CHAPITRE IV
Jusqu'à la mort d*Honorius.
Les dernières années d'Honorius n'offrent plus que des troubles qui se passaient principalement dans les Gaules. Nous les allons parcpurir.
Constantin avait franclii les Alpes , dans le des-, consiantin «5.
*■ «««gé dans Ar-
sein de se rendre maître de l'Italie; il comptait J^îï^ï!*' sur AUobic, général d'Hbnorius. La mort de ce 4ii. traître le força bientôt à se retu^er.
Il venait lui-même de perdre tout-à-fait l'Espagne, et* il allait perdre l'empire. Géronce, qui poursuivit Ck)nstant, le surprit à Vienne, et lui fit trancher la tête. Il vint ensuite assiéger Arles, où Constantin s'était renfermé, et il donna la pourpre à Maxime. •
Constantius, général d'Honorius , et le seul que ce prince n'eût pas choisi parmi les Barbares, jugea cette conjoncture favorable pour recouvrer les Gaules. Il avait servi sous Théodose^ et il montrait des tatens.
A peine eut-il passé les Alpes , qt:^e Géronce ,. abandonné de ses troupes , fut contraint de s'enfiiir en Egypte, où il périt. Maxime, qui l'y suivit bientôt, après, eut le même sort, et Arles ouvrit ses portes. Les habitans obtinrent une capitulation
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avantageuse, et Constantius promit la vie à Constantin , qui fut ordonné prêtre. Mais Honorius le fit mourir, lui et son fils Julien. Alors Jovin, à la tête d'un corps de Barbares , venait de se faire proclamer Auguste dans la Gaule ultérieure.
Aunife dans Ataulfe cuvoya la tête de ce rebelle à l'empe-
le» Gaule-. ^ . ^ . . ,., . • / u i
4,a. reur; ce qui fait juger quil avait un traité d alliance avec Honorius. Cette alliance ne dura pas, et il l'avait prévu ^ans doute ; car il traînait toujours après lui Attale, comme un épouvantail dont il pouvait se servir. En effet il lui rendit la pourpre , il ravagea les Gaulés , et il en conquit une partie. Il épousa néanmoins une sœur dHonorius, Placidie, qu'Alaric avait faite prbonnière à Rome. Au reste , lorsqu'on le voit reparaître à la tête des Goths , on ne sait pas ce qu'il avait fait depuis la mort de^on beau-frère.
LesBourgai- Ou rapportc à ce tempes le premier établisse- Gwiel*"* *** lïierit des Bourguignons dans les Gaules, ou ils
4i3. avaient fait plusieurs irruptions ; ils se fixèrent dans la première Germanie, 'pays dont l'Alsace n'est aujourd'hui qu'une partie. Ils embrassèrent Ja foi catholique, gouvernèrent avec douceur les peuples conquis , et commencèrent à s'appliquer à l'agriculture et aux arts mécaniques. Rtfvoiution. Cependant Constantius recojuvre une- partie des
parmi les Golhs. . , i • l.
4i5. Gaules. Les Goths qu'il a vaincus lui aDandonnent cette province , et se retirent éti Espagne, où. Ataulfe est tué ; il a pour successeur Sigéric,
son ennemi , qui fait égorger tous ses enfans , et qui lui-même est assassiné après avoir régné sept jours. Vallia , que les Goths choisissent alors pour chef, fait la paix avec Honorius ; il lui rend Placidie , et il se charge de la guerre contre les Vandales.
Les courses des Goths, qUi malgré leurs vie- ii$8»ét.bu$*eni
' ^ ° ^ dans la seconde
toires ne peuvent se fixer, prouve combien ce Aqaiuine. peuple était encore barbare et incapable d'être 419. gouverné par les lois. Il n'y avait que le temps qui pût enfin le dégoûter d'être partout en guerre, et de ne trouver la paix nulle part. Vallia avança ce moment. Après de grands avantages qu'il remporta sur les Vandales , il obtint de Coiistantius la seconde Aquitaine, où il s'établit/ Cette province s'étendait depuis Toulouse , qui en devint la capitale , jusqu'à l'Océan. Elle coinprenait le Poitou, la Saintonge, le Périgord, le Bordelais, l'Agénois , l'Angoumois et la Gascogne.
Il y avait dix ans que Constantius gouvernait wortdecoùset défendait l'empire , lorsque Honorius le prit ^^ pour collègue.. Il mourut Quelques mois après. Il avait épousé Placidië , et il laissait d'elle deux enfans , Valentinien et'Honorius. -
Placidië , chassée d'Italie par son frère, se re- Mortd»Honotire avec ses deux fils à la cour de Constanti- 4^3. nople, et Honorius meurt la même année. Ce prince a régné vingt-neuf ans.
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