‹ Œuvres complètes de CondillacChapitre 87 sur 131 · DES EL^MENS DU DISCOURS · texte numérisé non relu

DES EL^MENS DU DISCOURS

onu'r/'rouTe's ^ ^^^ avoDS l'emarqué , Monseigneur, que la vue pariVeTceTo"! cst conf use , lorsque nous voulons voir en même temps tous les objets qui nous frappent les yeux ; et qu'elle devient distincte, lorsque nous regardons les objets les uns après les autres. Or la vue de l'esprit est comme la vue du corps; et bous avons reconnu que nos pensées sont naturellement des tableaux confus, dont nous ne distinguons les parties, qu'autant que nous apprenons l'art de faire succéder, avec ordre les unes aux autres, les idées qui s'offraient à nous toutes ensemble.

Cet art a commencé avec les langues , et , comme elles, il s'est perfectionné lentement. C'est pourquoi nous les avons regardées comme autant de méthodes analitiques plus ou moins parfaites. Nous avons jugé qu'absolument nécessaires pour nous rendre compte à nous-mêmes de nos pensées, elles le sont encore pour nous conduire à des idées que nous n'aurions jamais eues sans leur secours; qu'elles contribuent plus ou moins au

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développement de l'esprit , suivant qu'elle^ fournissent des moyens plus ou moins commodes pour l'analise de la pensée; et qu'on se tromperoit, si on ne leur croyait d'autre avantage que de nous mettre en état de nous communiquer nos idées les uns aux autres.

Il s'agissait donc de découvrir les moyens que ^H" '^^'*

o J 1 seconde partie.

les langues emploient pour analiser la pensée : recherche qui nous a fait connaître ICvS élémens du discours. Il nous reste à observer en particulier chacun de ces élémens. Il faut voir ce qu'ils sont chacun en eux-mêmes, et quelles sont les règles auquelles l'usage les assujettit.

tend par le mof

substance.

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