‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 279 sur 975 · AGXY. ~ Imprimerie du VilLit tl Cii-, — .^^ O · texte numérisé non relu

AGXY. ~ Imprimerie du VilLit tl Cii-, — .^^ O

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LA PROTÉGÉE SANS LE SAVOIR

rcsriM 11111:1 vegivt, mnii remords étci'iii'l, v.i croyez, ll('''('Me, qn'iui prix fie ma vie. .

iiKi.KNE, froideme)il et cherchmil ii cacher son éiiiot/qn. .le ne vous fais aiienii reproelie, .Milord... car il ne mVst pas permis de dunter de votre amilié. Le reste est involuntaire et prut enenre se réparer... on dit que vous devez épouser miss Anibelle, la fille de 1 ii'd Dumliar, votre tuteur et votre ami... liàtez-vous, jr vi.iis en supplie, de conclure ce mariage, (|iii mettra lin de liii-mènie à tontes ces lionteusis suppositions.

LORD ALBERT. Mai> VOUS, Hélène, vous!..

iiÉi.KNE, rfc même. Moi !.,. je choisirai le luaii que vous m'avez proposé... M. Crosby.

i.op.n ALiiF.RT, vivement. Vous l'aviez refusi'.

HÉ1.E^E, de tnétiie. J'avais tort; je viens de lui envoyer dire que j'accepte. Mon honneur à moi, et l'eslinie de tous en di'q)eiideiit; mais pour cel:i, vous le comprenez comm(> nmi, Milord, Il ne faut plus nous voir. Je l'ai promis, je l'ai juré devant Oieii, devant ma mère !

i.niiii Ai.HERT. Et ce sernient-là, vous aurez le courage de le leiiir?

iiKi.E.NE, iiuec émotion. Vous m'y aidei'ez, Milord, et gr'iK'reiiseineut, en ecs.sanl de vous-même .. vos vigiles...

i.oiin Ai.i>i:m'. C'est vous qui me congédiez... c'est viius. Hélène, qui me dites : va t-en !

HÉLÈNE, se soutenant à peine. Ce n'csl p;is moi,., c'est l'honneur, c'est le devoir, elle devoir avant lout.

Lonu M.iiEiiT. lit mon amilié à moi .. et rafTeclion si Iriidie cl si pure que je vnus portais...

iiélem;. Je m; l'ai pas onhlioe... je ne l'oulilierai jaivais... jele jure... niais... [Se sentant prête à setraliir.) Adieu, Milord!.. {Iilte fait (/ic/i/i/c.v pas en chancelant pour sortir.)

LoiiD Ai.BEUT, la Voyant s' Hoif pur . Elle s'éloigiii; !.. [Avic douleur.) it moi (|ui croyais en elle!.. Ah! je n'aimais qu'une ingrate !..

iièi.em;, reuenanl vivement près de lui. Moi !.. une iiigrale!.. moi qui me i-cntais mourir en vous disant adieu !.. moi qui, au prix de ttuil ninn sang, voudrais qu'il me fût permis de vous aimer.

Loiiu Ai.iiERT. Eli! si tu m'aimais, reiioncerais-lu à notrr amitié pour ce uionile dont les arrêts devraient t'etre indillerents?

Ain : Vn jeune Grec à l'ombre des lauriers. Si In m'aini.iis... suiis cniinle et sans rciiionl, Tu l-inivurais pour moi son anatlicmc.

HELÉXE, froidement.

Oi'donniz donc, ili.sposoz de mon sort; Oui ponr prouver .i quel point je vous aime. S'il fiiut à vous, que par d'autres liens

J'encliaiiic mon àme éperdue...

Commencez donc par reprendre vos biens.

Pour que je puisse, à vos veux comme auv miens, M'ètre donnée et non vendue !

i.oiui Ai.BEnT, hors de lui. Non, non; je n'accepte pas un pareil sarrince... {Tombant â yenoux.) Je te respecte et m'iiuuiilie devant toi!

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