CHRISTINE, STANISLAS, MICHEL
MicucL, sortant de la porte à droite. Il tient une lettre à la main et la présente à Stanislas.
TRIO. Air : Fraijment du quatuor du Calife de Bagdad,
Tenez, mon bravo hoinm'; je 1 espère, De moi vous serez satisfait; Car vous ne vous attendez guère Au contenu de ce billet
[Apercevant Christine.) Ah! grands dieu's! 6 surpiise exlrème!
cnnisTiNE, feignant l'ctonnemcnt.
C'est lui...
MicntL.
C'est Christine ettu même!
STANISLAS, à Clirixline.
Qu'est-ce donc?
CHRISTINE
Un de mes parents * Que je n'ai pas vu depuis longtemps.
ENSEMBLE
MICHEL, mettant sa lettre dans sa poche et regardant Christine.
Plus que jamais elle est jolie :
' Combien je la trouve cmliellic!
Oui, de surprise et de bonheur.
Ah! je sens là battre mou ceur.
STANISLAS
Est-il un sort plus dign' d'envie?
Epouv d'une femme jolie.
Oui, d'espùrance et de bonheur Je sens déjà battre mon cœur.
CHRISTINE
Oui, c'en est fait, puisqu'il m'oublie.
Je veu.t punir sa peilidie :
Mais de dépit et de douleur.
Ah! je sens là battre mou cœur.
CHRISTINE, à Michel.
Ah ! combien de te voir ici Nous somni' charmés au fond do l'àme!
(A Stanislas, avec intention.) N'cst-ii pas vrai, mon bon ami '^
MICHEL, étonné.
Son ami 1
gîANISLAS.
.Te pense comme toi... ma femme.
MICHEL, interdit.
Sa femme... comment?
STANISLAS, la montrant.
Eh ! oui.
C'est ma femme !
CHRISTINE, de même.
C'est mou mari,
ENSEMBLE
HICHEL.
Quel trouble affreus règne en mon âme!
Comment! Chiistiu' serait sa femme!
MICHEL !ET CHRISTINE
Ail! de surprise et de douleur Je sens, hélas I batti'e mon cœur.
CHRISTINE
Oui, d'un autre il me croit la femme.
!-- Je vois le trouble de son àme!
Et sa surprise et sa douleur Fout malgré moi battre mon cœur.
STANISLAS
Quel trouble heureux règne en mon âme!
BiiMilôt elle sera ma femme.
Oui, d'espérance et de bonheur Je sens déjà battre mon cœur.
cnniSTi^E. Eh bien! xMicIie! , i|n'as-tii donc? Tu ne nous fais |ias compliment? et après trois ans d'absence, est-ce que tu n'as rien à nous dire? Donne-moi des nouvelles du pays; parle-moi de loi, de tes atfaires, de tes amours ; comment cela va-t-il? lhuiu
MICHEL. Cela va bien. Mademoiselle. i''(iiATi>
STAMSLAS. Qu'est-ce qu'il dit donc. Mademoiselle?
MicHEL.C'est-à-direMidame. bien! ce raot-ld fait mal.
CHRisTiiNE, a Michel qui s'appuie contre la «aèfei.Kli bien! .Michel, qu'as-tu doue? , , ■ ■ v .'\
MICHEL. Rien ; mais je ne me sens pas à mon aise.''
cHiiisTiKE. Il a |)eut-ètre besoin de prendre qtiekfae
chose? i.iiîiji'i Vin; I -rin/ . mi-no-i l'itoy i;
siAMSLAS. Non pa.s; ilvient'dë déJBwnePi.'etiseitidfemiint: aussi il va faire ses adieux à sa consinej et^se remettre gaiement en route comme un joli garçons' i"'
CHRISTI^E. Est-ce qu'il ne reste pas quelque temps' avec nons? w... i ,:..,,, : u, Mif
.STANisLASiiIliadas affaires àki villevoisiwéj Ini em"!' ploi ipii l'atlend. ilnrii; >
MICHEL. Aussi je crois que je ferai bien de m'en aller; j'aurais voulu seulement vous parler de qtïéfcïUes af" faires de famille. "i^ i' ■' ■ .i"- i' Jo'i •y iiuniv
STANISLAS, s'asseyant, Eh bien! mon g^çonjïîe'Vétis'î gèhiîz pas : nous écoutons. 'i.'i ■■/ i^i^n?
MICHEL, embarrassé. Oui, mais c'est que... i ' i
CHRISTINE, de même. Peut-être ne voudrait-il confier cela qu'à moi scule?\<'>'i'i ■ii\M'iri»\(. imiy" • ! .^-iiooiniru
STANISLAS, bas. ffest ^eij'a^iDelrâteinliéux i^siéi" avec voii«.s> >V ■■''" ^'di| bii KK'ib i,\-i-j liiciiib i'n^'iq
cHRisii«È;'rfe.:n>ei»AyM)iiiV<Hjats Je Vfew* qttt^-niwt ■ mari soit complaisant. ■ -i li.l .!'■>' "li 'i'ï'i;ivru\ v, / , STAMSLAS. C'est diflérént^ iWàutéWifctin'lih ilittW?..
CHRISTINE.' OuiJ - ■ ' 1.3 dA .<^^<niVl V-sv ivui rt..\^u,'-
.sTANisLAs. AlloJis, puisque- je snis dans Ce réginVntlii, et qu'il paraît que c'e^t la consigne, je m'en vas. (livucnant.) Je m'en vais sans crainte, parce que vous" m'avez donné voliv» parole : vous serez à moi, ou voas ne serez à aucun autre sans ma porniissinii ; ainsi je suis tranquille, parce que quand je la donnerai il fera chaud. Adieu, ma femmêi je vais revenir tout* «iiitt.
[llsort.) " '' ■■ ■ ■ "•' ' '■ <!'■ tii'i' f!-n
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