CHAPITRE IV
Comment on explique l'inégalité des jours.
î e jonr roi,- La cliirée (lu jour dépend du temps que le soleil position a la ^gj g^j. l'horizou. Le jour commence lorsque le soleil se montre au-dessus de l'horizon. Il finit, lorsque cet astre descend au-dessous ; car Fhorizon partageant la terre en deux hémisphères égaux, vous ne sauriez voir le soleil lorsqu'il éclaire Thémisphère opposé.
sphcredroiie Placcz-vous sur l'équateur ; votre horizon cou-
qui donne les
S'^''"'"'"^ pera ce cercle et ses parallèles en deux moitiés ; l'une supérieure, l'autre inférieure. Il vous cachera donc la moitié de la révolution diurne du soleil : cet astre sera 11 heures au-dessus de l'horizon, iî2 heures au-dessous ; et tous les jours de l'année seront égaux aux nuits. Cette position où l'horizon coupe l'équateur à angles droits se nomme sphère droite.
sphèreparai- Si VOUS VOUS trausportcz sous l'un des pôles,
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ei%Tx°'mois"<]I votre horiz^on se confondra avec l'équateur ; vous ne verrez le soleil que pendant qu'il parcourra une moitié de l'écliptique, et il vous sera caché pendant qu'il' parcourra l'autre moitié. L'année sera donc partagée , pour vous , en un jour et une nuit , l'un et l'autre de six mois. Cette position se nomme sphère parallèle.
Enfin si vous vous supposez entre le pôle et sphère oblique
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l'équateur, le plan de ce cercle sera coupé obli- i«"'^« '"«g»"* quement par le plan de votre horizon. Dans cette supposition, l'équateur sera partagé en deux parties égales ; mais les cercles parallèles seront partagés inégalement. Pour nous , par exemple , il y a une plus grande partie des cercles septentrionaux au-dessus de l'horizon , et une plus petite des cercles méridionaux. Un coup d'œil sur un globe vous rendra cela plus sensible que toutes les figures que je pourrais vous tracer ; cette dernière position est la sphère oblique.
Maintenant il est aisé de comprendre que , lorsque le soleil est dans l'équateur, le jour doit être égal à la nuit ; puisqu'il décrit au-dessus de l'horizon une partie de cercle égale' à celle qu'il décrit au-dessous. Voilà pourquoi on donne à l'équateur le nom d'équinoxiaL
Vous voyez par la même raison que les jours doivent augmenter pour nous, lorsque le soleil *
approche du tropique du cancer; car cet astre nous éclaire d'autant plus long-temps, qu'il décrit au-dessus de l'horizon de plus grandes portions de cercle. Au contraire les jours doivent diminuer lorsqu'il rétrograde vers le tropique du capricorne ; parce qu'il est d'autant moins sur l'horizon , que les portions de cercle qu'il décrit sont plus petites.
On nomme équinoxes les points où l'équateur lesiq^nnoxos.
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coupe Técliptique, parce que, lorsque le soleil y arrive, les nuits sont égales aux jours; l'un est Téquinoxe de printemps, vers le 21 mars; l'autre est l'équinoxe d'automne , vers le ^3 septembre.
Les soisiiccs. On nommc solstices les points de l'écliptique qui viennent se confondre avec les tropiques. Alors le soleil est dans son plus grand éloignement de l'équateur, à 23 degrés et demi, et il est quelques jours sans paraître sensiblement s'en rapprocher; le solstice d'été est dans le premier degré du cancer, où le soleil fait le plus long jour, vers le 21 juin. Le solstice d'hiver est dans le premier degré du capricorne , où cet astre fait le jour le plus court, vers le 22 décembre.
les colores. Daus CCS quatrc points on fait passer deux grands cercles, qui se coupent à angles droits aux pôles du monde ; l'un se nomme colure des solstices , et l'autre colure des équinoxes. Ce sont les cercles les moins nécessaires à la sphère.
Les jours pris Jusqu'icl nous avons considéré le jour par oppo-
ponr des révo- *■ I i J
i"eure7, ^n'on^ sitiou à la uuit : mais on nomme encore jour le
pas exaclemeiit • 7 /^ i i • i . 1
fa même durée, temps qui S ccoulc dcpuis le moment que le soleil quitte le méridien d'un lieu, jusqu'au moment où il y revient.
Ce jour excède le temps d'une révolution de la terre sur son axe : car pendant que par un mouvement diurne, le soleil va d'orient en occident, il avance dans l'écliptique d'occident en orient ,
et il revient par conséquent plus tard au méridien d'où il était parti.
Mais cet astre ne parcourt pas chaque jour un espace égal dans Técliptique. Ce que nous avons dit plus haut vous fait voir que le mouvement du soleil dans l'écliptique , n'est autre chose que le mouvement de la terre dans son orbite. Or la terre décrit en temps égaux de plus grands arcs dans son périhélie que dans son aphélie. C'est donc une conséquence que le soleil n'avance pas toujours également dans l'écliptique , et que tous les jours n'excèdent pas d'une égale quantité chaque révolution de la terre sur son axe.
Ainsi, quoiqu'on divise le jour en vingt-quatre heures, il ne faut pas croire que la durée en soit toujours égale : elle varie au contraire d'un jour à l'autre. Mais les astronomes prennent un terme moyen entre les plus longs jours et les plus courts : par-là ils les réduisent à l'égalité ; et cette réduction se nomme équation du temps. Elle se fait en divisant en heures égales le temps que le soleil emploie à parcourir l'écliptique.
Puisque nous voilà dans la sphère , je crois à propos de continuer et d'achever de vous en donner une idée exacte. Ce sera le sujet du chapitre suivant.