LIVRE QUATRIÈME
Des moyens par lesquels nous tâchons de suppléer à l'évidence.
Chap. i^"". — Réflexions sur l'attraction. Page i6i.
Ce serait une erreur de supposer que l'attraction suit toujours la même loi. Il faut être en garde contre la manie de généraliser. Les Newtoniens ne sont pas tout-à-fait exempts de reproches à cet égard. Attraction qui n'a lieu qu'au point du contact, ou que très-près de ce point. Exemples de cette attraction. Combien l'attraction agit différemment suivant la variété des circonstances. Comment , d'après l'attraction , les Newtoniens expliquent la solidité et la fluidité. La dureté. La mollesse. L'élasticité, la dissolution , la fermentation etl'ébullition. Défauts de ces explications. Question vaine au sujet de l'attraction.
DE LART DE RAISOÎ^NEK. b^v»
Chap. II. — De la force des conjectures. Page 170.
Utilité des conjectures. Excès à éviter. 11 faut quelquefois faire des conjectures pour arriver à l'évidence. Quel est le plus faible degré de conjecture. Usage qu'on en doit faire. Second degré de conjecture. Sur quoi il est fondé. Combien il est peu sur. Erreurs où il fait tomber. Comment il acquiert de la certitude. Les conjectures ne sont pas des vérités ; mais elles doivent ouvrir le chemin à la vérité. L'histoire est le véritable champ des conjectures.
Chap. m. — De l'analogie. Page 177.
L'analogie a différens degrés de certitude. Analogie ^es effets à la cause , et de la cause aux effets. Exemple où l'analogie prouve que la force se meut sur elle-même et autour du soleil. Analogies qui viennent à l'appui. Analogie qui n'est fondée que sur des rapports de ressemblance. Analogie fondée sur le rapport à la fin. Elle prouve que les planètes sont habitées. Elle ne prouve pas de même que les comètes le sont. Exemple où les différens degrés d'analogie sont rendus sensibles.