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taotes les autres; la suprême intelligence même , si elle ne ccmnaîsQah qu'elle, ne saurait rien àé^ couvrir au delà. Il faut , à la connaissance d'un côté, aputer celle de deux angles, si on veut avok une idée de tout ce qui omcerne un triangle ; de même, pom* pqinroir découvrir l'état actuel de chaque ^re en particulier, il &iit, à la con» naissance d'unf monade , joindre cell^ de Tharmcoiie générale de l'univers Une monade ne représente donc pas propremeint le monde entiev ; mais par. la» comparaison qu'on ferait de son étajb avec l'harmonie générale, on pourrait juger éti l'é&at de tout ce qui existe.
Dietu a:.¥Oulu créer tel monde; en conséquence toiàs les êtres ont été subordonnés à cette fin^ et l'état de chacun a été déterminé. Il en est éi même si je forme le dessein d'écrire un nombre^ celui, par exemple, de: 123^489» le choix et la situ4Ltion des caractères sont aussitôt détermîjaeés. Dieu a donc eu des raisons potir disposer lea ^i^eos, comoMJ'en ai pour arranger mes chi£fiTQSr Mea raisons âDUt suhordoiuûées au dessein d'éçirire tel nombre ; et quelqu'un qui ignareraîli ced^sseip, et qui ne veisrait que le chiffre a, ne connaîtrait aucune des autres parties. Les raisons dte Dieu sont subordonnées au dessein die crée* 1
tieli monde , et ceSm qui i^iocerait ce décret ne pQUVi:aît Jamaiày^ aviec la coonaisfiance paréatt» dfum^ substa^ice,. déçouvriD sûrement, je ne
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(M» l'état du motiée entier, màH ê^ )â fHainiftê de ^es pdtties.
. M. Wolf n'a pas jugé à propM d'accorder des perceptions A toiites les monades; il n'en admet que dans les âmes. Mais tout est si bien lié dans le système de Leibnite^ qu'il faut ou tout recevoir on tout rejeter.
D'un coté le diséîpFe. contièôt avec soft maîliré que les perceptions de l'âme ne sont quç les difféi^éns états pa^ où elle passe,- et que ces élatë sont Représentatifs des objets extérieurs, partie qu'on en peut rendre raison pdt l'état même dé ces objets. D^un autre 6oté il admet , dans charge substance , une suite de changemens dont chacun peut s'expliquer par l'état des objets extérieurs, l^oturquoi donc lïe reeôntiaît^l pas encore^ que ces changemens sont teprésentatife? Pourquoi leirf t*efuse-t-îl le nom de perception? Il a d'autant^ plus de tort, que c'est le même principe qui produit les perceptidné de l'âme et les chsfngemens des autres êtres ; c'est cette fotce qu'il croit être lé propre de chaque substance. Si cette force peut produire, dans quelques êtres ^ des changéihens qui ne Sôletit pâsf des perceptions, sur quel fondement pfôiirra-t-il àssurery comme il le fait , que l'âme a tôujoûi^ des perceptions ?
Léîbnit:^ , plus conséquent , admet des percepttoris jusque dan* le corps. Il a en quelque sorte des perceptions, dit-il. Ven fueïqUe sotte ^ ^u'il
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ajoute pour adoucir la conséquence , ne signifie rien ; ou la force motrice qui agit dans le corps j produit des changemens représentatife de l'univers ou non. Dans le premier cas, les perceptions ont lieu ; dans le second , il n'y. en a point.
Mais , afin que cette représentation se trans^ mette, sans qu'il y ait de saut, il faut que la différence d'un corps à l'autre soit infiniment petite; que chaque corps organisé soit composé de corps organisés ; que , jusqu'à l'infini, les moindres parties de matière soient de véritables machines , et qu'enfin chaque corps ait une entéléchie dominante , et chaque monade un corps.
. Il ne me parait pas qu'on puisse ici suivre Leibnitz; je né saurais surtout comprendre que ehaqpie monade ait un corps. Celles d'où résultent les» corps les moins composés, comment pour- H^aient-elles en avoir? Je n'imaginerais la chose qu'en employant les mêmes monades à deux usages, k former les composés et à les animer. Mais Leibnitz n'a jamais rien dit de pareil.
Ce philosophe ne donne aucune notion de la force.de ses monades; il n'en donne pas davantage de leurs*perceptions ; il n'emploie , à ce sujet , que des métaphores; enfin il se .perd dans l'infini. Il ne fait donc point ' connaître les élémens des choses ; il ne rend proprement raison de rien , et c'est à peu près comme s'il s'était borné à dire qu'il y a de l'étendue , parcq qu'il y a quelque
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chose qui n*est pas étendue ; qu'il y a des corps , parce qu'il y a quelque chose qui n'est pas corps , etc* C'est ainsi qu'en voulant raisonner sur des objets qui ne sont pas à notre portée, on se trou'^e, • après bien des détours, au même point d'où on était parti. Parce que j'ai réfuté le système de Leibnitz, quelques leibnitiens ont dit que je né l'ai pas entendu. Si cela est, le système des ïnônades , tel que je l'ai exposé , est donc- de moi*. Je ne le désavouerai pas; mais il n'en prouvei*a pas moins l'abus des systèmes abstraits.