‹ Œuvres complétes de Condillac (volume 5)Chapitre 45 sur 54 · I . "^ 1 • • 1 sa confiance »iw · texte numérisé non relu

I . "^ 1 • • 1 sa confiance »iw

les valets sont le plifè à portée dç ^e saisu* de cette «o»^^^»*»»

386 UISTOIHE

confiance qu*il veut déposer quelque part. Les

eunuques gouvernèrent donc sous Théodose. Ik

4'occupèrent de jeux, et ils prirent pour eux les

affaires. Au lieu de commander, il obéissait: mais

il se trouvait soulagé.

•iî^hï* **** ^^ fallait donc obéir aux eunuques , ou être traité

comme rebelle au souverain , et ce fut une source

d'injustices et d'atrocités. Saint Isidore, qiii virait

•► sous ce règne, dit qu'on donnait des héritiers à

des hommes encore vîvans; qu'aux uns on enl^

vait leurs enfans , à d'autres leurs femmes, et qu'il

y avait peu de citoyens riches à qui l'on ne nni

^ les biens.

sesnaniom PaTCc quc Tcmpereur manquait de courage,

«cleUient cou- • • i i n

tiineiinMnt u i^s ministrcs achetèrent la paix. Aussitôt les Barbares en firent commerce; et, comme ils étaient toiijoura^en armes, elle était encore k vendre après qu'on l'avait achetée. Ce commerce devint ruineux pour l'empire. Les trésors qu'on livraitsi souvent en échange d'une paix qu'on montrait sans la donner, mirent dans la nécessité de su^ charger les peuples; et il arriva que l'excès des impôts, joint aux injustices les plus criantes, chassait de l'empire les meilleurs citoyens. On préfr rait d'aller vivre parmi l^ Barbares..

iifieporuitiit C'est surtout par son zèle pour la religion cpt muûinitLT Théodose paraît avoir mérité des éloges. Ce zèle néanmoins n'a pas toujours été favorable à la vérité. Il se porta pour juge dans les questions qui

ANCIBNUTE. SSy

divisèrent l'Église, ou plutôt il en fit juges ses eunuques. Ce n'est pas qu'il voulût s'arroget sur les évéques le droit d'en décider : mais, comme je l'ai dit, les eunuques étaient plus près de lui pour se. saisir de sa confiance.

Il contribua encore, par une piété peu éclairée, u$ bienfait! aux déréglemens des ecclésiastiques. Cest ce que v5Lu^'**** ^ remarque Tillemont, d'après saint Isidore. La piété des princes religieux a fait voir, ou même a causé V irréligion des éi^êques, dit ce saint. Les honneurs extrêmes qu'ils leur ont rendus ont affaibli la piété de ceux quirecevaient ces honneurs; et les grandes libéralités qu^ils leur ont faites leur ont donné occasion de vit^re dans les délices et dans les excès du luxe.

Cette piété , dont parle saint Isidore, ne contri- tes lois «n f.buait pas seulement à corrompre la discipline ec- fj*^'J//';^^5"; clésiastique; elle entretenait encore le fanatisme ^•'**""*des idolâtres et des hérétiques qu'elle faisait persécuter. Théodose renouvela ks lois portées contre eux par ses prédécesseurs, et donna lieu aux plus grands désordres. Les villes furent exposées aux irruptions des moines, qui, se croyant par état les exécuteurs de ces lois sévères , sortaient en force de leurs déserts, tombaient stu* les hérétiques, sur les idolâtres, sur les Juifs, soulevaient les peuples 9 insultaient les magistrats et commettaient toutes sortes de violences. L'Egypte, où ils étaient en grand nombre , et dont le peuple avait

toujours le même fanatisme, a été plus d'une fois ie théâtre de leurs séditions sanglantes. En 4i5) les Juifs furent chassés d'Alexandrie. On pilla leurs biens ; on en massacra plusieurs; et Hipatie, parce qu'elle était païenne, fut mise en pièces par le peuple. C'était la fille du géomètre Théon. Elle donnait elle-même des le<;ons de philosophie. On faisait cas de ses connaissances, et on respectait ses mœurs. Il est fâcheux que le zèle, quelquefois trop impétueux, de saint Cyrille, alorà évéque d'Alexandrie , paraisse avoir contribué à ces malheurs. Théodose ne punit pas les séditieux; on n'en sera pas étonné.

p«r*<eiitio0 En Perse, vers le même temps, le zèle incon-

coatre lel chrë- . , ,, api i» • i

oc<Siio*i!éf"* « sidéré d un éveque fut la cause d une violente perd(ÉÎé*VÏÏÎ?vêI sécution contre les chrétiens. On prétend qu'ls-

Que.

degerde, roi de Perse, avait conçu le dessein

• d'embrasser le christianisme lorsque l'évéque Ab-

das- brûla un temple du pays. Cette violence le

fit dbanger de résolution , et il devint persécuteur.

La persécution, qui dura jusque sous Varane,son

fils , forçait les chrétiens à se réfugier sur l?s terres

de l'empire* Varane les 6t demander : Théodose

les refusa , et ce fiit le sujet d'une guerre. La ^

se 'fit l'année suivante, en^22.

Jean proclamé A là mctf! d'Houorfus, Théodosc eût tentjS de

la mort d'Ho- réuuir les deux empire^ sous sa domination, si

norias. *

4a3. cette entreprise ne l'eût pas engagé dans od^ guerre. Mais Jean, secrétaire d'état d'Honorius,

avait été proclamé Auguste, et il comptait sur une armée de Huns , qu'Aëtius, son généra}^ devait lui amener. *

Théodose, se bornant donc à l'Orient, recon- Th<odo.«eiinut Valentinien III pour empereur, et l'envoya »i«M*»it.. en Italie avec PJacidie, sa mère. Il lui donna une armée commandée par Ardabure. ^

Jean était déià décapité lorsque Aétius arrivait vaienUnieii

*''■•■■ «tt reconnu en

à son secours avec un corps de Huns. Ce général, ^««»^"*qu'il importait de gagner, passa au service de Valentinien, qui fut généralement reconnu; et Placidie gouverna sous le nom' de son fils , enfant de six ans. Il semble que l'empire fût condamné à n'avoir plus de chef.

Valentinien devait principalement l'empire au ^îj^^jf^Sî"' courage et à la fidélité de Boniface, qui comman- u^It^'ûI^*"^ dait en Afrique. Aëtius, jaloux des (froits que, ce général avait à la faveur, tenta de le rendre suspect à Placidie , et il y réussit. En même temps il écrivit à Boniface qu'on l'accusait d'une conspiration , et il lui conseilla de veiller à sa sûreté.

Boniface, qui comptait sur l'amitié d' Aétius, ne douta point que sa perte ne fiit arrêtée. Appelé à Ja cour, il refusa de s'y rendre, et il disposa tout pour se défendre dans son gouvernement.

Placidie , que cette cohduite confirmait dans ses soupçons, crut voir dans Aétius un sujet fidèle, et arma contre Boniface.

Celui-ci, trop faible pour résister aux troupes «««îf»*'^

Sgo HiSTomc

yHaîK. "' ^^ Valentmien, appelle les Vandales établis d^m 4*7. la Bœtique depuis quelques années , et il leur fournit des vaisseaux po^r passer le déçoit. £n moins de deux ans, Genseric, leur roi, capitaine hardi, prudent, habile surtout à semer la division parmi ses ennemis, se rendit maître de toute l'Afrique, à l'exception de Carthage, Hippone et Cirte: révolution qui ne fut pas moins funeste à l'Église qu'à l'empire.

ReBirtÇengrâce, Plàcidic, avaut enfin reconnu qu'AëtiusTavait

il défait Aëtioi. ,

trompée, rendit sa confiance à Boni&ce, qui tenta vainement de chasser les Vandales. II perdit encore Hippone, et il fut battu* Aq»iooaftté A son retour, Valentinien lui donna le com-

l« commande- 1 a • n*

ïîlbîiL'^ mandement des armées, et l'ota, ou voulut lotcr 43<. à son rival. Mais Aëtius, qui était dans les Gaules à la tête des troupes, le conserva. Il faisait alors la guerre aux Francs qui s'établissaient dam la Belgique; et il paraît qu'il leur x^da par un traita les terres qu'ils avaient conquises.

Pour lui ôter le commandement, il fallait 1« vaincre. Bonifsice le vainquit. Cette victoire priva l'empire de deux grands généraux. Boniface mourut de ses blessures quelques jours a}»*ès ; et Aëtius se retira chez les Huns dans la Pannonie, où il leva une nouvelle armée.

Aê'ti«siefaîi Avec le secours de ces Barbares, il dev«nait pSnd u'ciml formidable. Placidie traite avec lui : elle lui rem

«nandf ment des ^ .

«rméei. j^ commaudcment des armées : elle y ajoute le

ANCIENNE. Sgtl

titre de Patrice.; et ce fut encore u» bonheur pour l'empire qu'Aëtius voulût le servir.

Telle était la faiblesse du fiouveraement : il ne Fj>tde rem^

, . . . pired'Occideat,

pouvait punir un rebelle : il se voyait contraint à le rechercher par des grâces. Il autorisait donc à tout oser ; et on peut juger des abus qui s'introduisaient dans ces temps de révolutions, où Tavarice, le Êinati^ne ^t la férocité confondaient tous les droits. Exactions de là part desmagistrats^ soulèveniens de la part des peuples : voilà le tableau qu'offraient les provinces. Dans cet état déplorable , elles se réjouissaient eu quelque , sorte des invasions des Barbares, qui, n'ayant pas encore appris les vices des Romains, leur faisaient espérer un gouvernement moins odieux.

La plus grande partie des Gaal^ avait été aban* proTincesqnii

* * a perdues.

donnée aux Francs, aux Goths et aux Bourguignons. Valentinien conservait, peu de chose en Espagne, où les Suèves s'étaient emparés de la Bœtique, abandonnée parles Vandales. Il ne lui restait en Afrique que Cirte et Carthage; et l'iUyric occidentale était moins à lui qu'aux barbares qui la voulaient ravager.

Partout où les Barbares s'établissaient, ik por- rintoUruiee

armait ions les

taient l'arianisme ou l'idolâtrie, et ils s'armaient p*"p'"contre les catholiques qu'un zèle incoi^idéré ar- dw

mait contre eux. Il semblait qu'une persécution ^^

générale dut achever d'exterminer les peuples. C'était l'effet de l'intolérance des empereurs. Leurs

lois étaient prises à la lettre dans ces temps où les Barbares, qui conservaient leui* férocité jusque dans le sein du christianisme, ne cherchaient que des prétextes pour s*égorger. Je n*en donnerai qu'un exemple.

Eieropiede Sous le rèffuedç Théodose le Grand, Ithace,

cette inioleraa- *-•

•*• évêque en Espagne, suscita une violente persécu-

tion contre lespriscillianistes, hérétiques auxquels on reprochait les erreurs des gnostiques et des manichéens. On leur enlevait leurs églises, on les chassait des villes, on les dépouillait de leurs biens, on les faisait mourir dans les supplices. Ce fanatique, à la vérité, fut condamné dans plusieurs conciles. On fit schisme avec lui; et on voit parmi ceux qui s'élevaient contre ses violences saint Martin, saint Ambroise, et le pape Sirice. II ne Élisait néanmoins qu'exécuter à la lettre lels lois des empereurs.

Les priscillianistes s'armèrent à leur tour contre les Ithàciens, lors de l'invasion des Vandales. Ils recouvrèrent leurs églises pendant les désordres qu'occasiona cette révolution , et les évêques catholiques n'eurent plus la liberté de communiquer entre eux. C'est alors que l'Espagne fut réduite à l'état le plus déplorable. La discipline se perdit, »!■•* la foi s'altéra, les opinions se mêlèrent corom^

les peuples; on ne sut plus ce qu'on dévêtit croire, et cependant on s'égorgeait toujours.

Etaideiem- L'cmpire d'Orient était entier ou à peu près.

pire d'Oricni.

ANCIENNE. SgS

Il comprenait rillyrieorientale,laThrace,le Pont, l'Asie mineure, Ja* Syrie et l'Egypte. Les Barbares n'avaient pu s'y établir nulle part, et il jouissait de la paix qu'il avait faite avec la Perse; mais l'Église était troublée.

La nature humaine et la nature divine ne sont „ ^¥'''^ ^

nestorias.

en Jésus-Christ qu'une seule personne. Les apollinaristes, pour expliquer ce mystère, imaginèrent que le Verbe est l'unique âme de Jésus-Christ. En combattant cette hérésie, on tomba dans une autre. On ne vit dans le Sauveur qu'une âme humaine : on nia que les deux natures fussent unies' de manière à ne former qu'une seule personne; et on dit que le Verbe habite dans l'homme comme dans un temple. Il s'ensuivait de là qu'un dieu n'est pas né , n'a pas souffert , n'est pas mort pour nous.

Nestorius, évêque de Constantinople, fut au- cethéîiïuiiî.^! teur de cette hérésie. Vain, présomptueux et violent, il se fit connaître dès le jour de son intronisation, lorsque,' prêchant devant l'empereur, il lui adressa ces paroles : Faites que la foi orthodoxe règne seule sur la terre, et je vous ferai régner avec Dieu dans le ciel; aidez-moi à exterminer les hérétiques, et f exterminerai les Perses ai^ec vous. Il ne lui manquait plus que de dire : Pensez comme moi, ou je vous exterminerai vousmême. D'autres le diront.

Il ne tenait pas à ce fanatique que le sang ne ^.J^^ pcrsécacoulât de toutes parts. Il persécuta les hérétiques

à l'abri d'une loi qu'il obtint de Théodose , et dans laquelle sont nommés les eunomiens , les valentiniens, les montanistes, les roessaliens, les marcionites, les photiniens, Içs paulianistes, les donatistes, les audiens, les manichéens, les arieos, les macédoniens, lesapoUinaristes, les novatiens, les sabbatiens, les priscillianistes, les phrygiens» les borboriens , les euchites ou enthousiastes, les hidroparastates, les ascodrugites, les marcellins. Il n'y est point fait mention des pélagiens, parce Nestorijus leur était favorable. Il importe peu de connaître les erreurs de tous ces héFftiques : il suffit seulement de considérer leur nombre, et on jugera des troubles que la persécution devait produire. Elle commença à Constantinople contre les ariens. En cinq jours , Nestorius les réduisit à un tel désespoir, qu'ils brûlèrent eux-mêmes leur église. Il fut surnommé l'Incendiaire. L'iû* cendie consuma plusieurs maisons.

Un concile de Cct hérésiarque persécuteur souleva bientôt îiTêiTKa!. toute l'Église. S^int Cyrille, évéque d'Alexandrie, le combattit avec force, Nestorius lui répondit par des accusations calomnieuses, et il le fit condamner dans un concile qui se tint à Constantinople. Vous jugez qu'étant à la cour il eut pour lui les eunuques, et par conséquent Théodose. u« .vnode Cependant un synode de Rome le condamnait^

de Rome lui est ^ • •' ,

«oniraife. ^j j^ p^^p^ célestiu avait chargé saint Cyrille d exécuter en son nom la sentence portée contre cet

AlfCIENWE. SgS

hérésiarq^. Un concile général parut alors nécessaire. Tous les évéques en désiraient la convocation, et Nestorius la demandait lui - même : il comptait sm* son crédit à la cour. Ce concile, convoqué par l'empereur, s'ouvrit à Éphèse le jour de la Pentecôte de l'année suivante.

Il ne vint à ce concile aucun évêque ni d'A- ^,^pi»c»»ciie

X d'Ephèse, tenu

fnque, ni d'Espagne, ni* des Gaules. Il n'y avait ^ '*''''»**• plus dans ces provinces de voitures publiques; et 43i. d'ailleurs les dxemins, infestés de gens armés, ne permettaient pas de s'engager dans de longs voyages.

Les évéques d'Egypte et ceux de l'A sie mineure, • arrivés les premiers, condamnèrent et déposèrent Nestorius le jour marqué pour l'ouvertiu^ du concile, et sans attende les autres évéques. Les dé- • pûtes du pape, qui survinrent après le jugement, approuvèrent tout ce qui avait été fait. Mais cette précipitation ayant offensé les évéques d'Orient, qui avaient Jean d*Antioche à leur tête, ils firent schisme , et ils déposèrent , dans leur synode , saint Cyrille d'Alexandrie et Memnon d'Éphèse. %

Les deux partis sollicitaient à. la coiu*. Théo- conduite de

, . Thëodose entre

dose, mat instruit comme à son ordinaire, crut iesd«"p*rtM. faire sagement d'approuver tout à la fois la déposition de Nestorius, celle de saint Cyrille et celle de Memnon. C'est ainsi que, se portant pour juge entre les deux partis, il les condamnait et les approuvait en même temps l'un et l'autre. A la fin

396 HISTOIRC

néantmoins Nestorhis, malgré ses intrig|ies, resta seul déposé. L'empereur rétablit saint Cyrille et M emnon sur leurs sièges ; et Jean d' Antioche abandonna l'hérésiarque. Mais l'hérésie ne fut pas éteinte.

ty"hèl*'" **^"' ^^ voulant prouver contre Nestorius que les deux natures en Jésus-Christ sont une seule personne, saint Cyrille se servit quelquefois d'expressions qui paraissaient confondre les deux natures en une: tant il est 'difficile à ceux qui combattent une erreur d'éviter jusqu'à l'apparence d'uue erreur contraire.

Eiitichès prit à la lettre les expressions de saint Cyrille.. En convenant qu'avant l'incarnation, la nature divine et la nature humaine étaient disw tinctes, il avança que, par l'incarnation elles

s'étaient coilfondues, et quecomiiie en Jésus-Christ il n'y a qu'une seule personne, il n'y a aussi qu'une seule nature.

Eutichès était un moine de Constantinople qui avait la protection de Chrysaphius, eunuque toutpuissânt à la cour. Théodose se déclara pour lui. Il eut pour sectaires tous les moines d'Egypte, et il fut surtout soutenu par Diçscore, successeur de saint Cyrille. Cette hérésie n'éclata que quelques années après celle de Nestorius. Je les rapproche, parce que je préfère l'ordre des choses à celui des temps.

Les eutichéens accusaient les catholiques d'être

nestoriens, et les catholiques accusaient les eutichéens d'être apoUinaristes. De là naquirent de longues dissensions et de grands troubles. Observons la conduite de l'empereur : c'est à quoi nous devons nous bornera

Eutichès ayant été condamné à Constant inople, rhioàoÈ*tndt-

•^ ^ ^ * ' vient le faatcur.

dans un concile auquel présidait saint Flavien, évêque de cette ville, Chrysaphius, l'ennemi de Flavien, se plaignit à Théodose de cette condamnation : il la lui représenta comme une injustice criante, et il l'assura que tous les pères du concile étaient autant de nestoriens. Aussitôt l'empereur fait venir l'évêque de Constantinople : il en exige une profession de foi , et il convoque un concile à Éphèse pour le juger. Il ne parlait que d'extirper les restes du nestorianisme, et il devenait le fauteur d'une nouvelle hérésie.

L'intrigue fit Dioscore président du concile, et lui donna main forte. Proclus qui commandait en Asie, eut ordre de marcher à Éphèse avec des* troupes. Cette précaution ne fut pas inutile. Les soldats parurent lorsque Dioscore les demanda, et il fallut céder à la force. Ce conciliabule déclara Eutichès orthodoxe : il déposa saint Flavien ; et l'empereur.exila les évéques qui ne voulurent pas souscrire à ces iniquités. On tenta vainement de lui dessiller les y eiix. Tant qu'il vécut , Dioscore jouit de sa victoire pour troubler l'Orient; et ce n'est qu'après la mort de Théodose qu'Eutichès a

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été condamné dans le concile de Chalcédoine. Son hérésie dure encore aujourd'hui.

TMît<boiif«« Dans le temps que Thérésie de Nestorius trou-

»▼«<• Attila el * *

Biéda^cbeud.. j^i^it l'Orient, Attila et Bléda, chefs des Huns, 433. menaçaient Fempire ; et Théodose achetait la paix. Il s'engagea à ne donner aucun secours aux ennemis des Huns, à rendre tous les transfuges qui s'étaient rétirés sur les teires de l'empire, et à payer tous les ans un tribut de sept cents livres pesant d'or. Après avoir fah ce traité , les Huns tournèrent leurs armes contre les nations septentrionales. Nous les reverrofts bientôt.

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