‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 401 sur 975 · PROSPER ET ERNESTINE · texte numérisé non relu

PROSPER ET ERNESTINE

PROSPER. Que j'étais loin de iji'altendre à un pareil bonheur!

ERNESTINE. Certainement^ Monsiçur, je n'aurais jamais pensé que vous fussiez l'homme d'affaires de ma tante.

PROSPER , posant son chapeau et ses gants sur un meuble. Je tâcherai de mériter sa confiance.

ERNESTINE. Ça u'cst pas nécessaire , vous l'avez déjà; si vous saviez combien elle a pour- vous d'affection, d'estime, elle parle avec tant d'éloges de votre persomie et de vos talents,

PROSPER, à part. Par exemple, je ue mo serais ja-

mais cru une pareille réputation. (Ihut.) Et |mis-jc espérer que vous partagez un peu la bonne opinion qu'elle a de moi?

ERNESTINE. Il le faut bien.

PROSPER. Comment?

ERNESTINE. Puisquc Hia tante m'a recommandé de vous traiter comme l'ami de la maison... 'Voilà ses propres paroles.

PR0SP£e(?-i5 Yï^iment. \o^\^ tjui est charmant!

AiB, *Vj Jlii. Aijmg».

mç.tlEJt COUPLET.

De cet aGOUt'H ftéiQ d'amitié Avec raison ^qu ç<eur s'étoiiue, iiikis le votiij ^\-^ de moitiii Daiis les ori^WS (^Wf l'on vous iloniie?

tl)t!<ESTmE.

Sur un tijli fh;ai[i\tt«, je crois, Jlonsieur^ ije su■^s Ijort iguoraute; ^ sais si>i,\leuie4i,t yuc je dois Obéir touJjOuis ij Vft^i tante.

Bïl XlïStE COUPtEÇ.

Elle m'u eojnmaatté- tautO^ D'être ^i:jaia,Wo, di'iitEe !»>Hie.j Surtoui nj'*-t-elW <^\,. U Ijijiut Qu'ca riw*iiK B,& vi>^ çoiitraric.

Puis-ja 4 çv^ïiè sjivwi lui Croire ^^^ yo.lri^ ocew! WJ.ajflA*'?

(f*Jvi'frMM« la main.)

Il le fs^ifii t>'ta%, Wjju^iMift^ » doi Obéir- t!g)yoi«r& à Wfl. te^JR^.

PROSPfift. Aia^ \«>ii3 |§ii^ i^çjjstl^ez de voui linier, de vous le dirij....

EH^ESTiNE. 0.ui;,si, iMitan^ l'oçdojj^iie... mais vous oubliez qu'elle voiii^ attéi.^ii'i^

PROSPER. Ah! lcsissez-.590i, prolonger des instants aussi doux.... sojigcï dofic (\ue,, olès que nous serons .

dans les procès, et tes aflajre.s...... ÇA dites-moi, savez-

vous où votre tanAe eotftpte- atleç c^-soir?

ERNESTINE. Mais Bjt^ aij^e ^9jVi qu'ici, du moins je le pense... à Versailies;^ eeu^st pas comme à Paris, on a l'habitude de .souper...

PROSPER, vivement. Et elle comptait peut-être souper ici.

ERNESTINE, froidement. Mais probablement.

PROSPER. Ah! que c'est heureux! [A Ernestine.) combien je suis flatté! [A part.) par exemple! elle joue de bonheur, tomber sur un jour où le traiteur me fait crédit : justement, un repas superbe. ( Se frappant la tête.) \h ! mon Dieu , et les deux ou trois mauvais sujets que j'ai fait inviter... U est temps encore... Je cours donner contre-ordre. (..'1 Ernestine.) Mademoiselle, croyez certainement... la joie... l'ivresse... je saisie plus heureux des hommes. Mais, daignez plier madame votre tante d'excuser mon impolitesse... dans un instant je suis à vous. .. je suis à elle... c'est l'affaire d'une minute... {H prend son chapeau, et sort précipitamment.)

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