‹ Œuvres complétes de Condillac (volume 4)Chapitre 9 sur 51 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

SIXIÈME £X£HλL£.

Des monades*

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* '■ 'Lèibnii2 n'ai exf)osé son système que foit som« maôrement.; Pour en avoir ja clef il faut chercher dans plusieurs de ses auvrages s'il ne lui est riep

DES SYSTÈMES. lOl

échappé qi4 soit pcopre à l'éclaîrcir. Quelquefois il paraît, avoir dessein de s 'envelapper , et crai-^ gnant de choquer les opinions reçueis, il se rapprocher des façons. de- parler ordinaires-, et. fait entendre le contraire de ce qu'il veut dire. Peutêtre aussi que pour avoir traité les différentes parties de son système à diverses reprises, il a été contraint de varier son langage à mesure qu'il a développé ses idées. Selon lui, par exemple, le plein ne doit pas avoir plus de réalité que le vide; ce n'est qu'un phénomène , une apparence ; cependant à voir la manière dont il en parle on croirait que peu d'accord avec ses principes, il le prenne pour quelque chose de réel.

Quant à M. Wolf, le plus célèbre de ses disciples, outre qu'il n'en a pas adopté toutes les idées, il suit une méthode si abstraite et qui entraîne tant de longueurs, qu'il faut être bien curieux du système des monades pour avoir le courage de s'en instruire par la lecture des ses ouvrages ^ Pour moi, dans la vue de l'exposer avec toute la netteté que permet une matière qui n'en est pas toujours susceptible , je vais présenter par quelle suite d'idées j'imagine qu'il s'est formé dans la tête de Lcibnitz. Pour abréger, je ferai parler ce philosophe, mais je ne lui ferai rien

' Jei^e prétends parler que de ceux qu'il a écrits en lai in ,^ car ce sont les seuls qui me soient connus.

lOa TRAITÉ

dire quHl q'alt dk, ou qu'il n'eût dit s'il eût lui« même entre{Mris d'expliquer son système dlins toute son étendue et sans détours* Voilà le sujet de la première partie de ce chapitre : dans la se-t CQude je coinbattrai Iieibnitz,

BES ST&tftMES. rb3'

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