‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 278 sur 975 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LOnn ALBERT, HÉLÈNE.

LOnD Ai.i)i:ivT, entrant par la porte du fond. Jamais fennec do la Cliambrc ne m'a paru aussi longue. ,, à moi qui parlais... jugez de c.Hix qui écoutaient... et

11' plus singiilior, c'ost rpio lord l)nmh:>v, dont je soutenais le projet de loi... n'élait pas là pour me seconder! — ciiacnn s'en olonnail; — mais enfin, et (lUisipi'il y a un discours auquel vous vous intéressez... je Vous dirai, miss Hélène, que ce discours a eu, sinon M\ succès d'éloquence... au moinsun succès dévotes... Il proposition que je dérendais a été ad qjlée.

iiiti.ÉNF., froidement. J'en sui'^ cli.irmee, .Milonl.

i.onD AI.HEHT. I£h mon Dieu ! cmume vous me dites cela, quel air grave!

HÉLÈNE, avec émotion. Il ne dnit pas vous étonner, Mi lord.

î.oii» .\LDEaT. Eli! mais voilà que je ne ris plus... D'où vient le trouble et l'émotion que vous chercliez vainement à me cacher?

iiKLÉNE, avec émolion. Peu de mots vous l'cxpliqneront : je sais tout, Milnrd .. toute la vérité .. un and vient de me la faire connaître... et de m'éclairer sur ma véritable po-ilion!

LORD, ALBERT, ovcc coléve. Quoi ! malgré ses promesses, c: Crosby aurait eu l'indiscrélion.

LA PROTÉGÉE SANS LE SAVOIIS

LORD ALEr-RT. Ott non I ce soir, ann mariage; demain, le n5tre, Miljtly — ^'ccn- 17.

iiÉi.KNF. Ce nV'sl pasliii...cestii;i ariiKimoi, M.L)u- I'ocIrt, i(iii m'a Uml rcvélé!

i.oRu ALPF.RT- Qui a |ui rinsti'uii'c dc iiotie secret, jo ri^'iiijiv; m lis aiivs loiit, que truuvL'-t-il donc île si cjii.la iiiiable dais iiiic conduite qui porte avec elle ïon excuse?

HÉLÈNE, étonné'^. Comment 'î

LORi) ai.hkht, vionneitt. E!i liieii oui ! vous n'auriez, ainsi que voire mère, rieiivnulu accepter, même d'ini ami; je vous y ai obligé.'... je vousai forcée de ri'cevoir (le la mai:i de (.Iroshy, ce que vous auriez refusé de la mienne...

iiKi.KNE 0 ciel !

Air : Vaudevitle de Turenne.

L.l vrrilù m'a|ip;ir;iit tout uiitiiTL' : Culte m.iison. ■ cot or... ccttu siiluncluiir, LORD ALBERT.

M^ii.s .ie r.ittoste, on exagère Ci3 cpio j'ai l'ait!..

IIKLÉNK.

Ail ! pour mon dcslioniicur :

Je vous dois tout. .

Lor.D ALBERT.

Non, non, c'est une errriir!

Si queliiuo temps vous fûtes atiusée,

Celle fortune, qu'uu inslant J'osai rév,:r pour vous, votre talent

L'aurait liientôt réalisée!

LORi) Ai.BEuT, continuant avec clialeur. Uni, bieiiiùt vous puurre/. vous acipiitter et me lendre ce que vous croyez, nu; devoir.

nÉLEx:;. Et p lurrais-je jamais dissiper oji détruire les odieux soupçons., auxquels fhaquejnur,ei sans le savoir, je fournis aisde n luveaux piélextes.

LOBi) ALDEaT. Que voulcz-vous duc?

HÉLÈNE Q'H' b'ut le monde se croit le droit de ni'on- Irager, et que ci' matin, ici, lord Tress llxan n'a pa> ci'aint de venir m'ollrir à moi... sa fortune' .

LORD ALUERT.Oser VOUS insulter!.. [Avec disespoir.) ah! je sui>c uipahle, bien coup ible, je le vois... votre réputation étiit un biL'n, que mon ami ié dcvjit protégi.'r et défendre, ctc'cit nioi i|ui l'ai compromise...

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