‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 280 sur 975 · SCENE XL · texte numérisé non relu

SCENE XL

LOUD ALBERT, au.v pieds dllélcne, DUROCllEU, entrant par le fond.

iiunociiKR. Que vois-je? [Héliinc à sa vue pousse un cri, et s''en[uit dans l'appartement à droite.)

IWKOCHV.R, s'arançant vers lord Albert. Vous, Milm-d, dont on me v intait la loyauté... vous, aux pieds de celle jeune fille! mais je saurai m'opposer...

i.ORD ALREiiT. Et qui VOUS a donné ce droit?

WKDcnKK, brimpiement. l'arlileu! je le lU'ends !.. C'est une Française... une coinpa'riole... je me regarde ici comme son protecteur, comuie son pcre... et je ne soiilTrirai pas...

I ouD ALBERT. Vous VOUS trompcz, Moii-ieiir, sur mes in'entions... et quand vous les coiinaîlvez mieux...

iiuROciiEii. Quelles sont-elles donc'.'

LOHLi Ai.iiERT. Je vais VOUS Ics dire. [Entre un jockey.)

LE JOCKEY, tenant une lettre et s'adres.'^arit à lord Albert. Une lettre que lord Dumliar envoie à Milor I p ir nu exprès.

i.oiiu Ai.HERT. Pour savoir le résultat de la si'ance. . (Faisant .v»/hc au jockey de poser la lettre sur la laide.) Je répondrai tout à l'heure, laissez-nous... [Le jockeij se relire, ^'adressant à Durocher.) Eco itez-uioi, .Monsieur; di .s promesses, des engagem nls me li.aii iit avec lord llumhar.

BiicoeiiK!!. Je le sajs, Milord, vous drvi.'z épouser sa lilli>, mou ancienne élevé.

i.ouD Ai.iiEiiT. Lord Dumbar e.st un gaUint huiiime à qui je vais confier tout ce (]iii vient de se pas er, et quand il saura que j'ai compromis, par nu n imnriidenie, une jeune lillequi mérite les respects (\\\ uioiidi (iilier... quand il saura ce que je viens de di-CMinrir à l'instant : que je suis aimé de miss Hélène et que je l'adore...

nuRoeiu.R. Vous!

i.oRi) ALiiERT. Lord Dumliar me rendra ma poule.

iicuociiF.R. Le croyez-v<ius possilili;?

i.oRU Ai.iiiiRT. Je l'espère, du moins; et alors à vuiir, .Monsieur, qui êtes le iirotccleur et le père d'iléieiii', je deminderai la pcrnn-sion de l'épouser.

uuiiociiER, poussant un cri. L'épousi'r... vous!.. {S'avançant vers lord Albert.) Milord... je piux vuis l'avoner... je n'aimais pas les Anglais. . mais vous e'e>t différent... Me perinetlez-vous d'annonrer vos intentions à uiiss Hélène.

l.ORD ALBERT. Saus doule.

DUROCHER. Je ne vous demauile (|u'iin instant et je reviens!.. (H fait quelques pas et revient.) Entre honnêtes gens on se coui|irend toujours... quel que soit le pays... el ce que vous faites là, .Milord, c'est liieii...

c'est très-hien! en anglais comme en français (/'

sort. — H entre dans la chambre d'Helcne, à droite.)

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