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CHAPITRE VII

De la gravitation mutuelle des planètes entre elles, et de» planètes avec le soleil.

Irrégularités Tous Ics corps dc notre système agissent et

que 1 aitraction i •/ o

duit'*'dàL'"u réagissent les uns sur les autres en raison inverse

mouvement d* , i i i •

la »"'.'«•,, du carré de leurs distances, et en raison directe

Fig. lii. '

de leurs masses.

Lorsque la lune se trouve dans son premier et dans son dernier quartier, elle est précisément comme si elle n'était attirée que par la terre , puisque ces deux corps sont alors également attirés par le soleil. ^

DE RAISONNER. i4q

Mais quand elle passe de son second quartier au point où elle est en conjonction, elle précipite son mouvement, parce qu'elle est plus attirée vers le soleil ; comme elle le ralentit , quand elle va à son premier quartier, parce que le soleil l'attire moins.

Enfin , quand de son premier quartier elle va au point où elle est en opposition , pour revenir à son second quartier, son mouvement s'accélère encore , parce qu'elle obéit d'autant plus à l'attraction de la terre , qu'étant plus éloignée du soleil, elle en est moins attirée. Ajoutez à tout cela que cette double attraction produit encore des effets différens , suivant que la terre est dans son périhélie ou dans son aphélie.

Cette accélération et ce retardement du mouvement de la lune sont donc un effet de l'attraction du soleil combinée avec l'attraction de la terre ; et la lune décrirait des aires proportionnelles aux temps , si elle n'était attirée que par notre globe. Les irrégularités de son cours ne sont donc pas une difficulté contre le système de Newton : elles le confirment au contraire.

Quelque éloie^nés que les satellites de Jupiter et pourquoi

*■ <-> i^ *■ ^ les irrégularités

de Saturne soient du soleil , ils sont assujettis à la f^'^l\, I2\l

A 1 • ••11 . lî . L • J'I lites de Jupiter

même loi; mais ils le sont a autant moins , qu ils et de saiûme

ne sontpassen-

sont à une plus grande distance : et quoique l'ac- *''''"• tion du soleil ne puisse manquer d'altérer quelque peu leur cours , elle est si peu de chose en compa-

Irré

l5o DE l'art

raison de l'action de Saturne et de Jupiter, que cette altération n'est pas sensible au télescope. roduiifs'Tanî Puisquc Ics plauètcs agissent et réagissent aussi nVt«"ar7eur Ics uttcs suF Ics autrcs , cUcs doivent altérer mu-

gravitation rau-

"""* tuellement leur cours; et on remarque cette alté-

ration dans le cours de Saturne et dans celui de Jupiter, lorsque ces planètes sont toutes deux du même côté. Si l'on n'observe pas la même chose ^ à l'occasion des autres planètes , c'est que leur masse étant beaucoup plus petite , l'action réciproque des unes sur les autres ne peut pas changer d'une manière assez sensible le cours que l'attraction du soleil leur prescrit. Le cours des comètes et celui des planètes doivent aussi s'altérer réciproquement lorsque les comètes passent dans le voisinage des planètes.

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