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qui exigea, avec la dernière rigueur, les tributs ^"^^'^jpg'^j: dont on les avait chargés , et qui porta , sur la fin jiffs/"' *" de son règne , des édits cruels conti'e eux. Cette persécution enveloppa les chrétiens, que les païens ne distinguaient pas encore des Juifs; Flavius Clément^ cousin germain de l'empereur, perdit la vie. Sa femme et sa nièce , toutes deux nommées ' Domitilla, fureat bannies. L'apôtre saint Jean, sorti miraculeusement d'une cuve d'huile bouillante, fut relégué à Patmos ; et plusieurs autres chrétiens souffrirent le martyre. On les accusait de judaïsme, d'impiété, et d'athéisme. C'était en eÊfet les seuls crimes dont ils pussent être coupables aux yeux des païens. Cependant tous les
efforts des puissances devenaient inutiles. L'Église s'affermissait au milieu des' persécutions : elle croissait de plus en plus. Rien ne prouve mieux qu'elle n'est pas l'ouvrage des hommes.
Pr^TeniiJng^ La prévcutiou contre les chrétiens était gênéxiiriiieiu. raie. Les peuples se soulevaient contre eux sans les connaître, et le gouvernement avait pour maxime de les ccoidamner sans s'informer ni de leurs moeurs, ni de leur doctrine. Si les plus modérés ne les persécutaient pas, ils les abandonnaient au moins comme des hommes peu raisonnables , qui méritaient d'être les Victimes de leur entêtement. Les persécutions que saint Paul a souffertes nous font voir avec quelle indifférence les gentils traitaient également les chrétiens et les Juife. Gallion, frère de Sénèque, étant proconsul d'Achaïe , ne voulut pas seulement écouter saint Paul, accusé par les Juifs d'introduire un culte contraire à ht loi : S'il s'agissait de quelque crime ou de quelque injustice^ je vous écouterais^ leur dit-il; mais si ce sont des questions de mots sur votre loiy je m'en rapporte à vous , et je nen veux pas être le juge. Portius Festus , gouverneur de Judée, traitait ces choses avec la même indifférence : Ils ne Vont accusé , disait-il , en parlant de saint Paul, d'aucun des crimes que je soupçonnais ; mais seulement ils proposaient contre lui des questions de leur religion , et parlaient d un certain Jésus mort, que Paul disait être vivant»
Si les gentils confondaient les chrétiens avec Le* prêtres
\ du pagaaisme «t
les Juifs, il était natutel qu'ils confondissent en- eïo^«?^" core les hérétiques et les catholiques , et que par *"**' coQséquentils se pfévinssent de plus en plus contre rÉglise. Or les prêtres du paganisme se prévalurent de cette prévention aveugle. Ils rejetèrent sur la religion les erreurs qu'elle condamnait : ils la rendirent méprisable et odieuse par leurs calomnies; et ils échauffèrent si fort l'esprit du peuple , que c'était assez de s'avouer chrétien pour être jugé digne de mort. Il y eut même des philosophes qui , se joignant à eux , prirent la défense de l'idolâtrie, parce que c'était la religion du prince. Apollonius de Tyane, pythagoricien, est le plus célèbre* Je n'en dirai cependant -rien , parce que son histoire, écrite plas de cent vingt ans après sa mort , ne porte aucun caractère de vérité. On voit seulement que ^ malgré la grande réputation dont il a joui à Rome et dans tout l'empire, il n'a néanmoins Isdssé après lui ni disciples, ni sectateurs. Il mourut fort vieux; on ne s'accorde pas sur son âge.
Combien donc la religion n'a-t-elle pas eu d'obstacles à vaincre dans ce premier siècle ! combien d'ennemis à combattre! Mais quand vous verrez, dans l'abbé Fleury ou dansTilleinont, le nombre des miracles et des martyrs , yous ne serez pas étonné qu'elle ait enfin triomphé.
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