HÉLÈNE, DUROCHER
HÉLÈNE. Ah! mon ami. vous voilà!., venez à mon secours !
DimociiER, brusquement. C'est bien! c'est bien! Mademoiselle !
HÉLÈNE. Et lui qui me repousse!., d'où venez-vous donc?
Di'HOCHER. De chez M. Crosliy... cet ami des arts, qui n'a pas craint de m'offrir de mes tableaux... de dix chefs-d'œuvre... je n'ose le dire, moins que d'une seule de vos esquisses.
HÉLÈNE. Ah! je conçois votre colère, votre indignation...
DUROCHER. Non... cc n'cst pas cela... rien ne m'étonne à présent.
HÉLÈNE. Qu'est-ce donc... alors?
niRocHER. Je voulais partir, m'éloigner... et si je suis revenu... c'est pour vous rendre ce portefeuille... et ce qu'il contient.
HÉLÈNE. Mais plus que jamais... vous en avez besoin!
DUROCHER. C'est possible!., mais c'est égal... reprenez-le.
HÉLÈNE. Je n'en ai que faire... et plus encore, si vous voulez...
DUROCHER. Merci, merci... je sais que l'orne vous coûte rien... mais à moi il me coûterait trop!..
HELENE. Que voulez-vous dire'
DUROCHER. Que je l'avais accepté... mais d'une artiste, entendez-vous? d'une artiste seulement!.... adieu ! (lljelte le portefeuille sur la table et veut sortir.)
HiLÈNE, courant après lui. Vous ne me quitterez pas ainsi?.. Vous m'expliquerez ce que signifie votre air... et vos discours...
DUROCHER, avec indignation. Vous me le demandez?
HÉLÈNE. Oui... je le demande... je l'exige !
DUROCHER. Regardez seulement où vous êtes? ce luxe qui vous entoure... cette maison... ces gens... A qui le devez-vous?..'
HÉLÈNE. Vous le savez! je vous l'ai dit'
DUROCHER. Ah ! ce n'est pas à moi qu'on en fait accroire... et j'aurais préféré voire franchise... H n'y en a comme vous, qui en conviennent et ne s'en cachent pas, cela vaut mieux! A tous leurs torts, du moins, elles n'ajoutent pas celui d'une estime usurpée !
HÉLÈNE
Air : Fils imprudent , époux rebelle.
Qui moi ! Monsieur, usurper votre estime. Je le jure, cela n'est pas.
DCROCHER, voulant sortir.
Adieu!
HÉLÈNE
Mais quel est donc mon crime?