DES «T^T^MES
les plus ^ossîèrfis et ho^ j>lu$ Mo»ibl^ :: mmc€ ne pouvons^nous kB d^sery^qr que qwnd la. pHwt en cach^ tout }e jeu. hss gutrefiî $P0|: un iîîssu idt fibres si déliées., si wl>tile3 , 411e npus a'y ^9ttri«Of r4ea àémêl^ri 00m ne pp^vons isompc^^b^ »(i le {M'incipe de tenr actioj»^ w la twqii des^lfefjs i]u'ils produisant» Si «iniseid loorps estune léntigme pour nous, qurfle émignae «'estipe pas cpm V^OÀvers.
Que penser djonc du piVQjjet de kwsr que ^y<ec des cubes ^u'il fait mqu^oir» il pnàtfi»4 expliqueyt k lormatioo diU x»oude 9 l£L<9((i»â»tioii <les oorpfi^ et tous pbé^mènesP'Quetdu Ibnd ^e Ma cabî«ie)t;un philosophé msaà^ de.ccemmr la matière, d eu dis^pps^ à .son ;gpé, rioik m ;ré8is£e. C'est «que l'itmigmttkin yok t^ttrt îce jçp'il iui cplait et Be Moit >rke»i )de film. Mnis desifajrpc»- r thèses 'CiusfH acbà^sakes in^e^i^andiept idn tjoBtiBnr aucune «vérité 9 elles ^retandetiitvau îckmfr^iie , tle progrès des sciences^, «et devâeufiient tisèatdangé^ Teuses par 4e6 erreui^ quidlea font adop^v Cest il des suppoûti(»»s Ydçues quUl ifaitt .aitxifahmr les ^himèpes des alûbimi«t^a, et rig^io«*a]ïoe ti3Wi kis ^physiciens ont été pend^MAt plusibim/^èiolès^
Les abusidefoette niéthcidetse&tttiSurtputiâajh tir dans les sciences de pratique : la médêrâfte jâD est un e$;eniple.
Par 4'ignaraneç où nous ]sorwies aur iles/pimdtpes de la >vie «t née la stoté.^.oett^ sw^e cest
a64 TRAITÉ
toute en conjectures, c'est-à-dire en suppositions qu'on ne peut prouver; et les cas y varient si fort, qu'on ne saurait s'assurer d'en trouver deux parfaitement semblables ; les médecins qui suivent la méthode que je blâme, en font une science qui se confotme constamment à certains principes. Ils rapportent tout aux suppositions générales qu^ils ont adoptées, ils ne prennent conseil ni du tempérament des malades ni d'aucune des x^rconstances qui pourraient déranger leurs hypothèses. Ils font donc tout le mal que l'ignorance de ces choses doit naturellement occasioner.
Malheureusement cette méthode leiff ^rége infiniment la pratique de l'art; avec un système général , il n'est point de maladies dont au premier coup d'œil ils ne paraissent pénétrer les cause)» et voir les Yemèdes. Leurs suppositions, applicables à tout, leur donnent encore un air assuré ^t une facilité de s'exprimer qui, à notre égard, leur tiennent lieu de connaissances.
Malgré l'inutilité et les suites dangereuses des hypothèses générales , les physiciens ont bien de la peine à y renoncer^ Ils n'oublient pas de relever les hypothèses des astronomes; ils s'ima- ^nent par-là autoriser les leurs; mais quelle différence !
Les astronomes se proposent de mesurer le mouvement respectif des astres, recherche où l'on peut se promettre le succès ; les physiciens
DES STSTilMES. ^ ^65
entreprennent de découvrir par quelles voies s'est formé et se conserve l'univers, et quels sont les premiers principes des choses, vaine curiosité où l'on ne peut qu'échouer.
Les astronomes partent d'un principe certain , c'est qu'il faut absolument que le soleil ou la terré tourne; les physiciens commencentpar des principes dont ils ne sauraient jamais se former d'idée précise.
Disent-ils que ies. parties qui composent les corps ont une essence particulière ? Ils n'ont point d*idée du mot essence. Disent -ils que toutes les parties de la matière sont similaires et qu'elles forment dijfférpns corps, suivant les différentes formes qu'elles prennent, et la quantité du mouvement qu'elles reçoivent? Il leur est impossible d'en déterminer la figure et le mouvement.. Or quel progrès a-t-on fait, lorsqu'on sait que les premiers principes des corps ont une certaine essence, une certaine figure et un certain mouvement, et qu'on ne peut marquer exactement quelle est cette essence , cette figure et ce mouvement? Une pareille connaissance ajoute-t-elle beaucoup aux qualités occultes des anciens ?
Il suffît aux astronomes de supposer l'existence de l'étendue et du mouvement. Nous avons vu comment ils se bornent à rendre raison des ap- {^rences, et avec quelles précautions ils font leurs systèmes.
i66 tRAtti
Lés feypdthèiei» f>li;y^^:iens que je cridqQe ^vlt àestinë^ àtKHis f»!tt t>énétrer dans lâ nature <te l'élt^ùdue, dttïHôtivemetit ^de tdtas corp&; et elles sont l'ouvrage de gem ^ni d'ordiiiaîre <ibMmiyr .pè^, ou qui tnéme dédaignent de Vins- Vn!às*e d€fs obsei^fiftiom que lei» atitres ont faites, l'in 'OUÏ dire qu'on de ces pfa^ciens se ^càxaX;
{Mritt^ipe q»i midaît itiison ^e tous les phénomènes de la chimie, osa eommuntqaer -Èês idé^ à ^ bilHle «faimiste: Gehii^ ayant eu la éômplsrbâ^ce l'écotK^, lui dit qu^l ne loi f^^t qu'une «diiSBeulté, c'est que les faits étaient foiftiaàtfest|u'il ïes supposait. Sé bien,mpekle fh^k:ieti, ^apf^miE^z4es moiy qife jeies expléfiiè. <}ette re^a^tie c^c^ par&iltenient: le cal<ae€èi^ ^^Uti liiid^Aie qui néghge ide is'instinre ^ês fAm-j putee qu'il croit avoir la Taison de tons les|KfaénoiËâèlir^S'q«ceh (^'âs puissent être. Il iblj ^ que4es h^pic^èaies mgaes qui pousent donner line lc($tlâ2inèe mal fondée.
"Quand no^ supposifiiom, dismttcesiphysîciens, ^èraiettt fau^fees on peu cemaines, «ien n^empécke qu^on n^en fasse iiisage potnr arnver à de «grandes connaissanees.Oest ainsi qn'oïï emploie , poisrréleun 4>âtime»t, des «achinc^ qoi deviaKaent inutiles qumfâ il estaehevé^ Ke somwesHtious pas t^detable^ an ^y^tème issotésien des plus beHes ie%despliis:impéi^t»tttes>Aé€Ouvmj}s qu'on^a fsrin», soit dans le dessein de le confirmer, soèt^dans >le
(!é^1âttdèle écmMv^é^ tJés expé^iëifê^ de R«iyghens, Boile, Mariote, WèSvtbn, sur Téir, le fehoc, tà ïûffiî^è et lèà coàleûW , én sotft éés exemples
3Fè tépfâiiâs d'à&oM qilé ïe^ isuppôisitidtas afoiit à un système, ce que lés foàdékiieite soét à M iSdffl5cë. Ainîsi, H tt'y à ^ âssèi de jtistésse à les cortipJKPer âvèc TëS machkiéB ddnt ^ Se àert pottr ébtfstilïiite ùh bâtimettt.
Je a& éfifeuitiB ^ùè tes décWàv^ès ^'on û llites sur l'air, le cË^ , là Iiinttièi^ et les ocmte«Hrs soivt ïîaës â reidpérienée, « taon TJdittt àuît hypothèses àrtAtrédires de quelques phflôsôphes. Le systMne de Descàrtes n'îa, par îuiitnêiiie, enfanté que ddséfrèursTÎl lie taxais à condikits 4t quelques vérifés^e pàJrtx)îitré-cdrip,*c*eSti4 noïfe don^âtft
la Vkiridsité dè faire cértaîtife expérièncés. ll^m èfSptérër q[éi'eA de séiîi^tes systèmes ^d^ pl^sidWfe m^dèraès 'sëix>tA nh jour itfatiles. !Lfe posfértt^ aurà bien de IVî^bligatioh à desbbmmes qui atii^t consent à Se ti^dtiipel' ^ur lui fourfait Uhfe <<ècaskrtî d-àcqûéi*îr ëlte-^toêmé, éfa déeduvratat fëtift ertèttrs, dëi cènnaissandés qùVUe àuràlît tedtfés dVùt s41s s*é«aient <3dlidilits plus ^etrient.
Pâ^t-îl délie bniiuir de la physique toutes les typdltofees ? Hon , sans âoiîte : Mais il y aùrâk peu de sagesse à les adopter sans choix ; et on^dc^t ^e lîrféftér sdrtôdt des plus ing^léîkses, Gar ce'qui
!l68 TRAITÉ
n'est qn'ingétiieiix n'est pas simple; et certainement la vérité est simple.
Descactes, pour former l'univers, ne demande à Dieu que de la matière et du mouvement. Mais, quand ce philosophe Veut exécuter ce qu'il promet, il n'est qu'ingénieux.
Il remarque d'abord, avec raison , que les parties de la matière doivent tendre à se mouvoir chacune eil ligne droite, et que, si elles ne trouvent point d'obstacles, elles continueront toutes à se mouvoir suivant cette direction.
Il suppose ensuite que tout est plein, ou plutôt il le conclut de l'idée qu'il se fait du corps, et il voit que les parties de la matière, faisant effort dans tous les sens possibles, doivent être mutuellement un obstacle au mouvement les unes des autres. Elles seront donc immobiles? Non,: Descartes explique d'une manière ingénieuse comment il ima^nc; qu'elles seront mues cirçulairemept, et qu'elles formeront différens tourbillons.
Newton trouva trop de difficulté dans ce système. Il rejette le plein comme une supposition avec laquelle on ne saurait concilier le mouvement. Sans entreprendre de former le monde, il se contenta de l'observer; projet moins beau que celui de Descartes, ou plutôt moins hardi, mais plus sage. . '
Il nç se proposa donc pas de deviner ou d'ima-
giner les premiers principes de la nature. S'il sentait l'avantage d'un système qui expliquerait tout, il sentait à cet égard toute notre incapacité. Il observa et il chercha si parmi les phénomènes il y en avait un qu'on pût considérer comme un principe, c'est-à-dire comme un premier phénomène propre à en expliquer d'autres.
S'il le trouvait, il ferait un système plus borné que celui de la nature ,^ais aussi étendu que nos connaissances peuvent l'être. Il eut pour objet d'expliquer Içs révolutions des corps célestes.
Ce philosophe observa et démontra que tout corps qui se meut dans une <Jourbe, obéit nécessairement à deux forces : l'une qui tend à le mouvoir en ligne droite, l'autre qui le détourne de cette ligne à chaque instant.
Il supposa donc ces deux forces dans tous les corps qui font leur révolution autour du soleil, La première est ce qu'il nomme force de pr^^c-' tioriy la seconde est ce qu'il nomme a//mc//o/i.
Cette supposition n'est pas gratuite et sans fondement. Puisque tout corps en mouvement t^nd k se mouvoir en ligne droite, il est inyident qu'il ne peut se détourner de cette direction, pour décrire une courbe autour d^uii centre, qu'autant qu'il obéit à une seconde force qui lc« dirige" continuéllement'vers le centfe dé la courbe.
Newton ne désigne pas cette force par le nom àiimpulsiony parce que, si l'impulsion a Iréu dans
le oiQViFeiaa^nt çovp^ isél^i^y i\ ^% au pipins
ne l'indique : U la notume attrffçtîQnj f^cp que Tattraction lut est indiquée 4^n$ pe$a|it:ei|r. ^et, à Ia 3urfepe de la tefri», tput^ l«s parties» pèsent vers un centre c^nmn : h .cert*iiw distance de cette 3urjac^, u^ cprp^ p^^e ^nc^r/^ ver^ ce mèflae centre c il en ^çra dp mf^e à une plp^ gr4i94/?f Inné pesé dctw? s^p 1» ti$^«^ : lu $$rre et Inn^e pesé dqn^î mv le spleil^ f^Xc. On yqit que l'ftpalogie, l'qlbisery^c^ 1^ ic^l^l aii^heven^nt Cîe systènie que j'ai e?fpo$,é aitleurs'.
Les cartésiens reprochent aa^ ne wjumiens qu'an n^a ipoint d'idée de l'attraction; ils ont ^ai^n : mais c'est sans Son^eima^ qu'ils jugent l'impiulsion plus intelligible. Si le ne^oniço ne peut expliquer copmmt les cwps s'attirent, il défera le çartésie» de rendre raispn dju^saquiircwenlt/pif ^e comiBiinique dans le choc. N'etf-4l question .que des effets^iJs s£>nt.ciM9aus; nous ayons des^eiiemples d'attractiœ comme d'inipulsion* Estri^ question du principe^ â.eât égal^ent ignocé dws les dew systémes,
lies c^r,tésiena ie connaissent qu'ils ji^n* iniUig^ de ,supposer .que J)ieu s'etf foit t^Oje 1<^ de ivmivoir ÏMi-on^ïpctftut corf^s qui test choqué un autre> IMftis p<>wquoi ile^ nmiQmm W3»H|l-r
DES sirsTiifCs. 271
po5eraient*ils ps^ que Dieu ^'e^t fiiit unç loi d'^ttirw lea covp$ y^vs u^ fee^ti!^ en rsu^qn invf du carré de leur di^tapce? La cpestio» ^ r^î* rait dofic à savoÎF laquçU^ de ces deux Ipis Diçu s'est prescrite, et je ne vois pas ppvirquçi le^ çar-r tésiens sciraient à ce sujet mieux iustruit^
Il y a des hypothèses qui sont saos^foi^emei^ ; elles portent sur U comparaison de d^ux cbo;^ qui, dans le vr$â« ne se ressemblent pa$, et par cette raison, op ne les saurait concevoir qvie, d'une manière fort confuse* Mais, parce qi^i'ellep donnent l'idée d'une sorte de mécanisme, elles, expliquent une cboete h p?u près comwe ]^ vrai mécanicien l'expliquerait lui-même, si on Le connaissait. Ce^ suppositions peuvent étr^ ?m.ployées lorsqu'^les ont l'avaisitage de reudre pJv3 sensible une vérité pratique, et de nous appreiidre à en £ûre notre profit : mais il &udrait le& douper ppxir ce qu'elles sont; et c'est ce qu'on ne fait pas.
Veutron, par exemple, faire sentir quç la £^r, cilité de pepser s'acquie;pt par l'^exercice^ wmme. t<wtes les autr es bfthitydes, et qu'on jiesjiura^it travailler de trop boune heurç à l'acqî^^r ? Ou pf çu;d d'abord pour principe des fiauts que piçjfsonpç^ peut contester; i*" que le mouveiwnt cijit la cau;^e de toms Ms chang^mens qui arrivent au çqrps main ; a*' que Ipf psgai^^ ont plj^^ dje fte^iî)rtiij^, à proportion qu'on les exerce davantage*
On sui^sie ensuit^ qwe ^mil^^ |çs M}^^. du
corps humain sont autant de petits canauic où circulent une liqueur tres-subtile ( les esprits animaux), qui se répand dans la partie du cerveau où est le siège du sentiment, et qui y fait différentes traces; que ces traces sont liées avec nos idées, qu'elles les réveillent; et on conclut que, plus elles se réveillent facilement, moins nous trouverons d'obstacle à penser.
On remarque, en troisième lieu, que les fibres du cerveau sont vraisemblablement très-molles et très-délicates dans les enfans; qu'avec l'âge elles se durcissent, se fortifient et prennent une certaine consistance : qu'enfin la vieiUesse,d'un côté, les rènd si inflexibles , qu'elles n'obéissent plus à l'action des esprits, et de l'autre, dessèche lé corps au point qu'il n'y a plus assez d'esprit pour vaincre la résistance des fibres.
Ces suppositions étant admises, il n'est pas difficile d'imaginer comment on peut acquérir l'habitude de penser. Je laisserai parler Msdlebranche, car ce système lui appartient plus qu'à personne.
K Nous ne saurions guère, dit-il , être attentif <c à quelque chose, si nous ne l'imaginons et ne a nous la représentons dans le cerveau. .Or, afin ce que nous puissions imaginer quelques objets, il <c est nécessaire que nous fassions plier quelques a parties de notre cerveau, ou que nous lui imr
■ Recherche de la Tféritéy Kv. n , part, ii > ckap. i.
« primions quelque autre mouvement pour pou'a voir former les traces auxquelles sont attachés a les idées qui nous représentent ces objets. De « sorte que, si les fibres du cerveau se sônt un <c peu durcies , elles ne sercmt capables que de a l'inâination et du mouvement qu'elles aiut)nt « eus autrefois. Ainsi l'âme ne pourra imaginer, « ni .par conséquent être attentive à ce qu'elle « voulait, mais seulement aux choses que lui sont « familières. »
« De là il faut conclure qu'il est très-avanta- « geux de s'exercer de bonne heure à méditer sur * toutes sort^ de sujets, afin d'acquérir une cer- « taine fadlité de penser à ce qu'on veut; car, ce de même que nous acquérons une grande faci- « lité de remuer les doigts de nos mains en toutes « ùianières eT: avec une très-grande vitesse, par le <c firéquent usage que nous en faisons, en jouant « des instrumens^ ainsi les parties de notre cer- « veau, dont le mouvement est nécessaire pour « imaginer ce que nous voulons, acquièrent^ par « l'usage, une certaine facilité à se plier , qui fait « que l'on imagine les jchoses que l'on veut avec « beaucoup de facilité , de promptitude et même « de netteté. »
Cette hypothèse fournit encore à Mallebranche des explications ^ beaucoup d'autres phénomènes. Il y trouvé, entre autres choses, la raison des différens caractères qui se rencontrent dans II. x8
l£js.^p|it;$.des }^mmes. Il lui sîuffit pour cela de qofXiljimçT Vabo]idapc0 et la disette, l'agitation et la lei^teur^ la grosseur et la petitesse des esprits an^n^^il^, av^c la délicat^se et la grossièreté^ rfaxuni^ité et ta sécheresse, la roideur et, la flexibi}i{;^, ^e^ fibres du cerveau. En effet, ^ puisque « ^^];lag^^^tia^ qe consista que dans la force qu'a « l%m^, de se fo^ii^er des images de3 objets, en les if ^ç^ipi^nïi ^ipsi dire, dans lesr fibres de a son cerveau, plus les vestiges des esprits ani- <ç inaux, qi|t spqt \^$, traits de çes; imag^ , siéront « grands ef disÇinctjs, pli;^ r4me ixn^inera £ortecç p^i^l çt,d^^inct,6n\ent ces ol]yefs. Or, de mime a qi^e 1^ l^rg^^r, la profoc^eur et la. netteté des a ^ait? d^ quelque gravupe, dépend de la force a dqpt le bv^fia agit, et de l'obéissance que rend <^le cviivçç : ftins^ la profondeur et la netteté des « vestiges de l'in; agipatièn dépend <}e (a force des ç( esprits ^nipqaux ^t de ta coq^tijtutioQ des fibres «çdv cçrvçavi; et c'est \^ yariété qui ^e trouve « dans ces 4^ux choses, qui fait presque toute « cette grande différence que nous remarquons ^ entre les ^pr^ts. »
YoUà des ex;plicationstingén^ey^^ mais si Ton s'imaginait avoir par-là une idée éxactei «te çe qui se, p^isçe ds^ns le çerveaif qn, se tronjperait fort. De pj^eilles hypojthèses. ne dominent pas, la vraie raison des, (;j|;\Q^es; ellçs çont .p^s &ites pour ^^^elp à d^ (Jécouvèrte^, et leur i^ssige dpit être
DES SYSTÈMES. ayS
boroé à rendre sensibles des vérités dont Texpé»rience ne permet pas de douter.
En astronomie, les hypothèses ont tout un autre caractère. Un astronome a des idées des astres, de la direction à laquelle il assujettit leur couré, et des phénomènes qui en résultent. Mais Mallebranche ne se représente que fort imparfaitement les esprits animaux, leur circulation dans tout le corps, et les traces qu'ils font dans le cerreau. La nature se conforme aux suppositions du premier,, et parait plus disposée à s'ouvrir à lui* Pour l'autre, elle lui permet sealao^enl de FOTQarquey que les lois de la mécanique sont les principes de tous les changemens du corps humaifi ; et, si le système des esprits ani-^ maux a quelque rapport à la vérité, ce n'est que parce qu'il est une sorte de mécanisme. Le rapport peut-il être phis vague?
Quand un système rend la vraie raison des choses, tous les détails en sont intéressans. Mais les hypothèses dont nous parlons, deviennent ridicules, quand leurs auteurs se font une loi de les développer avec beaucoup de soin. C'est que, plus ils multiplient les explications vagues , plus ils paraissent s'ipplaudir d'avoir pénétré la nature; et on ne leur pardonne pas cette méprise; Ces sortes d'hypothèses veulent donc être exposées brièvement, et elles ne demandent de détails que ce qu'il en faut pour réndre sepsible une
276 TRAITi
vérité. On peut juger si Mallebranche est absolument exempt de reproches à cet égard.
J'ai expliqué dans ma logique ' la sensibilité, la mémoire , et par conséquent toutes les habitudes de Teâprit. C'est un système où je raisonne sur des suppositions; mais elles sont toutes indiquées par l'analogie. Les phénomènes s'y développent naturellement, ils s'expUquent d'une manière fort simple; et cependant j'avoue que des suppositions comme les miennes, lorsqu'elles ne sont indiquées que par l'analogie , n'ont pas la même évidence que les suppositions que l'expérience indique elle-même, et qu'elle confirme; car , si l'analogie peut ne, pas permettre de douter d'une supposition, l'expérience peut seule la rendre évidente; et, s'il ne faut pas rejeter comme faux tout ce qui n'est pas évident, il ne faut pas non plus regarder comme des vérités évidentes, toutes lep vérités dont on ne doute pas.
Les corps électriques offrent une grande quantité de phénomènes; ils attirent, ils repoussent, ik jettent des rayons lumineux, des étincelles ; ils enflamment l'esprit de vin, ils produisent des commotions violentes, etc. Si on imaginait une ' hypothèse pour rendre raison de ces effets, il faudrait qu'elle fît voir entre eux une analogie si sensible, qu'ils s'expliquassent tous les uns par
•Part. I, chap. ix.
les aùtres. L'expérience nous montre une pareille analogie entre quelques-uns de ces phénomènes. Nous voyons, par exemple, qu'un corps électrique attire les corps qui ne ,1e sont pas, et repousse ceux à qui il a communiqué Télectricité : nousToyons encore qu'un corps électrisé perd toute sa vertu, quand il est touché par un corps qui ne Test pas. Or ces faits rendent parfaitement raison du mouvement d'une petite feuille, qui va alternativement, du doigt qui la touche, au tube qui la repousse. Elle s'éloigne du tube, lorsque l'électricité lui est communiquée; elle s'en approche, lorsqu'elle la perd par l'attouchement du doigt.
L'expérience, en nous faisant voir quelques faits qui s'expliquent par d'autres, nous donne un modèle de la manière dont une hypothèse devrait rendre raison de tout. Ainsi, pour s'assurer de la bonté d'une supposition, il n'y a qu'à considérer si les explications qu'elle fournit pour certains phénomènes, s'accordent avec celles que l'expérience donne pour d'autres; si elle les explique tous sans exception, et s'il n'y a point d'observations qui ne tendent à la confirmer. Quand tous ces avantages s'y trouvent réunis, il n'est pas douteux qu'elle ne contribue aux progrès de la physique.
On ne doit donc pas interdire l'usage des hypothèses aux esprits assez vifs pour devancer quel-
«piefois l'expériencel Leurs soupçons, pourvu qu'Us les donnent jpour ce qu'ils sont, peuvent indiquer les recha:*ches à faire , et conduire à des découvertes. Mais on doit les inviter à apporter toutes les précautions nécessaires, et à ne jamais 86 prévenir pour les suppositions qu'ils ont faites. Si Descartes n'avait donné ses idées que pour des conjectures , il n'en aurait pas moins fourni TocoasioB de faire des observations : mais, en les donnant pour le vrai système du monde , il a engagé dans l'erreur tous ceux qui ont adopté ses principes, et il a mis des obstacles aux progrès de la vérité.
Il résulte de toutes ces réflexions, qu'on peut tirer différens avantages des hypothèses, suivant la différence des cas où Ton en fait usage.
Premièrement, elles sont non-seulement utiles, elles sont même nécessaires, quand on peut épuiser toutes les suppositions, et qu'on a une règle pour reconnaître la b(Hine. Les mathématiques en fournissent des exemples.
En second lieu , on ne saurait se passer de leur secours en astronomie; mais l'usage en doit être borné à rendre raison des révolutions apparentes des astres. Ainsi elles commencent à être moins avantagieuses en astronomie qu'en mathématiques.
En troisième lieu, on ne les doit paà rejeter quand elles peuvent faciliter les observations, ou rei^i;e plus sensible»^ dw vérités attestées par
DES gTST'âOIS. àf^
l'expérience. Telles sôilt |>iùsiéttrs hypôlhèStt dè physique, si on les réduit à letit jtittè Valètnî». Mais le? plus pàtfaites, dont fes physicien^ puissent faife usage , ee sont celles i:Jtie les xAisetvalions indiquent , et qui dôntieiit de touls lés phénomènes des duplications analogues à éeUes que l'expérience foutiiit dans quèlquèS èâs.