LA FACULTÉ DE PENSER
Ces deux facultés, la volonté et l'entendement, se confondent dans une faculté plus générale, qu'on nomme \di faculté de penser. Avoir des sen-
sations , donner son attention , comparer , etc. , c'est penser. Eprouver un besoin, désirer, vouloir, c'est encore penser. Enfin, le mot pensée peut se dire, en général, de toutes les opérations de l'âme , et de chacune en particulier , comme le mot mouvement s applique à toutes les actions du corps.
Le mot penser vient de pensare, qui signifie peser. On a voulu dire que, comme on pèse des corps, pour savoir dans quel rapport le poids* de l'un est au poids de l'autre, l'âme pèse en quéÙ que sorte les idées, lorsque nous les comparons pour savoir dans quels rapports elles sont entré elles. ■ -^'■- • •^'- ^^- '^'->^^''' M,-.- ..,ih^
Pal-'là vous voyez que le mot penser a eu deux acceptions. Dans la première, qui est celle de peser, il s'est dit du corps , et il était pris au propre : dans la seconde, qui est celle que nous lui donnons aujourd'hui , il a été transporté à l'âme, et il se prend au figuré, ou, comme on dit encore , métaphoriquement. Les Latins exprimaient la pensée par une autre métaphore. Ils se servaient d'un mot qui signifie rassembler , mettre ensemble, parce qu'en effet les opérations de Tentendenient et de la volonté demandent que l'âm e rassemblent des idées, -v *■" '^> / ^' *? .^i
Cet article est un peu plus difficile qiie té premier , j'en conviens. Cependant J€ me borne à faire observer à un enfant ce qu'il fait continuelle-