‹ Œuvres complétes de Condillac (volume 5)Chapitre 52 sur 54 · LIVRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUINZIÈME

Considération sur tes progrès de la religion dans les trois premiers siècles. Page X09.

Dans quel esprit on doit étudier la religion. Quelles doivent être à cet égard les études d'un prince. Quelle doit être sa piété. Protection qu'il doit à l'Église.

Chàp. 1^'. — Éiai des Juifs sous les princes Asmonéens et sous Hérode, page ii3.

Sons Simon, les Juife devinrent indépendans. Sous Jean Hircany ils font des conquêtes; mais ils sont troublés par la haine réciproque des pharisiens et des saducéens. Aristobule prend le premier le titre de roi, et règne en tyran; et sous Alezandra, qni ne montre que de la Noblesse , Hircan , qu'elle a choisi pour successeur, est forcé de céder à Aristobule , son frère. Pompée rend la couronne à Hircan. Nouveaux troubles. Antoine donne la couronne à fiérode , qui croit s'affermir en répandant le sang. Les prophéties s'accomplissent. '

Crap. II. — Des opinions des philosophes payens avant Jesus-Christ^ et dans les premiers siècles de VÉglise,

page HZ.

Sons Alexandre » les sectes de la Grèce se répandent en Asie. Elles s'établissent en Egypte sons Ptolémée Soter, sons Philadelphe, qni bâtit le Musée. Sons les successeurs d'Évergète , les philosophes fuient A leur retour, l'Egypte devint le centre de toutes les sectes. Origine du sincrétisme. Ignorance et superstition des Égyptiens. Conduite de leurs prêtres qui veulent tout concilier* Toutes les sectes. Origine de l'éclectisme. Chef de cette secte. Objet que se proposaient les éclectiques. Jjesax enthousiasme. Leurs principes absurdes. Ils défendent ridoUtrie par des allégories. Ils emploient contre la religion chrétienne le mensonge et l'imposture. L'éclectisme n'était qu'un sincrétisme absurde.

45(3 TABLE BSS MATliUUTS

Chap. III. — Des opinions qui se sont introduites parmi kt Juifs , 3oo ans anviron avant Jésus-Christ. page i34'

Quand et pourquoi les Juifs d'Alexandrie adoptèrent le sincrétbme. Commencement de la vie ascétique parmi les Juifs. Comment \fis esséniens et les thérapeutes adoptent des idées pythagoriciennes. Les Juifs d'Egypte portent en Judée leurs usages. Manière de vivre des esséniens. Ds^ éprouvaient ceux q«'ik recevraient. Ccmibieii ils étaient attachés à leurs supeis^ titions^ Leur doctrine. Les thérapeutes plus contempîatife que les esséniens et plus enthousiastes. Cette vie ascétique a été admirée avec peu de fondement. Les pharisiens ont embrassé la philosophie mystérieuse et symbolique. Ils ont siu'chargé la loi d'œuVrés surérogatoires. Leur doctrine. Ils subsistent encore sous le nom de rabins. Les saducéens rejetaient les allégories et les interprétations , et s'en tenaient à la lettre de rÉcrilure. Ils tombaient dans des erreurs afin de ne pas penser comme les pharisiens. La secte des caraïtes était la p/os raisonnable. Les sectes des" Juifs étaient unies de communion.

Chap. iv. -^ Des obstacles qui s'opposaient à VétahUssemeni de la religion chrétienne, page i5o.

Obstacles qui . s'o|)posaient à la propagation du chnslianismei Pi'emier. Les sectes qui divisaient-les Juifs. Deuxiènif' Les caractères de ces sectes. Troisième. Les préjugés des Jui»* Quatrième. L'idée Êmsse que la plupart se feisaiènt du Messie. Cinquième. Les faux dieux , dont le culte étart cher, principalement aux Romains. Sixième. Les imposteurs alors fort communs. Septième. Le peu d'étonnement que causait le col^ rage des martyrs. Huitième. La prévention contre les Jnî»- Neuvième. Le mépris dies Juiffe pour les chrétiens. Di»^^' Les philosophes intéressés à combattre le christianisme. En^ mot, tons les préjugés cpii régnaient.

DE l'histoire ancienne, LIV. XV. 4^7

Chàp. t.-^ Considérations sur le premier siècle de V Eglise,

page 157.

Combien la raison est insuffisante pour éclairer l^s préjugés* Des hommes ignorans étaient destinés à les éclairer. Sesmiraclea sont des démonstrations à la portée de tous. Première» prédications dans la Palestine* Simon le magicien. Source de $es erreurs. Son système. Ses impo^turets. Que. les Bi>maiB$ ne Font pas mis au nombre de leurs dieux. Autre fait qu'on rapporte avec aussi peu de fondement. Les gnostii^es ont puisé dans la même source que Simon. Leurs erreurs. L'Eglise fait des progrès. ]M(œurs des premiers chrétiens- La compersion des gentils donne lieu à une question , et au premier concile. La charité régnait parmi les églises. Des imposteurs troublaient la paix. Persécution sous Néron. Sous Vespasieu', les Juifs restent sans temples et sans sacrifices. Les Chrétiens sont enveloppés dans la persécution que Domitien fait aux Juif$. Prévention générale cpntre les Chrétiens. Les. prêtres du paganisme et des philosophes calomnient TÉglise;

Chàp. V?. — Idée générale des événemens dans le second siècle de V Église, page 176.

Sous Nerva, les Chrétiens goûtent la paix. Ils sont persécutés sous Trajan. Mais on ne sait quels crimes leur imputer* Pourquoi la persécution est plus grande sous Adrien. Premières apologies. La persécution diminue. Les Juifs sont entièrement chassés, de Jérusalem. Commencement de la doctrine des deux principes. Conversion de saint Justin. Les perse-, cutions qu'elles n'ont pas empêchées redoublent sous Marc-Aurèle. Antres écrits pour la défense de la religion. Montan , faux prophète. Erreurs des montanistes. Hérésies des eucratites ou contlnens. Pourquoi les persécutions cessent sous Commode. Ouvrage de saint Irénée contre les hérétiques. Question sur le jour que la pâque doit être célébrée. Les hérésies et les persécutions d.ins le deuxième siècle n'ont pas empêché les progrès de l'Église.

458 TABLE DES MATlikaES

Chap. VII. Considérations sur ie second siècle, page 189.

Dans le premier siècle , révangile était prêché ayec la pins grande simplicité. Dans le deuxième, il attire Tattention des savans et des philosophes. Alors les sectes de philosopLie tombaient dans le mépris. Les hommes les pins éclairés se convertissaient Os combattaient tontes les sectes de philosophie. Quelquefois ils en corrigeaient le langage , et re?endiquaient les vérités qu'elles enseignaient. Cest sous différens points de vue que les pères du deuxième siècle louent et blâment les mêmes sectes. Ib rejetaient Aristote. Bs fiaûsaieiit cas de Platon. Ds ne croyaient penser comme lui que parce qoe, selon eux, Platon avait pensé en chrétien. Par-là ils se rapprochaient des philosoppes, qui quelquefois se rapprochaient aussi des chrétiens. Et on entreprend de faire voir qne ce que la religion enseigne s'accorde avec ce que les. philosophes ont dit de mieux. On parlait quelquefois de la religion comme si elle n'eût été qu'une philosophie plus saine. Il y ayait diL danger à vouloir la concilier trop avec la philosophie. II en naquit des hérésies.

Chap. VIII. — Depuis le commencement du troisième sièck Jusqu'en 3^5 que Constantin donna lapaix à rÉgUse^

page aoi.

L'éclectisme était la philosophie du troisième siècle. Dangers de cette philosophie ténébreuse. Les Éclectiques se piquaient d'être gens de lettres, et surtout orateurs. Les pères de l'Église qui se prêtent au goût du siècle, s'appliquent! toutes les études des Grecs , et s'éloignent de plus en pi»* J»* la simplicité des apôtres. Sous Sévère, une persécution excite le zèle de Tertullienl Objet de Tertullien dans son apologie- Erreurs où tombe Tertullien. Dans les temps de paix» *^ chrétiens étai^t persécutés par les jurisconsultes. Zèle des chrétiens et leurs écoles. Saint Clément d'Alexandrie prend» défense de la religion. Source des erreurs où il est tonane* Origènes, célèbre de bonne heure, et persécuté par ^^ trius, év^ue d'Alexandrie. Il a formé un grand nombre «

i)E l'histoire AirCIBI^NE , tIV. XV. 4^9

disciples. Il a fait quantité d'ouvrages, U est tombé dans des erreurs. Persécution sous Maximin, assassin d'Alexandre Sévère. Les chrétiens avaient alors des églises publiques. Leurs moeurs se corrompent, parce qu'ils sont long-temps sans être persécutés. Cruelle persécution. Grand nombre de chrétiens succombait. Beaucoup aussi souffrent le martyre. La persécution ayant cessé , on demande si FÉglise pouvait absoudre les apostats. Erreurs de Novatien à ce sujet. Novatien est lepreinierantipape.il est condamné. Après quelques persécutions, la paix est rétablie dans l'Église. Disputes sur la validité du baptême des hérétiques. Manès. U établissait deux principes. Persécution sous Diodétien. Lâcheté de ceux qu'on nomma traditeurs. Schisme des donatistes. Commencement de l'ananisme.

Chap. zx. — - De la discipline dans les trois premiers siècles.

page 228.

Pourquoi la discipline a varié dans les.trois premiers siècles. Usages généraux. Lieux où l'on s'assemblait. Peu de cérémonies. Jours solennels. Conunent les gentils étaient reçus dans l'Église. Pénitence publique. Ce que l'Église exigeait dans ses ministres. Subordination qui s'établit parmi eux. Usage des communications. La célébration de l'eucharistie. Les jeûnes des chrétiens. Les opinions qu'on avait sur le mariage portaient au célibat. Commencement de l'ordre monastique.

Chap. x. — Conclusion de ce livre. Page a37.

Les apôtres étaient convaincus de la vérité de l'évangile qu'ils prêchaient. L'accomplissement des anciennes prophéties, premier motif de leur conviction. Les miracles de Jésus. Christ, second motif. L'acomplissement des prophéties de Jésus-Christ, troisième motif. Comment les apôtres convaincus ont donné de nouveaux motifs de conviction pour les hommes éclairés qui se sont convertis dans le second siècle. Motifs de conversion dans le troisième siècle.

46o TA.BLS DES MA.Tlifi£$

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