‹ Œuvres completes de Condillac, Volume 2Chapitre 31 sur 57 · PROPOSITION V · texte numérisé non relu

PROPOSITION V

« Il ne peut pas y avoir, dans la nature , deux « substances , ou davantage , d'tlne même nature c< ou d'un même attribut. »

Démonstration.

m S'il y en avait plusieurs, elles seraient dis- <c tinguées par la diversité des attributs , ou par « la diversité des affections (Propos, précéd.). Si « elles ne l'étaient que par la diversité des attrit buts , il n'y en aurait donc qu'une du même at- « tribut. Mais veut-on qu'elles le soient par la « diversité des affections? En ce cas, comme la « substance est de nature antérieure à ses affec- « tions ( Propos, i ), les affections mises à part, et a la substance considérée en elle-même, c'est-àa dire (Définit, m et vi), considérée comme ellfe « doit l'être, on ne pourra pas concevoir une subs- « tance distincte d'une autre, c'est-à-dire (Prop. « précéd.), qu'il ne pourra pas y en avoir plu- « sieurs, il n'y en aiu*a qu'une seule. »

Je remarque, premièrement, que non -seulement des substances pourraient être distinguées par la diversité des attributs, ou par la diversité des affections, mais peut-être numériquement; c'est-à-dire qu'il pourrait peut-être y ^ivoir des

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