II
1 3o TR AITJÏ
et pltis distinctes, et pour les faire passer d'une classe à une classe supérieure.
Nos âmes ne sont donc pas créées au moment de la conception-; elles l'ont été avec le monde, et sont devenues raisonnables, lorsque leurs corps ont' été suffisamment développés pour leur transmettre des perceptions dans un certain degré de clarté. Elles ne sont pas non plus détruites à la tnort ; mais chacune continuant à être unie à son premier corps , elles conservent leur personnalité ^t passent à un état plus parfait que celui qu'elles quittent. D'autres monades qui ne sont encore que de pures entéléchies, éprouveront à leur tùvtr de pareilles transformations ' , et ces niéta- ' morphoses continueront pendant toute l'éternité. Tel est le système des monades, il n'est rien dôht il ne rende raison, et des difficultés insolubles dans tout autre, s'expliquent ici de la manière la plus intelligible ^ . On doit donc le regarder
comme quelque 6hose de mieux qu'une hypothèse.
'Gottlieb Hanschius rapporte, dans un commentaire qu'il 'a fait sur les principes de Leibnitz, que ce philosophe lui a'vait dit, en prenant du café, qu'il y avait peut-être dans sst tas&e une monade qui deviendrait un jour une âme raisonnable.
* Parmi les raisons sur lesquelles Leibnitz établit son système, il appuie beaucoup sur ce que dans les autres hypothèses on ne saurait expliquer les ph^omènes.
DES SYSTÈMES. l3k