.««.iim
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avantageuse au gouvernement ; car c'était un titre 5'^;*"' }^^__ pour contraindre les barons à reconnaître dans le .-
roi la même autorité qu'ils s'arrogeaient sur leurs vassaux. Us ne pouvaient pas réclamer contre les entreprises de leur suzerain, puisqu'elles étaient conformes aux usages reçus qu'ils avaient euxmêmes accrédités. Ce titre était surtout bien fort entre les mains de saint Louis, parce qu'il ne s'en