VI. - ar
mçnt. ^.e grand point est (\e lui faille comprenclrc? ççquec'çst que Vatt,^pl,ian; cay^dès qu'il le comprendra ^ tp^^le.fle^Çfe .sera %Ue.
^^l^'^xnotqgéf.sQ (Jiit du corps et dç l'ân^e.. Or, (ju^ ff4^ le corps quan4 d 3g^i*< - d SvC rniÇi^^^ ^.e i^ouv^m n>(^pt es|t, donc l'afiûpn (la cprpjs , et autant on dia-. tii>gL^e de mo^yeniens dans le c,o,çp^, entant on distingue d'actions différentes.
^, Ç^rmji le^ j^ctions , lesi \^î^^ sQnt , ^atyrelks , parçjç: qu'elle^ .§e^ font, par nne suite 4e notue Gojf>formatio% et s;^ns être dirigées par notre volonté-, T^ls s()^% l^es ;gi^n;v^^ien^<|m.spnli k p»inçipi^4q
D'antres actions, du CQrp$ s§ Ipnjt , parcç qn^Bj nous les :mouIoM ftipe, parce qvienQus dfirigeon& nous-rnémies no§ mouvewenj^- Vous vo^is pron mené?:, parce que yous ^v^^lea^ Yom l^mïmf^me Ces actions se nornmçr)^ 'VPlç^^if^^'SK, ii , )M^: > ^ l^pTsqu'c^faijt sç>ujvent/a^^/c^^ e(f>/p^ l^)?fl4n?fe» lactions, il arrive enfin qu'il I^i^ifait ayeq tajut <feî £%Gilit4 ^ ' que) nç^Si nl^yqiijs pli^iiS be^oift^ d'^^nj diïi gev lesmoïAvemens : il agit alorsi^pmime s'il était détjeçmipé^ p^ .sa siqule organisation. €jes sortes
d'actions sont ce qu'on nomme des habitudes. Il est aisé d'en trouver des exemples.
Mais, quoique les actions tournent en habitudes, elles ont été volontaires dans le commencement; et elles ne sont devenues habituelles , que parce que notre corps les a souvent répétées. Pour en contracter l'habitude , il faut qu'elles soient dirigées par l'attention ; et quand l'habitude est contractée , elles préviennent la volonté , et se font sans nous , c'est - à - dire sans que nous soyons obligés d'y penser. Nous avons, par exemple, eu beaucoup de peine à apprendre à lire , et aujourd'hui nous lisons comme si nous n'avions pas eu besoin d'apprendre. ^
Les actions de l'âme , c'est-à-dire les opérations de l'entendement et de la volonté, deviennent habituelles , ainsi que les actions du corps. Il y a des choses que nous n'aurions pas entendues dans notre enfance, et sur lesquelles nous raisonnons aujourd'hui avec la même facilité que si nous les avions toujours sues. Un multitude de jugemens d'habitude se décèlent dans l'usage que nous faisons de nos sens. De pareils jugemens se montrent encore d'une manière plus sensible dans ces liaisons d'idées, qui sont tout à la fois le principe de nos égaremens et de notre inteUigence. Souvent nous ne nous trompons que parce que nous obéissons , sans nous en douter , à de fausses liaisons , qui nous sont devenues habituelles ;
3^4 PRlêCIS
et c'est alors que nous nous opiniâtrons davantage dans nos erreurs. D'autres fois nous ne concevons avec facilité, que parce que nous jugeons d'après des liaisons qui ont été mieux faites. Plus ces liaisons nous sont habituelles, moins nous les remarquons , et plus aussi notre conception est rapide. Notre esprit n'est même étendu , qu'à proportion que nous avons eu occasion de former beaucoup de liaisons de cette espèce. Ces exemples ne sont pas à la portée d'un enfant ; mais il sera facile d'en trouver dans les jugemens qu'il portera lui-même ; et on lui fera remarquer ce que ses jugemens d'habitude ont de vrai ou de faux.
Lorsque les habitudes sont une fois contractées, nous paraissons faire les choses naturellement, parce que nous les faisons avec la même facilité que si la nature seule nous les faisait faire. Mais si l'on dit que de pareilles actions sont naturelles, on parle improprement; et pour nous assurer qu'elles sont un effet des habitudes que nous avons contractées, il suffit de nous rappeler que nous avons appris à les faire.
Nous pouvons augmenter le nombre de nos habitudes , parce que nous n'avons qu'à faire souvent une chose, et nous contracterons l'habitude de la faire. Nous pouvons aussi diminuer le nombre de nos habitudes ; car si nous cessons de faire une chose, il arrivera que nous la ferons avec
moins de facilité , et que nous aurons même de la peine à la faire. Alors , bien loin de la faire par habitude , il nous sera difficile de la faire , même lorsque nous le voudrons.
De là il résulte que nous pouvons acquérir de bonnes habitudes, et nous corriger des mauvaises.