CHAPITRE III
Des Nombres.
ombre sin- Noinbre
Les noms sfénéraux se disent d'une seule chose ^>
C gulier
OU de plusieurs. Dans le premier cas, ils sont au p'""""'* nombre singulier; dans le second, ils sont au pluriel ; et cette différence se remarque par la terminaison.
Je dis les noms généraux; car les noms propres i-es non»
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emportent l'unité , et sont toujours du nombre Erè^piurier™' singulier. C'est figurément qu'on dit les Césars, les Turennes, et alors on les généralise.
Dans la classe des noms propres, il faut mettre , ^i les noms
1 r -' des métaux.
les noms des métaux : or, argent, Je?-, signifient chacun une substance, qui, quoique composée de parties , est regardée comme une masse individuelle. On ne les emploie donc jamais au pluriel. Il est vrai qu'on dit des fers; mais ce mot se dit alors des fers d'un cheval, ou on l'emploie figurément pour chaînes.
Les noms des vertus habituelles, telles que la >!« nom..
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charité, la pudeur, le courage, n'ont point de iJls^'""' °°'"" pluriel; il en est de même de plusieurs idées que l'esprit est naturellement porté à regarder comme singulières '.faim, soif, sommeil^ sang. Quelques mots n'ont point de singulier : matines,^ nones,
vêpres^ ténèbres ^ pleurs , gens^ etc. Sur tout cela il faut consulter Tusage.
Marqi.edu La luarque du pluriel n'est pas toujours la
nombre pluriel. *■ ' r J
même. La règle la plus générale est de terminer les noms par une s ou par une x. Père, mere^ bonté, vertu, etc., prennent une s , pères, mères, bontés, vertus. '
Ceux qui au singulier finissent en eau euj bateau,
feu, prennent une x; écrivez donc bateaux, feux.
L'usage vous instruira , ou plutôt il vous a déjà
instruit des autres terminaisons que les noms
prennent au pluriel , et il serait inutile de vous
arrêter sur ces détails. Je vous ferai seulement
remarquer que les deux nombres sont semblables
dans tous les noms qui finissent au singulier par
une j", un z, ou un x, nez, voix, fils.
iiyadesian- Toutcs Ics laugucs out plusicurs nombres. Le
eue*! qui ont un O J
âuei. grec a même un duel ; c'est-à-dire une terminai-
son particulière pour les noms qui conviennent à deux choses. L'hébreu en a aussi un, mais seulement pour les choses doubles; comme les yeux, les mains.
L'adjectif se Dès qu'ou cmploic un substantif au singulier ou au pluriel, suivant qu'on parle d'une chose ou de plusieurs , il était naturel de mettre l'adjectif au même nombre que le substantif, afin de marquer plus sensiblement le rapport de l'un à l'autre. On a donc dit : un homme prudent , des généraux habiles. Cette règle ne souffre point d'exceptions .
met au rneme nombre que le substant