SCENE V
EM.MERIC, CLEnAMBE.Vl*, M. DE S.MNT-GERAN.
M. DE SAiNT-CER.AN. Qu'y a-t-il?.. Qu'est-ce encore?
cLÉRAMBEAii, Iroublé. Ce qu'il y a... mon ami, ce qu'il y a"?., rien.
M. DE SAiNi-fiKRAN. C'cst à-dirc quc le 1ieau-péie et le geuilrc sont toujours en discussion... (^1 Clérambeau.) Et si vous n'avez pas plus raison que ce matin... De quoi s'agit-il ?
cléuamueau, troublé. D'un mot que j(! lui dictais... et qu'il écrivait... non... qu'il refusait d'écrire...
M. UE SAiNT-GERAN, regardant Einmeric. A cette femme?..
CLÉiîAMBEAu, de mêr)ie. Oui... à cette feunue qui ne renonce pas à lui... au contraire.
M. DE sAiNT-GERAîs. 11 l'a donc rcvue?
ci.ÉnAMDEAUjf/emcme. Non... non... c'est moi... Elle est venue ici... clic s'oppose à ce mariage... elle me l'a dit...
.M. DE SAiNT-GERAN. Il l'aime douc encore?
E»yŒK\c, avec dépit et impatience .'S\ii\\.. je la déteste.
M. DE SAINT-GERAN, à Emmcric. Eli bien '. voilà ce qu'il faut lui écrire. (-1 Clérambcau.) Et il rofuse?
CLÉRAMBEAu. Oui, Moiisicur.
M. DE SAiM-GERAî), Sévèrement. 11 a tort... On ne dénoue pas de pareils nœuds, on les brise... Quand les choses en sont arrivées a ce point... il n'y a plus ni égards ni ménagements à garder... Et puisque cet amour vous est devenu intolérable... il faut, non pas écrire, mais le lui dire à elle... en face...
CLÉRAMBEAU, vivcment. Ça no sulTirait pas.
M. DE sAiM-GERAis, étonné. Comment?..
CLÉRAMBEAU. Ça no Suffirait pas... pour moi... à qui elle a déclaré... qu'elle ne cousentirjit jamais à ce maria;;e... Et à moins qu'elle n'y consente et me le demande elle-même...
EMMERIC, awc colère. Ce qui est impossible...
M. DE SAiM-GERAN, de même. Autant dire que vous relirez votre parole.
CLÉRAMBEAU, de même. C'est ce que je dis... c'est ce que je veux...
UN DOMESTIQUE, annonçant. Madame de Saint-Geran.