VI. 3r
les Italiens parlent aujourd'hui : ils disent il conte ^ le comte.
Il est donc prouvé quV/, que nous^ prenons
pour le nom de la troisième personne , est un
adjectif qui détermine un substantif sous-entendu.
Ainsi, quand nous disons, il parle , il chante,
nous suppléons le substantif qui a été nommé
auparavant.
les^a^^ns^^'ouî Mais , quoiquc nous soyons dans l'habitude de
fujraTed^n uc pas prouonccr le substantif que l'adjectif//
modifie , nous nous le rappelons cependant ; et
en conséquence cet adjectif paraît en prendre la
place. Nous croyons , par exemple, qu'// est pour
le pêcher; et nous sommes d'autant plus portés à
le croire , que l'usage ne permet pas de dire il
pêcher. Voilà pourquoi on a donné à cet adjectif
le iiom de pronom , c'est-à-dire de mot mis pour
un autre. Nous traiterons ailleurs des pronoms ,
il suffit pour le présent d'avoir considéré il et elle
comme noms de la troisième personne.
o/i,ain.ique 0/2, aiusl quc l'o/z, est encore un nom delà
Von, nom de la '■
Test^un troisième personne. Ils viennent, par corruption, le premier (^ homme , le second de V homme. Ce mot est un vrai substantif, il ne peut être mis à la place d'aucun nom , il ne se rapporte même à aucun , et il ne laisse rien à suppléer. En effet, dans on joue , on est le nom d'une idée qui existe dans l'esprit, comme celle de tout autre substantif; seulement cette idée est vague , et si
troisième
sOnne
substaalif.
en on.
on (lit on^ c'est qu'on ne veut déterminer ni quelles sont les personnes qui jouent , ni quel en est le tiombre.
On est préférable à Von , toutes les fois qu'il ^^TJ^^j? <i"', n'occasionne pas une prononciation désagréable. '' ^^ ^ Dites et Von, il faut, que Von commence, plutôt que et on, il faut qu'on commence.